Le premier trimestre 2020 vient de s’achever, et l’analyse de l’instabilité durant ces trois premiers mois de l’année met en évidence une situation en moyenne plus instable que l’année dernière à la même période. Ainsi, entre le 1er janvier et le 31 mars 2020, l’instabilité latente* nationale moyenne ressort à 23 J/kg, contre 13 J/kg en 2019. C’est en somme un premier trimestre quasiment conforme à la normale 1981-2010 qui vient d’être observé (-1%), alors qu’un déficit de 45% avait marqué la même période l’année dernière.
* l’instabilité latente est ici évaluée sur la base de la MUCAPE (Most Unstable Convective Potential Energy)

Néanmoins, malgré des températures souvent très douces en basses couches, le bilan trimestriel ne parvient pas à être excédentaire en instabilité. De fait, le record pour la période dans ce domaine, qui remonte à 1977, est resté bien éloigné de ce qui a été enregistré en ce début d’année 2020 :



Il est à noter que ce premier trimestre globalement proche de la normale présente des disparités marquées entre les régions. Ainsi, les régions de la moitié nord, ainsi que les Alpes et l’extrême sud-est du pays, ont connu un premier trimestre sensiblement plus stable que la normale. A l’inverse, les régions d’un grand quart sud-ouest du pays ont été marquées par une instabilité excédentaire, et en premier lieu le Roussillon, où l’excédent approche 50% :


A titre illustratif, les deux cartes ci-dessous présentent les anomalies enregistrées durant les trois premiers trimestres des années 1977 et 1993, respectivement les plus instables et les plus stables de ces 70 dernières années. On remarque un excédent et un déficit généralisés à l’ensemble du territoire ces deux années-là :



Pour plus de détails, les bilans mensuels de janvier 2020, février 2020 et mars 2020 sont consultables.