Observatoire français des tornades et orages violents

Orages localement violents le 7 juin 2012

La journée du jeudi 7 juin 2012 a été marquée par le développement d'orages parfois violents, producteurs d'abondantes précipitations, de chutes de grêle atteignant localement 3 à 5 cm, et de très fortes rafales convectives, souvent mesurées entre 90 et 120 km/h, mais avec des pointes estimées à plus de 140 km/h localement, notamment au sein plusieurs microrafales, et d'une violente macrorafale qui a balayé le sud-est de la Nièvre en produisant des dommages sévères. Une possible tornade, encore à l'étude à cette heure, est par ailleurs envisagée sur la commune de Barisey-au-Plain, en Meurthe-et-Moselle.
De manière générale, les régions Centre, Bourgogne, Champagne-Ardenne, Lorraine et Alsace ont été les plus touchées par cet épisode orageux. En soirée et première partie de nuit suivante, un système multicellulaire particulièrement puissant a par ailleurs évolué entre l'Aude et l'Hérault en produisant de fortes chutes de grêle et d'intenses pluies. L'image satellite ci-contre, entre 12h et 15h30 TU met en évidence le déroulement de cette activité convective.

L'ISO de cette journée ressort à 23, ce qui fait de cet épisode orageux le plus significatif enregistré en France depuis celui du 12 juillet 2011.
Au total, 46 départements ont subi des orages faibles à modérés, 21 ont subi des orages forts, et 8 départements ont subi des orages violents. La carte ci-dessous présente les intensités maximales enregistrées pour chaque département.

Cet épisode de grande ampleur avait été annoncé depuis plusieurs jours dans le bulletin moyen terme, et confirmé dans le bulletin émis le 7 juin à 08h, avec un risque d'orages violents prévu plus particulièrement du Centre aux Vosges et à la Lorraine. En revanche, la structure orageuse qui a longé le littoral languedocien en fin de soirée n'a pu être anticipée correctement, dans la mesure où les forçages principaux étaient prévus circuler un peu plus au nord, sur les Cévennes.

      

Orages fortement venteux du Centre au nord-est, macrorafale dans la Nièvre

 

Dès le début d'après-midi de ce 7 juin, l'activité orageuse s'amorce et s'organise rapidement en un système convectif quasi-linéaire (QLCS) à tendance arquée. De violentes rafales convectives frappent à son passage les départements du Loiret, du Loir-et-Cher, de la Nièvre, de la Saône-et-Loire, de l'Allier, de la Côte-d'Or, de l'Yonne, du Jura, de la Haute-Saône, de l'Aube et de la Haute-Marne.
Onze stations météorologiques relèvent ainsi des rafales supérieures à 90 km/h sous orage, avec des pointes à près de 120 km/h. Hors réseau de mesure, des valeurs plus élevées se sont très vraisemblablement produites.
Certains dégâts constatés, notamment sur des habitations, laissent supposer des rafales très localement supérieures à 140 km/h, tout particulièrement sur le sud-est du département de la Nièvre, qui a été frappé par une violente macrorafale vers 14h30 locales. La carte ci-contre positionne les principaux dommages occasionnés par cette macrorafale (arbres déracinés, toitures arrachées et emportées à distance, hangar soufflé) ; les dommages sont épars entre Sémelay, Rémilly, Lanty et Avrée, puis particulièrement sévères dans les environs de Chiddes et de Larochemillay.
Ces orages très venteux ont généré simultanément de fortes pluies et/ou des chutes de grêle de diamètre voisin de 2 cm.

Dans le Loir-et-Cher, à Romorantin, des chutes d'arbres ont été signalées près d'un collège, provoquant des dommages aux toitures de bâtiments préfabriqués.

Dans le département voisin du Loiret, près de Gien, de très fortes précipitations ont provoqué des inondations localement significatives alors que de violentes rafales de vent ont endommagé la végétation.

Dans le département de la Nièvre, la commune préfecture a été fortement touchée par les orages. Une rafale de 111 km/h a été enregistrée, et de nombreux dégâts ont été constatés dans l'agglomération. 7000 clients ont été privés d'électricité en cours d'après-midi alors que la circulation des trains a été fortement perturbée (la ligne grande vitesse Lyon-Paris en a été affectée).

