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+ La Voix du Nord
édition du 27 mai 2008
Gros dégâts après le passage des
orages
Arbres déracinés, toits
effondrés, inondations, belles frayeurs et beaucoup de mauvais
souvenirs... on faisait les comptes hier matin des dégâts causés par
les orages. Des épisodes souvent très localisés mais violents
surtout dans le Cambrésis, l'Avesnois et le Valenciennois. Dans les
départements les plus touchés (Nord, Pas-de-Calais, Somme, Aisne et
Oise), les pompiers sont intervenus 1 400 fois ! Témoignages.
> À Avesnes-sur-Helpe et ses alentours, les vents extrêmement
violents ont remémoré à certains témoins la tornade d'Hautmont en
août : « Il y avait des éclairs continus, comme un crépitement de
flashs, ce n'était absolument pas normal. » Les villages ont payé un
lourd tribut : la toiture de la mairie de Semousies s'est envolée,
celle d'une grange, à Étroeungt, s'est abattue en travers de la RN
2. À Sémeries, un camping a été dévasté. Jeumont et Aulnoye-Aymeries
ont été touchées par les pluies, avec de petites coulées de boue sur
les routes.
> En Sambre, les bourrasques ont abattu des arbres sur la RD
649, qui relie Valenciennes à la frontière belge, dans les secteurs
de Jenlain et de Jeumont. Les services départementaux et municipaux
sont intervenus pour rétablir au plus vite une circulation sans
danger. Dans le secteur de Jeumont, des chapiteaux qui avaient été
dressés pour la fête des voisins prévue hier soir ont été emportés
et démantelés.
> Dans le Cambrésis, notamment dans le secteur de Villers-Plouich,
les habitants ont craint de revivre le terrible scénario du 11
septembre 2008 qui avait fait un mort et dont certaines maisons
portent encore les stigmates. Et la grêle n'a fait qu'accentuer
leurs inquiétudes, d'autant que l'arrondissement détient le record
en matière de grêlons avec des spécimens de 12 cm de diamètre
relevés à Raillencourt-Sainte-Olle... Carrosseries cabossées, arbres
arrachés... même le cadran de la basilique de Caudry est sorti de
son habitacle.
> Dans le Valenciennois, les orages, accompagnés parfois de
minitornades, ont balayé les alentours. Le fait le plus saillant
s'est produit dans le Denaisis, à Neuville-sur-Escaut : le pignon
arrière d'une maison en construction s'est effondré sur l'habitation
mitoyenne, détruisant entièrement la véranda et endommageant le
garage. À Noyelles-sur-Selle, les enfants n'ont pas eu classe hier :
la toiture de l'école a été partiellement soufflée. Pas de blessés
non plus dans le Valenciennois, mais c'est un miracle. Une maison a
été totalement détruite par la foudre à Vieux-Condé, des voitures
endommagées par des chutes d'arbres à Saultain et Onnaing, où un
arbre centenaire est tombé sur une maison. Idem dans la cour de
l'école des Acacias à Valenciennes.
En tout, les pompiers ont enregistré 276 appels. Quarante en une
heure pour ceux de Valenciennes ! Un vrai cauchemar, mais aussi une
belle histoire. À Vieux-Condé, un poulain est né tout seul au milieu
de l'orage. Sa propriétaire était dans l'impossibilité de rejoindre
l'écurie, tant les rafales étaient fortes. Le petit cheval
s'appellera Vulcain, comme... le dieu de la foudre.
+ L'Union
édition du 27 mai 2008
Laon
Orages : le Laonnois frappé de plein fouet
Des rafales à 124 km / heure ont été enregistrées à Aulnois-sous-Laon,
104km/h à Blesmes et 102 km/h à Saint-Quentin. Et quelque trente
millimètres d’eau, sous forme de grêle parfois, sont tombés. De quoi
faire des dégâts considérables notamment au niveau du grand Laonnois
qui aurait été le plus touché.
Les pompiers, hier au petit jour, évoquaient aux alentours de 500
interventions et deux cents hommes mobilisés. Les pompiers ont dès
le départ activité la cellule de débordement et les interventions se
sont poursuivies toute la journée d’hier (600 interventions vers 17
heures).
