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BASES DE DONNÉES
- RECENSEMENT
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SYNTHÈSE CLIMATOLOGIQUE SUR LES TORNADES
EN FRANCE
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Remarque préliminaire :
La climatologie des tornades
nécessite pour être bien interprétée d'être comprise à la lumière
des contraintes propres à leur recensement. Cela vaut pour toutes
les aires géographiques du globe, la France ne faisant pas exception
en la matière.
Il est en effet capital de garder
en mémoire que le recensement de ces phénomènes repose uniquement
sur des témoignages et des relevés de dégâts. Autrement dit, une
tornade qui traverse une zone inhabitée ne se fera le plus souvent
jamais remarquer, alors que la même tornade fera parler d'elle si
elle traverse une zone urbanisée.
Dès lors, la réalité du
recensement des tornades impose de prendre en considération :
- la présence ou non de zones
habitées dans l'aire géographique concernée ;
- la présence ou non de médias
locaux et régionaux susceptibles de faire connaître les sinistres
dus aux tornades ;
- l'existence ou non d'un travail
systématique de recherche mené sur une aire géographique donnée.
L'ensemble de ces éléments fait
que certaines régions subissent un biais, à savoir qu'elles ont été
intensivement étudiées, sont fortement urbanisées et habitées, et
bénéficient d'une couverture médiatique importante. C'est notamment
le cas du Nord - Pas de Calais, de la région parisienne, des régions
méditerranéennes et de la Charente. Par conséquent, les nombreuses
occurrences recensées sur ces régions sont à mettre en rapport avec
les avantages dont elles bénéficient en matière de recensement. De
fait, rares seront les tornades qui échappent de nos jours au
recensement dans ces régions.
Néanmoins, malgré ces biais,
certaines tendances climatiques se dégagent et les pistes
climatologiques dégagées ici ne sont pas sans valeur pour autant.
Dans cette perspective, il est sans doute préférable d'analyser la
répartition des tornades de forte intensité (EF-2 et plus), qui
bénéficient d'une couverture plus homogène en matière de
recensement. Dès lors, il apparaît que toutes les régions qui
s'étirent du Centre-Ouest au Nord - Pas de Calais présentent un
risque significativement plus marqué qu'ailleurs d'occurrence de
tornade, avec un risque de forte tornade d'autant plus important que
l'on se dirige vers le nord du pays. C'est sans doute là l'élément
majeur de la climatologie des tornades en France. Dans cette
perspective, les données actuelles confortent les premières
conclusions établies par J. DESSENS et J.T. SNOW en 1989 (Tornadoes
in France, Weather and Forecasting, 4, 110-132). |
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Tous les chiffres et toutes les
statistiques qui suivent reflètent la base de données telle qu'elle
se présentait lors du dernier arrêté. Ils constituent l'image la
plus exhaustive et la plus actuelle de la climatologie des tornades
en France. Son contenu est toutefois amené à évoluer
régulièrement. En effet, les travaux de l'Observatoire portent
autant sur les cas du passé que sur les cas actuels. Dès lors, des
mises à jour régulières de cette page sont effectuées afin de suivre
au plus près la découverte et la validation des nouveaux cas qui se
présentent fréquemment. |
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nombre de tornades recensées :
La base de données des tornades
françaises compte à ce jour 409 cas
(arrêté en date du 7 décembre 2009).
NB : L'intégralité de cette base de
données répond à des
critères de validation stricts : chaque cas,
une fois documenté, est contrôlé et validé par l'équipe du pôle
recensement, avec l'appui d'un comité de
validation. Chacun de ces cas est ensuite transféré au niveau
européen, afin notamment d'alimenter la base de données centrale
européenne de l'ESSL.
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plus fortes tornades recensées
:
Deux EF-5 ont été recensées en
France :
●
le
24 juin 1967 : tornade EF-5 sur Palluel (Pas-de-Calais)
●
le 19 août 1845 : tornade EF-5 à Montville (76)
Les EF-4 sont pour l'instant au
nombre total de 13, dont les 4 plus récentes :
●
le 3 août 2008 : tornade EF-4 à Hautmont (Nord)
●
le
2 juin 1982 : tornade EF-4 à Leviers (Doubs)
●
le 25 janvier 1971 : tornade EF-4 à La Rochelle (Charente-Maritime)
●
le 24 juin 1967 : tornade EF-4 à Pommereuil (Nord)
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On constate que tous les mois de
l'année sont sujets à des formations de tornades.
Néanmoins, on note une fréquence plus
importante de début mai à mi-octobre, ce qui coïncide logiquement avec la saison des
orages. Il est néanmoins intéressant de remarquer que le mois de janvier connaît un
pic relatif, en liaison avec les traînes actives qui sont fréquentes à ce
moment de l'année et parfois à l'origine d'orages sévères.
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Répartition
mensuelle des tornades, en % du nombre total de cas recensés
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carte des
tornades en France |
| La
carte ci-dessous présente l'intégralité des cas de tornades recensés
en France (liste principale et liste secondaire) : |