Quelques dizaines de minutes plus tard, le système convectif aborde la Saône-et-Loire et l'Allier avec grêle et rafales convectives de 90 à 100 km/h de Montluçon à Montbeugny et Autun. Dans ce secteur, de nombreuses interventions de pompiers ont été reportées, notamment dans le village de Saint-Sernin-du-Bois où chutes d'arbres et inondations ont causé des dommages.

Le secteur du Creusot s'est rapidement trouvé balayé par cette intense activité orageuse, avec des dommages sévères sur la commune de Marmagne, où de nombreuses chutes d'arbres, toitures endommagées et inondations ont été observées, ainsi que de fortes chutes de grêle.
Dans le département de la Côte-d'Or, les communes de Beaune, Nolay et Pouilly-en-Auxois ont été fortement impactées par ces orages. Grêle, inondations et dégâts dus au vent sont fréquemment recensés.
Enfin dans l'Yonne, une cellule à moteur gauche, persistante et issue d'un dédoublement (split), a impacté la région d'Auxerre.

De nombreux arcus ont pu être photographiés dans ces départements :

        
Photographies d'Amandine CURIE (à gauche) et Nicolas GASCARD (au centre et à droite) 


Photographies de Yannick MOREY - Arcus vu depuis le Col des 3 Croix (71)

        
Photographies de Yannick MOREY - Arcus en formation depuis le Col des 3 Croix (71)

 

De la Bourgogne au Centre, les dommages dus au vent sont donc fréquents et souvent couplés à des inondations ou chutes de grêle. Les photographies ci-dessous témoignent de la nature de ces dommages. Cet article traitant des orages à Marmagne (71) témoigne de l'ampleur des dégâts.

      
Photographie d'Alexandre NICOLLE, Centre Presse et Creusot Infos - dommages dus au vent en Bourgogne et Lorraine

 

En deuxième partie d'après-midi, cette activité convective bien organisée se décale rapidement vers le nord-est du pays. Les fortes rafales de vent se font plus dispersées, mais certaines restent virulentes, notamment dans le nord de la Lorraine, alors que de fortes chutes de grêle sont observées sur le secteur des trois frontières dans le Haut-Rhin (grêlons de 3 cm).

En Moselle, la région de Sarrebourg a connu de très fortes précipitations, provoquant des phénomènes de ruissellements avec accumulations transitoires dans les points bas et peu pentus :

    

    
Photographies d'Alexandre NICOLLE - dommages dans la région de Sarrebourg (57)

 

Parallèlement, le sud de la Champagne (Aube et Haute-Marne) est balayé par de vigoureux orages multicellulaires fortement venteux. Des rafales proches de 100 km/h sont relevées sur le sud de l'Aube notamment. Une rafale descendante génère des dommages dans le Val-de-Marne (115 km/h mesuré à Saint-Maur-des-Fossés), et tout particulièrement sur la commune de Champigny-sur-Marne (la toiture d'un établissement scolaire est emportée par le vent).


Photographie de Nils PIGERRE - Arcus en formation en à Germay en Haute-Marne (52)
 

Vidéo de France 3 sur les dégâts dans la région de Bar-sur-Aube (10)

 

Orage multicellulaire très puissant de l'Aude à l'Hérault

 Un violent orage a balayé ce jeudi 7 juin les départements de l'Aude et de l'Hérault, plus précisément un axe qui s'étire des Corbières à Narbonne et Agde. En toute fin de journée, une convergence de basses couches structurée et fortement chargée en eau précipitable s'est constituée de l'Espagne à l'Ariège ce qui a favorisé le développement d'orages multicellulaires d'intensité souvent modérée. Dans un contexte demeurant instable et fortement cisaillé en prodondeur (25 à 35 m/s sur la tranche 0-6 km), ces orages se sont ensuite structurés en un multicellulaire virulent sur la plaine Audoise, vers 21h locales. Cet orage, en plus de produire d'intenses précipitations, a généré de très fortes chutes de grêle entre 21h30 et 22h40 locales, d'un diamètre compris entre 2 et 4 cm. Par ailleurs, il a temporairement adopté une structure de type "bow echo", sur les littoraux héraultais, entre 22h et 22h30 locales. Il s'est ensuite progressivement affaibli en se déplaçant vers le Montpellierain et le Gard, où l'activité convective s'est maintenue jusqu'en milieu de nuit, sans présenter de sévérité particulière.
 
