|
Côtes-d'Armor. Episode orageux d'une
rare violence
source
:
Le Télégramme
La nuit dernière, les pompiers costarmoricains ont réalisé pas moins de
150 interventions liées à l'orage. Débutées vers 19 h 30, elles étaient
essentiellement concentrées sur le nord-est du département mais aussi sur
les secteurs de Guingamp et Pontrieux. Il s'agit d'inondations
d'habitations et de caves. Ce matin, les pompiers sont à nouveau sortis
une vingtaine de fois pour les mêmes raisons.
Pays de Lamballe
Au cours de la nuit entre 21 h 50 et 2
h du matin, des pluies soudaines ont provoqué des inondations dans des
caves et des locaux. Les pompiers de Lamballe ont déployé des secours sur
les communes de Plestan, Plédéliac, Saint-Rieul, Saint-Aaron et Lamballe.
Ils ont effectué 13 sorties pour assécher des locaux dont deux caves qui
se trouvaient noyées sous plus d'un mètre d'eau. Ce matin les pompiers de
Lamballe sont actuellement en renfort avec leurs collègues de Plénée-Jugon
pour nettoyer des locaux envahis par la boue.
Tréméreuc et Pleslin-Trigavou
Suite aux fortes précipitations qui se
sont abattues cette nuit, les pompiers de Dinan (22) ont dû effectuer une
vingtaine d'interventions à Tréméreuc et Pleslin-Trigavou. Des caves ont
été inondées, des canalisations ont rompu, et la circulation a été
perturbée. Certains secteurs de la commune de Tréméreuc ont été inondés
sur 20 ou 30 cm de hauteur. Les opérations se sont achevées seulement en
fin de matinée. Les dégâts sont importants.
L'équivalent de 15 jours de pluie en 20 minutes à Dinard
L'épisode orageux a été très important, hier soir, particulièrement sur la
région de Plancoët", a noté Keraunos, l'Observatoire Français des Tornades
et des Orages Violents. En début de soirée, explique l'Observatoire, les
orages se sont bloqués sur une ligne de convergence, produisant alors
d'importantes précipitations, approchant les 150 mm/h dans certains
secteurs parfois mêlées de grêle. Un cumul qui représente près de 2 mois
de pluie.
Dans le secteur de Dinard, l'Observatoire indique "qu'il est tombé
l'équivalent de 15 jours de pluie en seulement 20 minutes".
L'Observatoire précise que ce genre d'événement, associé à de telles lames
d'eau, est tout à fait "exceptionnel en Bretagne, une des régions les
moins touchées par des orages violents".
* * *
Des inondations après les violentes
pluies d'orage
source
:
Ouest-France
Côtes d'Armor. Une quinzaine de caves inondées ce matin
Les pluies torrentielles qui se sont abattues hier soir dans le
département ont provoqué de multiples petites inondations. Depuis ce
matin, les sapeurs-pompiers sont intervenus pour retirer les boues dans
des caves de nombreuses habitations. Essentiellement dans les secteurs de
Plénée-Jugon et dans l’Est du département.
Plusieurs interventions vers Guingamp
Les pompiers du secteur guingampais sont intervenus à plusieurs reprises,
hier soir, suite à des inondations dues à l'orage. Six interventions ont
été nécessaires sur la commune de Ploumagoar. Les pompiers de Pontrieux
étaient eux aussi à pied d'oeuvre, de 20 h 30 à 23 h. Cinq inondations
ayant été signalées à Plouëc-du-Trieux, ainsi qu'à Quemper-Guézennec et
Ploëzal. Mais pas de dégâts majeurs.
Ille-et-Vilaine. Des inondations dans le nord du département
Après la chaleur presque caniculaire de ces derniers jours, la météo a
radicalement basculé dans la nuit. De violentes pluies d’orage se sont
abattues à partir de 23 h, essentiellement dans le nord du département.
Vers minuit, les sapeurs-pompiers étaient débordés d’appels pour des
inondations. Les routes, notamment dans les environs de Dinard, étaient
envahies d’eau par endroits, rendant la circulation très difficile.
70 interventions à Pleurtuit
L’orage s’est concentré sur la commune de Pleurtuit où les
sapeurs-pompiers sont intervenus 70 fois (sur 88 au total sur le secteur),
entre 23 h et 2 h. De nombreuses caves ont été inondées, ainsi que des
routes, qui ont dû être barrées. Des coulées de boues ont également été
enregistrées dans les champs où le sol avait été rendu très sec par la
météo de ces derniers jours. Aucune évacuation n’a été nécessaire. Les 57
occupants d’un foyer logement ont toutefois été réunis dans la salle du
rez-de-chaussée de l’établissement en raison d’infiltrations. Ils ont
regagné leurs chambres à 2 h. Il aura fallu attendre 2 h du matin pour que
toutes les eaux de pluie soient évacuées. Le maire de Pleurtuit se
renseigne toutefois auprès de la préfecture pour connaître les conditions
de déclaration de catastrophe naturelle.