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carte des
tornades en France par départements |
| La
carte ci-dessous présente l'intégralité des cas de tornades recensés
en France, classés par départements : |

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carte des
tornades en France par intensités |
| La
carte ci-dessous présente l'intégralité des cas de tornades recensés
en France, classés par intensités : |

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►
histoire du
recensement |
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L’étude structurée des tornades en
France semble trouver son origine au XIXème siècle, par le biais
d'une volumineuse publication scientifique de 1879 : Trombes et
cyclones, de Surcher et Marcollé (consultable
ici).
Au XXème siècle, Jean Dessens et J-T Snow sont à
l’origine de la première véritable opération de recensement à
l’échelle nationale, accompagnée d’une étude climatologique de
référence en matière de tornades en France. Certains cas ont été
étudiés en détail pour la première fois, tel l'épisode de tornades
qui frappa le Nord - Pas de Calais et la Belgique en 1967. L’étude a
également tenté de cerner les situations météo à risque, mettant en
évidence certaines d’entre elles en hiver comme en été. Des cartes
ont été produites par Jean Dessens en 1987 et 1990, puis par
François Paul en 1999.
A partir de la fin des années 1990, l’essor d’Internet et le
développement de la chasse à l’orage chez les amateurs va initier un
nouvel essor dans la connaissance du phénomène. Les nouvelles
technologies et en particulier l’avènement de la photo numérique
instantanée favorisent un développement sans précédent des
témoignages, notamment concernant les tubas et petites tornades. De
ce fait, depuis le début des années 2000, la représentation des
tornades de faible intensité n'a eu de cesse de s'accroître dans les
bases de données.
Enfin, depuis 2006, le recensement des tornades en France a
été structuré, organisé et systématisé par la mise en place de
l'Observatoire Français des Tornades et des Orages Violents, qui
bénéficie d'un réseau de relais locaux et d'une audience via le site
Internet qui permettent d'assurer un recensement d'une précision et
d'une exhaustivité optimales.
A titre informatif, voici les
principaux recenseurs à ce jour (période 1680-2000) :
+ J. DESSENS : 50% des cas
rapportés à l'Observatoire
+ P. MAHIEU / E. WESOLEK : 15%
des cas rapportés à l'Observatoire
+ E. TODESCO : 10% des cas
rapportés à l'Observatoire
+ N. BALUTEAU : 10% des cas
rapportés à l'Observatoire
+ F. PAUL : 9% des cas rapportés
à l'Observatoire
NB : est considéré comme
'rapporteur' d'un cas le premier à l'avoir signalé auprès de
l'Observatoire, ou à l'avoir fait connaître via une publication |
NB : des analyses et statistiques complémentaires
seront très prochainement mises en ligne
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