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Image radar de 22h15 UTC mettant en évidence la structure convective (source : Météo France)
  
 
 Chute de grêle au Grau d'Agde (34) - Vidéo de Philippe LEBAS
 
 
Activité électrique sous ce système multicellulaire (c) KERAUNOS
 

Revue de presse

L'orage frappe dans les régions du Creusot et de Marcigny

Le Journal de Saône-et-Loire

Ce jeudi vers 15 h 10, l'orage s'est abattu sur la région creusotine. Le vent s’est d'abord mis à souffler par bourrasque, poussant l’un des « chars » du cirque Pinder stationné sur un trottoir près du parking Condorcet sur quelques mètres avenue de l’Europe. Les pompiers du centre d’incendie et de secours local ont été appelés à plusieurs reprises en l’espace d’1 h 30, notamment pour des assèchements de caves chez des particuliers à Marmagne et Saint-Sernin-du-bois. A Marmagne, un arbre est tombé sur la chaussée et a dû être débité pour permettre à nouveau la circulation des véhicules. A Couches, c’est un câble EDF déchu, « gisant » sur la chaussée qui a nécessité l’intervention de quatre pompiers et d’un fourgon pompe-tonne peu avant 17 heures. Aure secteur du département touché par l'orage, peu après 16 heures, la région de Marcigny où des pompiers ont dû intervenir sur le village de Saint-Didier-en-Brionnais, suite aux fortes précipitations et aux rafales de vent survenues soudainement en milieu d’après-midi. Les dégâts, relativement modestes, les pompiers n’ont finalement eu qu’à effectuer un bâchage de toit et une remise de quelques tuiles.

L'orage et la tempête n'ont pas épargné le Creusot
Creusot-Infos

Il était environ 15 heures, ce jeudi, quand l'orage que «creusot-infos» avait annoncé est arrivé sur l'agglomération du Creusot, en commençant par frapper Saint-Symphorien de Marmagne et surtout la commune de Marmagne, avant de frapper Le Creusot. Des trombes d'eau et de gros coups de vent, avec de fortes rafales n'ont pas été sans conséquences… Ainsi, un arbre est tombé sur la voiture d'une employée de l'administration de l'IUT du Creusot et il a également touché une autre voiture. Les sapeurs pompiers du Creusot ont été dépêchés sur place pour dégager l'arbre en tentant de limiter au mieux les dégâts sur les deux voitures. Le front orageux a finalement frappé pratiquement tout le département de Saône-et-Loire. De Marcigny à Autun, de Mâcon à la côte chalonnaise, mais aussi dans l'Autunois et dans la région du Creusot. A 18 heures, les sapeurs pompiers avaient déjà reçu 55 appels pour épuisements ou pour des bâchages de toitures. A Paray-le-Monial un parking et des caves ont été inondés, rue du 8 Mai, entraînant des pannes d'ascenseurs et des immobilisations de véhicules.

Gros orage sur Beaune
Le Journal de Saône-et-Loire

Le ciel s'est subitement obscurci et le déluge est tombé, accompagné de fortes bourrasques de vent, ce jeudi après-midi à 15 h 50. A Ladoix-Serrigny, un arbre s'est cassé en deux, dans la cour d'école maternelle, sans faire de blessé. Il est tombé 18 mm d'eau en dix minutes.A Beaune, les terrasses ont dû fermer leurs parasols pour éviter qu'ils ne s'envolent. Les passants se sont réfugiés dans les commerces. Les pompiers de Beaune ont déjà fait une vingtaine d'intervention pour des locaux et des maisons inondés. Un cabinet médical, route de Verdun a même été obligé d'interrompre son activité. Place Carnot, la fleuriste a heureusement eu l'aide de passants et de voisins pour rentrer ses compositions qui étaient malmenées par l'orage. C'est précisément ce type d'orage qui est tant redouté, en ce moment par les agriculteurs et les viticulteurs. Un peu partout, des pieds de vigne se sont retrouvés dans l'eau.


