Une tornade d'intensité modérée (EF2) est observée à la Grève-sur-Mignon (Charente-Maritime) le 28 avril 1973 dans la journée. Le phénomène, dont la trajectoire est confirmée par un témoignage et par une enquête de terrain de Jean Dessens, a produit des dégâts matériels parfois importants à l'ouest du village.
 

Principales caractéristiques de la tornade

Localisation de la tornade de la Grève-sur-Mignon (17) du 28 avril 1973* intensité maximale : EF2, soit des vents estimés de 175 km/h à 220 km/h
* distance parcourue : 2 kilomètres
* largeur moyenne : 80 mètres

* commune traversée : LA GRÈVE-SUR-MIGNON (la Perche, Tout-y-Faut, village, marais de l'Entrée)
* département : CHARENTE-MARITIME (17)
* altitude moyenne du terrain : 8 mètres
* type de terrain : territoires artificialisés, territoires agricoles

* principaux dégâts : une douzaine de gros peupliers abattus; plusieurs toitures d'habitations détruites à 100%
 
NB : l'intensité des tornades est déterminée sur l'échelle EF augmentée. Cette version de l'échelle EF, mise en place par KERAUNOS depuis 2009, ajoute aux critères américains une série de spécificités propres à l'habitat européen.
 

Parcours de la tornade

 
Trajectoire de la tornade EF2 de la Grève-sur-Mignon (Charente-Maritime) du 28 avril 1973. © Keraunos (fond de carte : Géoportail)© Keraunos (fond de carte : Géoportail)
 

Une "douzaine d'avions à réaction"

Un témoignage a été confié à Jean Dessens après le phénomène. Le voici repris en substance:
 
La trombe est née dans les vallonnements au Sud-Ouest du village, a traversé le secteur Ouest du village, s'est perdue dans des marais boisés au Nord-Est. Selon les témoins, le bruit ressemblait à celui d'une douzaine d'avions à réaction. Certains ont cru qu'il y avait le feu à la mairie (poussière soulevée) ; les arbres s'abaissaient puis se relevaient. La bande sinistrée avait une direction Sud-Nord et s'étendait sur 2 kilomètres de long sur 80 mètres de large. 5 ou 6 toitures de maisons ont été détruites à 100 % et une douzaine de gros peupliers ont été abattus dans le marais.
 
 
NB : Ce cas a pu être documenté grâce à une collaboration entre Keraunos, François Paul (Climat-Energie-Environnement) et Jean Dessens (Anelfa).