« Nous gérons d’abord ce qu’il y a de plus urgent et petit à petit
nous traitons le reste, même si pour certains le temps peut paraître
long », indiquait-on au niveau du service départemental d’incendie
et de secours, sachant qu’au plus fort de la tempête 700 appels ont
été comptabilisés.
Aucun décès n’est finalement à déplorer. Un jeune homme de 22 ans,
de Vailly-sur-Aisne, a néanmoins percuté un arbre couché sur la
route vers 5h30 à Soupir.
Deux blessés
Une grosse branche a traversé l’habitacle et la victime a été
transportée au centre hospitalier de Soissons, souffrant d’un
traumatisme facial. Vers 4 heures, c’est une personne à mobylette
qui a été blessée à Besny-et-Loizy, près de Laon, et a été
hospitalisée à Laon.
La ville préfecture a offert un réveil sombre à ses habitants.
Beaucoup d’axes, comme la déviation D1044 ou la rue Fernand-Christ,
ont été coupés par des chutes d’arbres.
D’une manière générale, les quartiers de Semilly, La Neuville,
Marquette et la Cité médiévale, ont énormément souffert.
Au moins trois voitures ont vu un arbre tomber sur elles, dont rue
du Missouri.
A la maison de retraite départementale, Stéphane Stilinovic, le
directeur, parlait d’une catastrophe pire qu’en 1999 et 2004. « 80 %
du parc est touché, des morceaux de toiture sont parties, les
galeries en verre ont été brisées et de l’eau s’est infiltrée à
certains endroits », a-t-il témoigné.
Ecole fermée
Des toitures se sont envolées notamment celle de l’école primaire La
Providence, rue Vinchon, qui n’a pu fonctionner et ne rouvrira pas
avant le mardi 2 juin. Une maison près de l’hôpital a encore vu sa
toiture souffler par le vent.
De nombreuses cheminées sont tombées, devenant menaçantes, sans
parler des inondations de certains locaux ou des platanes arrachés
promenade Saint-Just. Dès 7 heures, le sénateur-maire, Antoine
Lefèvre, a fait le tour des dégâts. Les services de la ville eux ont
opéré dès 1 h 30 pour libérer des voies notamment. Du côté du trafic
ferroviaire, des arbres sont tombés sur la ligne du côté d’Anziy-Pinon.
Et le Paris-Laon a dû être détourné par Tergnier. Un passage à
niveau a aussi été endommagé au niveau de Dercy-Mortiers.
Le Laonnois n’a pas été en reste. Le village classé des frères Le
Nain a souffert le martyr. Le village a été cerné par les eaux et
les arbres coupés. Il était quasiment coupé du monde. Ici, une ligne
à haute tension aurait été coupée. La commune a été privée
d’électricité comme plusieurs centaines d’autres dans le secteur
(lire par ailleurs). Le secteur de Marle, Marcy-sous-Marle et
Voyenne, a également été touché avec la RN.2 coupée à plusieurs
endroits. Un peu partout en fait, petits et grands drames se sont
noués en quelques heures. Et on n’ose imaginer ce qui se serait
passé si l’orage était intervenu à 8 heures.
Yann LE BLÉVEC
Vervins
D'importants dégâts à Vervins et à La Capelle
Le réveil a été difficile, hier matin, pour les Thiérachiens, après
les violents orages qui ont éclaté peu après 1 h 30 dans la nuit de
lundi à mardi. Coulées de boue, arbres décimés, panneaux de
signalisation renversés, les dégâts étaient nombreux le long des
routes. Ce sont les secteurs de Vervins et de La Capelle qui ont le
plus souffert des intempéries. À Vervins, outre les dégâts du vent
sur la végétation, une coulée de boue s'est étendue depuis la rue de
Verbinum jusqu'en bas de l'avenue Paul-Doumer. Les équipes de la
ville étaient à pied d'œuvre pour dégager la boue des rues. « On
enlève le plus gros aujourd'hui, mais il nous faudra plusieurs jours
pour que tout rentre dans l'ordre », explique le responsable du
nettoyage. Les pompiers de Vervins ont dû intervenir plus d'une
trentaine de fois pour dégager les routes des arbres tombés sur la
chaussée ou en prévention d'objets menaçants de s'écrouler.
