Un épisode caniculaire intense a concerné la France durant la semaine du 22 au 26 juillet, avec des records de température exceptionnels.


Lors de cet épisode, de nombreux records absolus de chaleur ont été battus. Outre les 42.6°C de Paris-Montsouris (valeur la plus remarquable), on peut noter bon nombre de records pulvérisés de 2 à parfois 4°C.
Il faut noter que les Pays-Bas, avec 41.7°C, la Belgique avec 41.8°C et l'Allemagne avec 42.6°C ont battu leur record national de chaleur.
En Angleterre, il a également fait 38.7°C au jardin botanique de Cambridge, soit un nouveau record national pour le Royaume-Uni, battant les 38.5°C d'août 2003.

La carte ci-dessous met en évidence les records absolus battus lors des deux épisodes exceptionnels de canicule. Au total, près de la moitié du réseau principal de stations météorologiques a battu des records absolus de chaleur :




Retrouvez ci-dessous le suivi de l'épisode et les commentaires techniques.

Suivi de l'épisode du 21 au 26 juillet

25 juillet à 19h :
Cette journée devait être historique, elle a été historique.
Les températures ont largement dépassé les 40°C et ce, sur une étendue impressionnante.

A Paris-Montsouris, il a fait 42.6°C. Ce nouveau record absolu bat l'ancien de juillet 1947 de 2.2°C. Il faut noter que cette station possède des données continues depuis 1873 (station la plus vieille de France).

A Lille-Lesquin, il a fait 41.5°C. Lors de la vague de chaleur d'août 2003, le record avait été de 36.6°C. Ce dernier a été battu le 27 juillet 2018 avec 37.6°C. Le nouveau record bat donc celui de 2003 de près de 5°C, et celui de 2018 de 3.8°C !

A Strasbourg-Enthzeim, il a fait 38.9°C. La station bat son record absolu de 38.8°C qui datait de 25 jours seulement (30 juin dernier).

La limite des 40°C a été repoussée hors de nos frontières, et jusqu'en bord de Mer du Nord. Il a en effet fait 41.3°C à Dunkerque, soit sur la station la plus septentrionale de France !

Plus de 40 stations synoptiques ont battu leur record absolu, soit près d'un quart du réseau principal sur cette seule journée du 25 juillet ! Hors réseau principal, le mercure est monté à 43°C dans l'Indre et même 43.6°C à Saint-Maur-des-Fossés mais la station surchauffe un peu.




Il faut noter que les Pays-Bas, avec 41.7°C, la Belgique avec 41.8°C et l'Allemagne avec 42.6°C ont battu leur record national de chaleur.
En Angleterre, il a également fait 38.7°C au jardin botanique de Cambridge, soit un nouveau record national pour le Royaume-Uni, battant les 38.5°C d'août 2003.

Demain, le mercure va baisser par l'ouest. On ne devrait plus parler de records, sauf éventuellement en Alsace...


25 juillet à 9h :
Les nuits se suivent et se ressemblent.... Une fois de plus de nombreux records absolus de haute minimale sont tombés cette nuit sur une bonne partie de la France avec 23.2°C à Lille contre 22.5°C en juillet 2015, 24.8°C à Toulouse-Francazal contre 24.6°C le 23 juillet dernier, 25.4°C à Bordeaux-Mérignac contre 24.8°C le 23 juillet dernier également, 24.4°C à Orly contre 23.5°C en août 2003. Des dizaines d'autres stations ont égalé ou dépassé leurs records absolus/mensuels, que ce soit à Lyon, Paris, Cognac, Cambrai etc.

 

25 juillet à 7h :
Nuit encore extrêmement chaude sur la France avec 25°C à Toulouse, Lyon ou Paris en fin de nuit, jusqu'à 26/27°C entre Bordeaux et le Poitou. Les vents de terre se sont maintenus toute la nuit jusqu'aux littoraux, favorisant ces températures très élevées.




24 juillet à 19h :
La journée s'est à nouveau montrée très chaude, riche en records...
La vague de chaleur de juillet 1983 qui faisait référence dans le Massif-Central est définitivement effacée. En effet, les records absolus de Saint-Etienne et du Puy avaient été battus en juillet 2015. Ceux de Clermont-Ferrand et d'Aurillac en juin dernier.
La dernière station, Vichy, a battu son record de 41.2°C avec 41.3°C cet après-midi. On notera également que Lyon-Bron a enregistré 40.4°C, nouveau record mensuel et deuxième valeur la plus élevée depuis l'ouverture de la station, à 0.1°C du record absolu d'août 2003.

