Des orages se sont déclenchés au sein d'un front froid plus actif sur le nord de la France. Ce sont les premiers orages organisés producteurs de chutes de grêle de la saison chaude 2019.


A l'avant d'une goutte froide qui plongeait ce 2 avril des îles britanniques vers le nord-ouest de la France, un front froid s'est déstabilisé du sud au nord du pays. 
L'activité orageuse associée s'est manifestée dans l'air doux, à l'avant de la limite frontale. Ces orages, parfois nombreux du bassin parisien aux Hauts-de-France notamment, ont pris part à la première dégradation orageuse de la saison chaude. L'activité électrique s'est parfois révélée soutenue à la faveur d'une instabilité modérée, caractérisée en milieu d'après-midi par des indices de soulèvement (SBLi) de l'ordre de -3 à -4K. En effet, en 2h entre 14h et 16h, plus de 10.000 éclairs ont été comptabilisés, essentiellement sur les Hauts-de-France. Au total, ce sont plus de 20.000 éclairs qui ont été détectés sur la France : 




Au passage de ces orages, des rafales de vent de 60 à 80 km/h ont été enregistrées, ce qui correspond au seuil d'orages modérés. Très localement dans la Marne, une rafale de vent de 113 km/h a été relevé à Chouilly, sur une station très exposée.

On distinguait facilement l'arrivée de l'air froid en altitude grâce à la convection de masse d'air froid (traîne) sur les îles britanniques et la Manche. A l'avant de ces nombreux cumulus, le front froid est devenu orageux. Les développements convectifs se perçoivent peu, noyés dans une masse nuageuse d'étage moyen assez dense :


Image satellite EUMETSAT