Les arbres ont beaucoup souffert de ces orages. Ainsi, près de la
moitié des arbres d'un verger situé à la sortie de Vervins, sur la
route de Cambron, ont été coupés en deux par la foudre.
À La Capelle, les dégâts sont aussi très importants. Lignes
électriques à terre, toitures endommagées, la tempête orageuse n'a
pas épargné la ville. Plusieurs rues de la ville ont connu des
coupures de courant entraînant l'intervention des équipes d'EDF. Ces
derniers sont aussi intervenus à Sorbais pour un poteau électrique
tombé à terre. Aussi à La Capelle, le panneau d'accueil du centre
logistique Nespoli Group, haut de près de quatre mètres, a plié sous
la tempête.
Les orages ont quelque peu épargné la ville d'Hirson, mais les
pompiers de la ville sont intervenus une bonne dizaine de fois pour
des arbres couchés sur la voie publique à Saint-Michel, Watigny,
Origny-en-Thiérache et Wimy.
Frayeur dans le Laonnois
« J'ai dit : tous à la cave ! »
C'est donc groggy que le Laonnois s'est réveillé. Choqué aussi par
l'étendue des dégâts alors que, d'après la plupart des témoignages,
le phénomène n'a duré qu'une petite partie de la nuit.
Mohamed Bahallah, un habitant de la route de La Fère, à la sortie de
Laon, confirme : « Il était entre 1 heure et 3 heures lorsque les
éléments se sont déchaînés. Très vite, nous avons pris la mesure du
phénomène. Les branches ont commencé à s'envoler, puis ce sont des
arbres qui sont tombés tout autour de nous. Face à cette situation,
j'ai dis : « Tous à la cave » et nous y sommes restés une bonne
partie de la nuit avec les enfants. Lorsque le jour s'est levé, nous
avons eu une vision de cauchemar… ».
Tuiles arrachées, câbles électriques sectionnés, une bonne partie de
la végétation couchée ou réduite à du petit bois… Plusieurs mois
seront nécessaires pour tout remettre en état.
Même constat, à quelques pas de là, chez Marc Degon. Râteau en main,
il affiche un découragement bien légitime. Autour de lui, tout
semble dévasté. Seule sa maison a tenu bon… Contrairement à celle
d'un autre voisin qui a perdu une partie de sa toiture dans la
tourmente.
57 000 foyers privés d'électricité
Ces constats, ils étaient nombreux à les formuler hier matin.
Cité Marquette, à Laon toujours, les riverains commentaient le sort
d'un de leurs voisins, transporté à l'hôpital durant la tempête pour
un malaise cardiaque. L'homme n'a pu être ramené à la vie. « On ne
peut s'empêcher de penser que c'est cette nuit d'enfer qui a
provoqué ce malaise », commentait une riveraine encore sous le choc.
Sur les routes du grand Laonnois et plus particulièrement sur le
canton d'Anizy, la situation était partout la même : des arbres
coupant les routes, des poteaux électriques déracinés, des maisons
et des corps de fermes endommagés, à l'instar de la ferme d'Avin
dont le propriétaire, Christophe Compère, tentait d'établir un
préjudice hier après-midi : « Je rentre de voyage et je me trouve
face à cette situation. Tous les bâtiments sont touchés et il y a
des pertes également au niveau de cultures et du matériel. Je n'ai
jamais vécu cela, même pas en 1999 ». Notons encore que le collège
de Crécy-sur-Serre a dû refuser les élèves hier toute la journée,
faute d'électricité.
Selon les services d'ERDF, ce sont 57 000 foyers qui se sont
retrouvés sans courant dans l'Aisne. Vers 15 heures, près de 6 000
d'entre eux étaient toujours dans l'attente d'une réparation.
« On voit clairement que les orages ont parcouru une sorte de
couloir depuis le Soissonnais jusqu'au Saint-Quentinois », indiquait
le cadre de permanence de l'entreprise nationale, Rémi Feillée, « Ce
sont effectivement le Laonnois et la Thiérache qui ont payé le plus
lourd tribut ».