Romorantin : la tornade (sic) frappe le collège Maurice-Genevoix
La Nouvelle République

Grosse frayeur jeudi 7 juin en début d'après-midi au collège Maurice-Genevoix de Romorantin. Il était 13 h 30 et les 800 élèves de l'établissement se trouvaient, soit à la cantine, soit dans la cour de récréation après avoir déjeuné. L'orage venait de se lever et la pluie tombait doucement, pas assez forte pour dissuader les enfants de rester à l'extérieur. C'est alors qu'un violent coup de vent est arrivé. " Il s'est formé d'un seul coup" raconte Sylvie, agent d'accueil . "C'était une véritable tornade qui a emporté tout ce qui pouvait voler. Des feuillages, des branches se sont abattus dans la cour. Et brusquement, on a entendu deux horribles craquements." "J'étais dans mon bureau" ajoute Alain Naud, le Principal. "J'ai vu un grand tilleul se fracturer et la tête s'abattre sur le bâtiment préfabriqué abritant huit classes de travaux pratiques, heureusement inoccupées à cette heure. Juste après, un second arbre s'est rompu et est tombé un peu plus loin sur le même toit. Je me suis précipité dehors en craignant le pire". Mouvement de panique et cours suspendus Un mouvement de panique s'est produit chez des élèves qui avaient été témoins de l'accident. Mais très vite, et en dépit de la pluie battante qui s'était mise à tomber, les assistants d'éducation ont rassemblé tous ceux qui se trouvaient dehors et les ont mis à l'abri dans diverses salles. Plusieurs professeurs se sont joints à eux. " J'ai entendu dire que deux élèves manquaient à l'appel. Je suis parti à leur recherche, soulevant les tas de branches pour m'assurer qu'ils ne gisaient pas dessous" témoigne Emmanuelle, conseiller principal d'éducation. "Finalement, on m'a indiqué qu'ils étaient avec un autre professeur !" Le calme revenu, et la certitude acquise qu'aucun enfant n'avait été blessé, les secours ont commencé à s'organiser. Tous les élèves ont été rassemblés dans le gymnase attenant tandis que les pompiers faisaient le tour des installations. Outre le bâtiment touché par les arbres, des infiltrations d'eau ont été décelées dans les autres bâtiments préfabriqués installés pour la durée des travaux de réhabilitation du collège. " Compte-tenu des risques résiduels, nous avons décidé de suspendre les cours vendredi " indiquait Agnès Picot-Grandjean, inspecteur d'académie, en présence des représentants du conseil général. Les enfants ont été invités à contacter leurs parents pour se faire ramener à leur domicile. De nouvelles instructions concernant la reprise des cours leur seront données en temps utile.


Champigny : le toit d'une école arraché
Le Parisien

Une école maternelle de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) a été évacuée jeudi vers 15h30 après un coup de vent qui a arraché une partie du toit de l'établissement, sans faire de blessé. Neuf classes, soit environ 150 élèves de l'école Irène Joliot-Curie, ont été évacuées. Selon la mairie, une surface de 200 m2 du toit, qui avait été refait en 2008, s'est envolée lorsqu'une «mini-tornade» s'est abattue sur le groupe scolaire. Le toit a ensuite rebondi sur le gymnase avant de retomber sur la rue, déserte à ce moment-là. «Le plan de mise en sécurité a bien fonctionné, l'évacuation s'est déroulée dans le plus grand calme», a indiqué Pierre Moya, directeur des services de l'Education nationale dans le Val-de-Marne. «Les enseignants accueilleront les élèves (vendredi, ndlr) dans les locaux du centre de loisirs et des réunions d'urgence seront organisées pour voir comment on peut s'organiser la semaine prochaine», a-t-on précisé à la mairie. Aucun défaut n'avait été constaté sur la structure de cette école récente jeudi soir. «Il semblerait que ce soit vraiment l'effet de la tornade», a poursuivi la mairie.