En Lorraine, la canicule d’août 2003 faisait référence, à Metz ou Nancy, et ce jusqu'à aujourd'hui. En effet, les stations de Metz-Nancy-Lorraine, Metz-Frescaty, Nancy-Essey et Nancy-Ochey ont toutes battu leur record absolu.




Demain, le paroxysme de l'épisode sera atteint avec des records très fréquents attendus du Centre au Nord-Pas de Calais. Il fera localement 42 à 43°C aux abords de l'Ile-de-France. La limite des 40°C, qui n'a jamais franchi le Nord-Pas de Calais devrait être repoussée jusqu'en Belgique, voire aux Pays-Bas.  Ces deux derniers pays devraient d'ailleurs battre leurs records absolus nationaux, déjà battu ce mercredi. 
En Angleterre, il pourrait faire jusqu'à 39°C. Le Royaume-Uni pourrait également battre son record national (38.5°C).




24 juillet à 09h :
De nouveaux records absolus de haute minimale sont tombés cette nuit dans le nord du pays ainsi. Radinghem (62) a battu son record avec 23.1°C contre 21.3°C de juillet 2016, Trappes (78) avec 23.9°C contre 23.4°C en août 2003, Roissy (95) avec 24.8°C contre 24°C en juillet 2015. De nombreuses autres stations du nord et du centre de la France ont battu leurs records mensuels.



24 juillet à 07h :
Une nouvelle nuit très chaude a concerné la France. Il a fait globalement 21 à 27°C sur une large bande centrale orientée nord/sud.
Des records absolus de haute minimale étaient en cours localement comme à Clermont-Ferrand (24.4°C, ancien record 23.3°C en juillet 2015), Roissy CDG (24.8°C, ancien record 24°C en juillet 2015), Trappes (23.9°C, ancien record 23.4°C en août 2003).
La journée va être très chaude avec 37 à 40°C sur la majeure partie centrale de la France, localement 41 à 42°C au sud et à l'est de Paris.

23 juillet à 19h :
Cette journée de mardi s'est révélée historique dans l'ouest et le centre avec plusieurs records absolus.
Pour la première fois, certaines stations ont dépassé les 40°C, comme Rennes, Blois, Tours ou Angers. Elles établissent évidemment des records absolus de chaleur.
La station de Châteauroux-Déols a également battu son record absolu avec 41.2°C. Le précédent record datait d'août 1906 et la station a été ouverte en 1893 !
De même, la station de Bordeaux-Mérignac, ouverte elle en 1920, efface son ancien record de 2003 avec 41.2°C.
Localement, les températures ont dépassé 42°C, comme dans la région de Brive (42.1°C) ou à Bordeaux-Paulin (42.6°C), localement sur le Lot ou dans l'Indre (42.5°C à Montgivray). Il a fait plus de 41°C entre l'Anjou et la Touraine ponctuellement.




La carte des températures maximales du jour montre l'ampleur de la vague de chaleur. On notera une erreur à Lille (maxi 35°C par faute de transmission de la donnée) :




Demain, la chaleur va se décaler vers le centre du pays et on pourrait observer 40°C à Paris ou Lyon, localement 41/42°C en Champagne.


23 juillet à 9h :
Des records absolus de températures minimales ont été battus ce jour dans certaines villes du Sud-Ouest, comme à Bordeaux-Mérignac, 24.8°C battant les 23.5°C de août 2003, à Toulouse-Blagnac également avec 24.6°C contre 24.2°C en juin 2019.



23 juillet à 7h :
La série des records devrait débuter ce mardi matin avec des températures minimales exceptionnelles sur le sud-ouest. La nuit a été très chaude avec au plus bas 24 à 25°C sur le sud-ouest. Les stations de Toulouse-Blagnac et Bordeaux-Mérignac devraient battre leur record absolu de haute minimale (pour Toulouse, l'ancien datait de juin 2019).
La nuit a été très chaude également sur le Tarn, dans le lit de l'autan avec 25 à 26°C, mais aussi localement dans le centre-ouest où les vents de terre sont restés bien établis.




