Horizons Instables était positionné dans le Sud de la France le 12 et 13 août. Il nous livre son récit et ses clichés.

En vacances sur Toulon, le climat sec ne laissait pas la place à de futures dégradations orageuses.  C'est autour du 12 août qu'une dégradation allait enfin se mettre place. Après avoir analysé les modèles, j'ai pris la décision de quitter Toulon pour le 11 août pour un périple de 3 jours dans des conditions peu confortables et fatiguant. Au total, plus de 2 500 km, 6h de sommeil dans ma voiture mais le résultat en valait la peine. Voici le déroulement de mon excursion dans le Sud-Ouest / Sud, de Bordeaux à Montpellier.

Arrivée mardi vers 19h aux alentours sud de Bordeaux. Une dégradations se met rapidement en place. La chasse est difficile car la pluie abondante, les rafales et la foudre intra-nuageuse ne facilitaient pas la prise de vue. Il aura fallu attendre l'arrivée de celui-ci proche de l'embranchement  Dordogne/Garonne pour n'obtenir qu'un maigre inter-nuageux. Il est 20h.

Mais c'était sans compter une arrivée bien plus forte vers les 4h du matin. Un réveil prévu à 3H et hop me voilà de nouveau déterminé à obtenir bien mieux. L'activité électrique intense émergea dans les Landes, zone particulièrement difficile. C'est en me rapprochant de la lisière de la forêt qu'un petit point de vue  me laissa entrevoir un joli double ramifié. 

Il est 4h05 à la limite nord de la forêt des Landes. Il  y a eu d'autres photos prises.




De là, il a fallu se rapprocher de Bordeaux mais la pluie très forte (visibilité de 5 à 10 m parfois) avec petite grêle me rattrapa ne permettant pas la prise de photos. Des impacts proches tombèrent tout autour de la voiture étant en plein milieu de la zone. L'objectif était de rejoindre les bords du fleuve Dordogne pour rejoindre Saint-André-de-Cubzac et la rive. A cet instant j'assistais à la fin de l'orage qui longeait l'estuaire. Un beau extra-nuageux tombait devant l'objectif avec malheureusement la présence d'arbustes gênant la visibilité.  Il est 05h27.




Une reprise de l'activité sur la même ligne longeant l'estuaire de la Gironde vers le Nord au petit jour, offrait son lot de foudre. Un triple puis un impact proche des lignes dans la boîte vers 6h.






Une dernière cellule courte apporta aussi sa contribution pour clore cette première partie et ce toujours au même endroit. Il est 07h du matin.




Un peu de repos et hop me voilà reparti sur les routes en direction de Toulouse où une journée classée de nouveau orange par Keraunos présageait d'une nouvelle dégradation importante. Quelques heures de routes plus tard, c''est au sud de L'Isle-Jourdain (Gers) entre Auch et Toulouse que je décida de me placer. Une remontée orageuse en provenance de l'Espagne offrit un joli spectacle devant les plaines du Gers. Nous sommes le 12 août vers 15h30.








Après le passage de ce système, une activité importante se mit en place vers Montauban. J'ai réussi à le traverser pour aller rejoindre Cahors. En devançant, j'ai pu observer une nouvelle cellule lâchant une série de positifs. Mais c'est un inter que je vous propose un peu plus esthétique. Il est 17h53.




Après déjà quelques heures de chasse agréables et une pause repas/sieste, quoi de mieux que d'aller chercher du nocturne.

Ce fût un déluge de foudre lorsque j'ai décidé de rejoindre un système qui semblait prendre un caractère super-cellulaire proche de Montpellier.  Mais sur la route, à ma grande surprise, c'est une petite cellule remontant du sud entre Toulouse et Castelnaudary qui m'obligea à arrêter mon chemin. Malgré un point de vue difficile par manque de connaissance sur ce secteur, j'ai pris la décision de me poser pour essayer de prendre ce qui sortait. Et là, de magnifiques ramifiés sous une base peu élevée dansaient devant l'objectif. Il est  22h








Forcément, j'ai pris un retard considérable pour rejoindre la supercellule toujours sur Montpellier et Nîmes. Sur la route beaucoup d'impacts tombaient régulièrement sans compter une intensité électrique qui éclairait toute la structure bouillonnante. 

Quelques clichés de la structure sur une aire de repos d'autoroute. Pas simple mal cela donne un aperçu de la forme. Il est  00h55 le 13 août.






Pour finir, aux abords de la zone la plus intense, on pouvait assister à quelques sursauts de foudre périphérique . A la faveur d'une sortie d'autoroute afin de récupérer quelques photos comme lot de consolation, on pouvait encore sentir la puissance de ce système. Il est 2h30.




Il y a toujours un doute au moment de prendre la décision de partir et d'autant plus quand on sait les km qu'il faudra parcourir. Mais là, durant ces 3 jours, on peut dire que l'année fût sauvée. Il y a eu de belles sessions comme le 17 avril en Charentes/Limousin ou encore le 09 mai en Vendée, pourtant l'année a été encore plus faible que 2019. A quoi s'attendre en 2021 ? Pour ma part, je vais sûrement passer en mode chasseur de tempête . Enfin comme d'habitude, c'est Dame Nature qui va écrire les prochaines lignes.