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Hier matin, sur les coups de 10h15,
les prémices d'un orage ont enfanté d'une trombe marine non loin de la
plage de l'Escalet à Ramatuelle. Le phénomène n'est pas rare, mais son
observation est souvent réservée aux marins. Les nombreux témoins ont tous
évoqué quatre trombes d'eau. Or, il s'agissait d'une seule trombe qui
s'est reformée à trois reprises à environ un kilomètre du rivage, d'après
les marins du sémaphore de Camarat.
Des observateurs privilégiés qui ont plus souvent l'occasion de voir ces
colonnes du côté du cap Sicié.
Manifestation pas si rare
Sur le versant est du cap, la trombe s'est disloquée, avant de se recréer
en faisant route vers le nord et Pampelonne, puis de se désagréger dix
minutes plus tard, aussi soudainement qu'elle était apparue. Au service de
Météo France, on relativise cette manifestation météorologique : « C'est
une période assez propice », commente le prévisionniste qui en dénombre
plusieurs par an, surtout en hiver.
Les explications des prévisionnistes
Il décrypte : « il faut un nuage très spécifique. Sa base est assez proche
de la mer. Sur mon écran, le nuage de Ramatuelle est très développé
au-dessus et mesure 6 à 8 kilomètres d'épaisseur ». Pour que l'entonnoir
d'eau apparaisse, le vent joue un rôle essentiel. Un vent apparent au
niveau de la mer et un autre à la base du nuage engendrent « un
cisaillement de la colonne d'air et provoquent ce phénomène d'aspiration.
» Il s'agit d'« une trombe méditerranéenne classique », qui, dès qu'elle
s'approche de la terre, se décompose presque instantanément.
Plus tard dans l'après-midi, une deuxième trombe marine, de même nature,
s'est constituée vers 15 h 35 à proximité des îles du Levant.
Var Matin - édition du 23 septembre
2008 |