22 juillet à 19h :
Comme attendu, l'épisode de très fortes chaleurs s'est mis en place sur le sud du pays avec 36 à 38°C, parfois 39/40°C notamment entre le sud du Lot, de la Dordogne et la région de Carpentras dans le Vaucluse. 
Le radiosondage de Bordeaux, tiré en début d'après-midi, montrait une température à 850 hPa de 20.6°C, ce qui est représentatif du seuil de très fortes chaleurs (35°C au sol).

Demain, cette langue d'air très chaud va se renforcer en remontant vers le nord. Ainsi, sur l'ouest du pays, les températures vont devenir exceptionnelles avec potentiellement des records absolus attendus. Il est en effet prévu, comme l'illustre ARW 3 km ci-dessous, 40 à 42°C. Ainsi, des stations comme Bordeaux (record absolu à 40.7°C), Angers, Cognac, Gourdon, Auch, Tours, La Roche/Yon etc pourraient bien battre leur record absolu de chaleur.




21 juillet à 20h :
La journée a été chaude sur le sud du pays, sans être caniculaire avec des températures de 32 à 34°C en général, localement 35 à 36°C sur le sud-est.
C'est ce lundi que l'épisode démarre avec les valeurs les plus importantes attendues sur le sud-ouest, entre Aquitaine et Occitanie ainsi qu'en moyenne et basse vallée du Rhône. Il sera fréquemment relevé 36 à 38°C, mais localement jusqu'à 39 ou 40°C, notamment vers le midi-toulousain, comme en témoigne la prévision du modèle ARW 3 km :




Un épisode plus bref mais plus intense sur le nord du pays

La situation météorologique redevient très chaude en cette dernière décade de juillet avec une nouvelle remontée d'air très chaud en provenance de péninsule Ibérique dès le 22 juillet.
L'épisode caniculaire est dû à un dôme anticyclonique (structure en Omega typique de ces situations) qui vient se positionner sur la France, à l'avant d'un système dépressionnaire sur l'Atlantique.
De l'évolution de ce système dépressionnaire dépendra l'issue de la vague de chaleur. Il apparaît probable que les températures commencent à baisser par l'ouest vendredi 26 juillet puis dans l'est le lendemain. Mais des incertitudes demeurent quant à la suite des événements et à l'ampleur du rafraîchissement. Certains scénarios suggèrent en effet une reprise du flux de sud dès la fin du week-end prochain, à l'arrière du thalweg d'altitude prévu vendredi et samedi.

L'animation ci-dessous présente l'évolution des températures à 850 hPa (soit 1500 m), niveau utilisé pour connaitre l'état de la masse d'air dite en "air libre". On constate des valeurs proches de 25°C sur une bonne partie de la France en milieu de semaine notamment, soit des valeurs extrêmement élevées, susceptibles de provoquer au sol des valeurs de 40°C voire plus.


Températures à 850 hPa



En milieu de semaine, l'anomalie de température au niveau de pression 850 hPa pourrait ainsi atteindre +13 à +15°C. En d'autre termes, les températures à 1500 m seront supérieures aux normales de saison de près de 15°C sur le nord.





L'épisode caniculaire à venir devrait donc être plus bref que celui de fin juin mais plus intense sur les régions du nord. En effet, les vents de sud devraient régner sur l'ensemble du territoire, ne permettant ainsi pas un relatif rafraîchissement comme celui observé fin juin dans le nord du pays. La masse d'air devrait également être plus sèche, avec une chaleur parfois donc plus supportable malgré les valeurs prévues.

Le pic de chaleur est attendu entre mardi et jeudi avec des records absolus qui seront menacés dans plusieurs régions. Paris, Lille, Bordeaux, Toulouse par exemple connaîtront des températures très élevées, susceptibles de dépasser les records absolus parfois vieux de plusieurs décennies.
Le tableau ci-dessous mentionne quelques records absolus au 21 juillet 2019. Beaucoup datent de la canicule d'août 2003, d'autres de celle de fin juillet/début août 1947 :




Un suivi de la situation sera proposé dès dimanche 20 juillet au soir, sur cette même page et sur notre fil Twitter.