La période propice aux chutes de grêle significatives en France s’étend globalement de la mi-avril à la mi-octobre. Le premier tiers de la « saison grêle » 2020 est donc désormais écoulé, et un premier bilan de début de saison peut ainsi être établi.




Une activité grêle très contrastée

Afin de mesurer précisément l’activité grêle, Keraunos a développé un indicateur national qui représente conjointement la fréquence et la sévérité des chutes de grêle observées sur la France. Cet indicateur est calculé depuis 2006 et permet une climatologie fine de la grêle sur une période de 14 ans désormais.

L’analyse de cet indicateur sur la période du 15 avril au 15 juin met en évidence une activité grêle qui, en moyenne nationale, a été très légèrement déficitaire par rapport à la normale 2006-2019. Ce faible écart à la normale dissimule toutefois une situation très variable d’une région à l’autre.
Ainsi, comme l’illustre la carte ci-dessous, l’activité grêle a été plus intense que la normale durant ce premier tiers de saison sur l’ouest du pays de manière générale ; et ce sont surtout les régions qui s’étirent du nord de l’Aquitaine à la Vendée et au Limousin qui ont connu un début de saison grêle actif.
A l’inverse, la moitié est du pays a connu un début de saison peu grêleux, avec des déficits plus particulièrement marqués sur les régions du nord-est ainsi qu’aux abords de la vallée du Rhône. La Bassin Parisien, la frontière suisse et le sud des Alpes font exception, avec des chutes de grêle qui ont été plus fréquentes et/ou fortes que la normale.



Dans le détail, à échelle nationale, la deuxième quinzaine d’avril a présenté une activité grêle excédentaire. La première quinzaine de mai a été conforme à la normale, suivie par une seconde quinzaine anormalement peu grêleuse. Enfin, la première quinzaine de juin a présenté une activité grêle dans la normale.