+
La Dépêche
du Midi
édition du 27
Mai 2008
> On n'en sort pas. Les mauvaises
nouvelles se sont accumulées ces derniers mois sur le front d'une
météo décidément très perturbée. L'orage de grêle qui s'est abattu
lundi soir sur Toulouse s'est révélé d'une rare violence au point de
susciter parfois un sentiment de peur, surtout chez les
automobilistes qui, au volant de leur voiture ont vu leur pare-brise
voler en éclats. L'Observatoire français des tornades et des orages
violents a décrit cet épisode très brutal comme un phénomène de «
rare intensité ».
« Cela a été très soudain. La grêle est tombée très exactement entre
18 h 19 et 18 h 25 à la station de Blagnac. Peu de temps avant, la
température avait chuté de 8,4 degrés avec des vents de 60 km/h. Il
est tombé en quelques minutes près de 20 mm », explique Didier
Roquecave de Météo France. À l'origine de ce violent phénomène, des
masses d'air chaudes arrivées du golfe de Gascogne et qui, au
contact de l'air plus froid du continent, a provoqué cette
perturbation.
> L'Observatoire français des
tornades et des orages avait émis lundi matin un bulletin signalant
« le risque orageux extrême » dans l'axe
Pyrénées-Nord-Pas-de-Calais. Ce même bulletin précisait : « que les
orages annoncés pouvaient générer des violentes chutes de grêles
avec des diamètres pouvant localement excéder 6 à 7 cm ». Dans la
soirée des grêlons de 12 cm ont été retrouvés dans le Nord et des
grêlons de 6 cm à Toulouse. David Dumas, responsable du pôle
prévision à l'Observatoire français des tornades et des orages
revient sur cet épisode climatique intense.
Des
grêlons de 12 cm ou de 6 cm, est-ce que c'est phénoménal ?
Je crois pouvoir dire de mémoire que le diamètre des
grêlons qui sont tombés dans la région de Cambrai n'a jamais été
observé en France. Des grêlons de cette taille, c'est des pierres
qui tombent du ciel et l'équipe mobile qui est intervenue en plein
orage a pris de gros risques finalement.
Ces
orages violents sont-ils susceptibles de se reproduire ?
C'est difficile de répondre. L'Observatoire français des
tornades et des orages est né d'un constat partagé par tous les
météorologues, le chamboulement du temps. Par exemple, cette année
on constate que le mois de mai est d'un niveau orageux exceptionnel.
Surtout dans le Sud-Ouest. On n'avait pas vu ça depuis vingt ans au
moins. En revanche, le sud-est est plus calme.
Pourquoi les orages sont-ils aussi violents ?
Un détonateur est nécessaire. Pour se développer et s'intensifier,
ils nécessitent de l'air chaud et humide et un front d'air froid qui
arrive en général de l'Atlantique. Tous ces éléments étaient réunis
lundi sur l'axe Nord-Pas de-Calais Midi-Pyrénées, avec de l'air
d'origine tropicale qui s'est installé dès le matin dans la région,
et du froid en altitude.
Des pare-brise
en mille morceaux, des phares explosés, des carrosseries toutes
cabossées. Hier matin, les standards des assurances ont été pris
d'assaut par les automobilistes, victimes de l'orage de grêle
survenu lundi. Cet orage court mais intense a touché Toulouse et
l'ouest de l'agglomération, de Muret à Fronton.
> A Toulouse, ce soir-là,
à 18 h 35 (heure de pointe sur le périph), la violence de l'orage a
surpris des milliers de personnes quittant le travail. Au même
moment, sur les parkings des entreprises et sur les parkings des
centres commerciaux, les véhicules en stationnement ont subi le même
sort, cinq minutes de chute de grêle assourdissante. Et pour tous
ceux qui circulaient, ces cinq petites minutes ont paru, une
éternité. Sur l'avenue du Mirail, des dizaines d'automobilistes se
sont même précipitées vers les allées boisées, avec l'espoir
d'échapper au feu des grêlons. En vain. Le mal était fait, même si
en apparence cet orage de grêle, ne laisse que très peu de traces
dans le paysage. Il a provoqué quelques inondations de chaussée, la
rue Alsace-Lorraine a été noyée sous des trombes d'eau et en partie
pompée par les pompiers. Dans l'agglomération, quelques heures
après, les dégâts recensés sont minimes, surtout des feuilles
d'arbres mâchées sur les trottoirs dans certains quartiers.
