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Cette trombe a été observée par A.
Lemonnier, de la Marine Nationale, depuis le Cap de la Hève, et signalée
par Rémi Caspar, de Météo France. Après analyse de photographies et vidéos
prises sous différents angles, il apparaît que la
trombe s'est développée dans le prolongement du mésocyclone d'une
supercellule, ce qui fait d'elle un cas original, dans la mesure où
l'immense majorité des trombes marines résultent d'un mode de formation
totalement différent.
Par ailleurs, la structure même du
phénomène, tel qu'il se présente sur les clichés communiqués par la Marine
Nationale (cf. ci-dessous), est atypique par son absence de tube visible
et par la largeur significative de la zone concernée par les vents
rotatifs. L'étude détaillée des clichés fait par ailleurs apparaître
plusieurs microstructures rotatives secondaires (multivortex).
En définitive, cette trombe présente
une structure remarquable de trombe supercellulaire à multivortex,
rarement documenté, même aux Etats-Unis, pourtant rompus à l'étude des
trombes. Une
étude plus détaillée du phénomène sera réalisée prochainement, afin de
préciser un certain nombre d'éléments relatifs à ce phénomène
exceptionnel.
Les clichés ci-dessous sont reproduits
avec l'aimable autorisation de la Marine Nationale et avec la précieuse
contribution de R. Caspar (Météo France) et de N. Gaillard. |