Manche. Des inondatoins à Granville
Hier soir la pluie a provoqué quelques inondations au centre-ville de la
cité corsaire. Le quartier Saint-Nicolas, le quartier du casino et la rue
Valory sont concernés. Ces inondations ont essentiellement touché des
caves et sont dues à des regards bouchés. Le problème devrait être réglé
rapidement.
Des trombes d'eau entre Dinan et
Dinard
source
:
Ouest-France
Pleurtuit : 101 mm en 3 heures
Le nord de l'Ille-et-Vilaine a été fortement touché par les orages, dans
la nuit de mardi à mercredi. Plus précisément Pleurtuit, à côté de Dinard,
où des pluies diluviennes se sont abattues, entre 22 h, mardi, et 1 h,
mercredi : 101 mm en moins de trois heures !
Les pompiers sont intervenus 94 fois dans cette commune, avec le renfort
de toutes les casernes environnantes. De nombreuses habitations ont été
inondées. Des routes ont dû être barrées. Dans les villages voisins, aux
fortes pluies se sont ajoutées des coulées de boue provenant des champs
asséchés par les températures élevées de ces derniers jours.
Aucune évacuation n'a été nécessaire. Les 57 occupants d'un foyer logement
de Pleurtuit ont toutefois été réunis dans la salle du rez-de-chaussée de
l'établissement en raison d'infiltrations. Ils ont regagné leurs chambres
à 2 h. Hier, les pompiers ont travaillé toute la journée pour pomper l'eau
sur les routes et dans les maisons encore inondées.
Dinan : 20 maisons inondées
Une vingtaine de maisons ont été inondées dans le pays de Dinan. À Pleslin-Trigavou,
le foyer logement a été privé d'électricité pendant quelques heures. À
Tréméreuc, une route a été coupée par des chutes d'arbres.
Lamballe : de la boue dans les caves
Dans le pays de Lamballe, les pompiers ont dû intervenir mercredi soir
dans une vingtaine d'habitations. Notamment à Plénée-Jugon où l'eau et la
boue ont envahi les caves. Des bureaux de la brigade de gendarmerie
autoroutière ont été partiellement envahis d'eau boueuse. Jeudi matin, il
a aussi fallu dégager une coulée de boue qui obstruait la route entre
Plénée-Jugon et Langouhèdre.
Guingamp : débuts d'inondations
Les pompiers du secteur de Guingamp sont intervenus à plusieurs reprises,
mardi soir. Six fois sur la commune de Ploumagoar. Cinq à Plouëc-du-Trieux
et une à Ploëzal. Des débuts d'inondations concentrés entre 20 h et 23 h
et qui n'ont pas causé de dégâts majeurs.
Lanvallay : 40 tonnes de gravier au bout de la rue
Les fortes pluies d'hier après-midi ont été fatales à la rue de l'Abbaye à
Lanvallay, près de Dinan. En travaux de réfection de la chaussée depuis
des semaines, cette rue en pente qui mène à la Rance s'est retrouvée
ensevelie par 40 tonnes de gravier. « Ça s'est mis à descendre du haut de
la rue à une vitesse folle, explique un riverain. Il n'y avait rien à
faire. » Toute la rue est à refaire.
* * *
Les habitants de Dieppe les pieds
dans l'eau
source
:
RTL
La Normandie a les pieds dans l'eau ce
mercredi matin nous annonce Jacques Hardouin, correspondant RTL dans la
région. Cette nuit, jusqu'à un mètre d'eau dans les rues, des voitures
dérivant et des centaines de sous-sols sont inondés... Un gros orage s'est
abattu tôt mercredi aux alentours de 5h. Les pompiers sont intervenus une
centaine de fois, et ils continuent à cette heure-ci. Aucun blessé n'est à
déplorer.
* * *
Orages de grêle sur le nord ouest du
Gers
source
:
Sud Ouest
Des orages de grêle se sont
abattus hier soir, à partir de 19 heures, sur le nord-ouest du
département.
Outre les dégâts occasionnés sur les cultures, les pompiers ont dû
intervenir une douzaine de fois chez des particuliers pour des
inondations de maisons et de caves puisque les égoûts n'arrivaient plus
à évacuer l'eau ; ainsi que pour des infiltrations par les toitures.
Ce sont les habitations des communes de Gondrin, Condom, Vic-Fezensac et
Aignan qui ont été touchées. Les pompiers sont intervenus entre 19 h 30
et 0 h 30.
* * *
Les pieds dans l'eau à Attigny
(Ardennes)
source
:
La semaine des Ardennes
Mardi en fin d'après-midi,
un violent orage s'est abattu sur la commune d'Attigny. L'eau est tombée
en grande quantité si bien que le réseau n'a pas pu tout absorber. Vers
20 heures, rue Eugène Frère, une inondation a coupé la circulation. Des
riverains demandaient aux usagers de dévier leur route afin d'empêcher
tout mouvement supplémentaire d'eau car au 17 de cette rue, elle
commençait à inonder la maison. Le maire est venu sur place.