À quelques jours près, l'orage de lundi rappelle aussi aux
Toulousains, celui du 15 mai 2008. En un quart d'heure, la Ville
rose avait pris les couleurs d'une ville sous la neige. Le caractère
spectaculaire de l'orage de cette semaine tient à la grosseur des
grêlons, jusqu'à six cm. L'Observatoire français des tornades juge
le phénomène « remarquable ».
> Dans le Frontonais, en
revanche, le toit d'une école maternelle a été endommagé et trois
classes touchées par des infiltrations d'eau à Castelginest. Du côté
de Fronton, le vignoble semble-t-il, a été épargné.
> En Tarn et Garonne, en
revanche, à Villaudric, des vergers ont souffert. Reste la facture
chez le carrossier et les démarches pour être indemnisé. « Un de nos
conseillers va bientôt être à votre disposition. Merci de vouloir
patienter » Au bout du fil, le même message pour des centaines et
des centaines de clients, quelle que soit l'enseigne. Les assurances
ont pourtant mobilisé hier leurs équipes pour répondre au surcroît
de la demande.
+
Le
Courrier Picard
édition du 26
Mai 2008
> Dans l'Aisne, à
Bourg-et-Comin, un automobiliste a été grièvement blessé par la
chute d'un arbre sur son véhicule.
Les pompiers du département ont connu une nuit des plus agitées. Ils
ont réalisé environ 400 interventions entre 1 heure et 8 heures du
matin. Ils sont surtout intervenus pour des caves inondées, des
branches ou des objets tombés sur les routes.
L'école de la Providence,
à Laon, est fermée pour cause de toiture arrachée.
Le village de
Bourguignon-sous-Montbavin, cerné par les eaux, s'est
retrouvé totalement isolé dans la nuit. Les secours étaient à pied
d'oeuvre pour venir en aide aux habitants dont les maisons ont été
inondées.
Mardi matin, vers 9 heures, une soixantaine d'intervention liées à
l'orage tempêtueux étaient toujours en cours.
Les lignes EDF ont aussi été touchées. Des chutes d'arbres et les
vents accompagnant l'orage ont endommagé 719 postes et
transformateurs dans le département. Des coupures d'électricité ont
également eu lieu mardi matin.
> Dans l'Oise,
probablement le département de France le plus touché par l'épisode
orageux lundi soir. Entre 22 heures et 3 h 30, les pompiers sont
intervenus plus de 600 fois, principalement pour des inondations,
arbres coupés, etc. Dans le secteur de Liancourt, des grêlons de la
taille d'une orange ont été constatés. L'intempérie n'a pas fait de
victime. Mais plus de 1500 personnes ont saisi leur téléphone
pour alerter les secours.
Plusieurs usines ont dû être évacuées et une école maternelle à
Agnetz, près de Clermont, a été envahie par les eaux.
A Liancourt, Clermont et Pont-Sainte-Maxence, secteurs les plus
touchés, les habitants ont vu tomber «des grêlons gros
comme des balles de ping-pong», a souligné un officier du CODIS
(Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours) de
l'Oise.
Les
sapeurs-pompiers de Compiègne sont intervenus une dizaine de fois (8
inondations de caves et 2 interventions sur la voie publique,
résolues dans la nuit) tandis que ceux de Thourotte ont relevé les
plusieurs chutes de branches d'arbres, sans réels dégâts. Ces deux
centres de secours sont ensuite partis en renfort sur le secteur de
Liancourt.
> A
Ressons-sur-Matz (quelques chutes d'arbres) et
Estrées-Saint-Denis (une vingtaine d'interventions pour des
inondations et chutes d'arbre), les pompiers n'ont pas relevé de
dégâts importants.
> Dans la Somme, pas de
dégâts majeurs à signaler, seulement des chutes d'arbres et des
caves inondées, principalement dans l'est du département.
A Cappy, dans le canton de Bray-sur-Somme, près d'Albert, les pluies
torrentielles ont entraîné des coulées de boue venant de
champs situés sur le plateau (photos ci-dessous). |