Barséquanais/ Orages : les routes submergées, Essoyes inondée
L'Est Eclair

Barséquanais- Les fortes pluies s’étaient à peine calmées dans le Barséquanais que les services du conseil général arpentaient déjà les routes pour en effacer les stigmates. Et autant dire que l’orage qui s’est abattu hier après-midi sur le secteur a laissé des traces. Un peu partout, les routes ont été submergées, et rendues par endroits impraticables : coulées de boue et autres sarments de vignes abîmés donnaient un triste aperçu de l’intensité des pluies. En moins de 15 minutes, ce sont ainsi 35 mm qui sont tombés à Viviers-sur-Artaut, l’eau s’invitant dans les champs et les petites rues de la commune. Même constat dans les villages de Noë-les-Mallets ou encore Fontette. Mais c’est peut-être à Essoyes que les dommages ont été les plus importants. Les pompiers se sont en effet retrouvés les pieds dans l’eau, la caserne ayant été largement inondée, pour la première fois depuis sa construction. Si le Casino a été épargné, il n’en a pas été de même chez Béatrice Richard. Les hangars, la cave et le garage ont ainsi été touchés. Heureusement, la maison, un peu surélevée, n’a rien eu. De l’eau jusqu’aux genoux Hier en fin de journée, les riverains étaient déconfits. En bottes, et parfois avec de l’eau jusqu’aux genoux, ils ne pouvaient que constater les dégâts, espérant que l’eau se retirerait vite, afin de pouvoir rapidement nettoyer. « On récupère l’eau de Fontette, Saint-Usage et du plateau, analyse Alain Cintrat, maire d’Essoyes. Le pire, c’est qu’on a commencé ce matin (hier matin, ndlr) les travaux pour faire des bassins qui permettront de retenir l’eau des orages… ».


Les intempéries causent d'importants dégâts
L'Est Eclair

Bar-sur-Aube - De la pluie et de la grêle. Tombés au cours d'un orage qui n'aura pas duré très longtemps mais aura fait beaucoup de dégâts dans le Barsuraubois hier après-midi et qui aura occupé une vingtaine de sapeurs-pompiers de Bar-sur-Aube mais également de Vendeuvre, venus en renfort, dans onze communes du secteur : Bar-sur-Aube, Urville, Meurville, Couvignon, Val-Perdu, Colombé-la-Fosse, Bayel, Baroville, Proverville, Fontaine et Champignol-lez-Mondeville. À 16 h et jusqu'à 18 h, une vingtaine d'interventions étaient en cours. À Bar-sur-Aube, les dégâts sont limités même si une personne s'est blessée suite à une chute au supermarché Carrefour Market et a dû être transportée au centre hospitalier de Chaumont pour une suspicion de fracture au poignet gauche. Le supermarché a d'ailleurs dû être fermé temporairement, le temps d'évacuer les quelques centimètres d'eau qui avaient envahi le magasin. À Proverville, c'est toute la rue principale qui a été touchée. Une dizaine de personnes s'affairaient à la nettoyer alors que les pompiers s'évertuaient à pomper l'eau qui avait envahi la descente de garage d'une habitante où se trouvait une de ses voitures. Une opération de pompage rendue difficile par tous les éléments qui venaient souiller l'eau : pierres, boue et autres sarments descendus des vignes. Les vignes très abîmées Ces mêmes éléments, de nombreux habitants de la rue des Courteaux à Fontaine ont passé de nombreuses heures à les déblayer de la rue avec pelles, brouettes et bonne volonté pour seuls outils. À Bayel, les écoles maternelle et primaire, salle socioculturelle, mairie, et de nombreux pavillons et dépendances ont été envahis par les eaux de pluie. Un peu partout, on retrouve des arbres tombés. Un peu partout aussi des vignes ravagées par les intempéries dans des proportions énormes. Exemple à Urville où l'on estimait à 100 ha (sur 180 ha) la surface de vignes touchées à 100 %. « Il n'y a plus un raisin », soufflait Didier Jobert, le maire. Le reste est touché au minimum à 50 %. Hier, en fin de journée, la sous-préfète de Bar-sur-Aube, Chantal Guélot, allait à la rencontre des élus pour leur expliquer les démarches de déclaration d'état de catastrophe naturelle afin de permettre à tous les administrés touchés d'être indemnisés. Concernant les vignes, afin d'espérer sauver du mildiou ce qui peut encore l'être, le préfet de l'Aube a signé hier soir un arrêté pour déroger à l'interdiction de traitement aérien.




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