A
noter aussi un arbre tombé sur la chaussée quelques centaines de mètres
après Attigny en direction de Givry-sur-Aisne.
* * *
Pluies diluviennes dans le
Soissonnais
source
:
L'Union
L'orage a frappé en deux fois hier en
fin de journée sur Soissons et dans plusieurs communes de la périphérie.
Des premières pluies diluviennes se sont abattues sur le Soissonnais,
les égouts ne parvenant pas, très rapidement, à absorber le trop-plein
d'eau présent sur les chaussées. Après une courte accalmie, l'orage a
fait son retour, avec autant d'intensité.
Le standard des sapeurs-pompiers a été vite saturé. Peu avant 22 heures,
les secours totalisaient une quarantaine d'appels, certains ne
nécessitant cependant pas forcément une intervention immédiate.
Des torrents de
boue
C'est dans le village de Pernant, entre Soissons et Vic-sur-Aisne, que
les dégâts ont été les plus importants. Là, ce sont des torrents de
boue, de pierres et de branches, venus du plateau qui domine la commune,
qui ont envahi notamment la rue de La-Pierre-Laye, où plusieurs
habitations ont été directement touchées.
Tout près de là, au hameau de Poussemy, la même cause a produit les
mêmes torrents boueux. « Ça ne se calmait pas et je me demandais
vraiment quand cela allait s'arrêter » témoignait une habitante. « J'ai
eu peur. La maison était entourée du torrent de boue, mais heureusement,
ça s'est arrêté au niveau des fenêtres » racontait une voisine dont le
pavillon était en première ligne.
« Il y a une dizaine d'années, on avait déjà eu un problème comme ça,
mais pas aussi fort » complétait un homme. Dès que la pluie s'est
calmée, la solidarité s'est organisée entre voisins pour venir en aide
aux plus sinistrés, le maire venant également s'enquérir d'éventuels
besoins.
Si la commune de Pernant a été la plus touchée, nécessitant
l'acheminement de pompes par les sapeurs-pompiers, d'autres points ont
également subi les conséquences du déluge, avec une route totalement
inondée à Crouy, commune où une poche d'eau était menaçante en toiture
du Restaumarché. On ne comptait pas, par ailleurs, les caves et
sous-sols inondés à Soissons et dans les communes alentours.
* * *
Dans le Condomois, les cultures victimes de la grêle
source
:
Sud-Ouest
L’orage qui s’est abattu sur la région de Condom hier entre 19 heures et
20 heures a dévasté une partie du vignoble et des céréales. Si la ville
a été épargnée par la grêle, c’est surtout les trombes d’eau, plus de 20
millimètres en quelques minutes, qui ont inondé les caves et fait
déborder les égouts, nécessitant l’intervention des pompiers pour
évacuer l’eau.
Les plus gros dégâts se situent chez les agriculteurs par la grêle et le
ravinement sur les terres fraîchement ensemencées de tournesols. Parmi
les zones endommagées, les secteurs au sud et à l’ouest sont les plus
touchés. Hier, en fin de matinée, les fossés regorgeaient encore de tas
de grêlon. Tous les secteurs de la production agricole ont été touchés.
Dès la fin de l’orage, les dégâts sur le vignoble étaient les plus
visibles. Vingt-quatre heures après le passage de l’orage, les traces
des dégâts sont encore visibles sur toutes les cultures.
Sur ses 10 hectares de vigne sur le plateau entre Cassaigne et Mouchan,
Roger Favaretto ne compte pas récolter de raisin cette année. « 100 % de
la récolte sont par terre dans certaines parcelles et, en plus, on ne
sait pas comment on pourra tailler l’hiver prochain. » Les sarments de
vigne sont déchiquetés et les feuilles et les grappes jonchent le sol.
La priorité est de traiter, afin de cicatriser les plaies. Mais encore
faut-il pouvoir entrer avec les tracteurs dans les vignes. Les champs de
colza ou de céréales n’ont pas, eux non plus, été épargnés.
À la cave viticole Terres de Gascogne, un tiers des producteurs sont
touchés. Roland de Sinety, œnologue, après avoir fait le tour des
coopérateurs, a noté que 350 hectares environ sur mille sont grêlés.
Sur la commune de Caussens, une partie des exploitations a été touchée.
Au domaine de Mons, propriété de la Chambre d’agriculture qui vend
principalement le bois pour les greffons, on constate aussi que cette
année encore le préjudice sera est important.
* * *
Deux orages et des gros dégâts dans le Gers
source
:
La Dépêche du Midi
«Je n'avais pas vu une telle averse
de grêle depuis 1994 ! » Ce viticulteur de Mouchan n'en revient pas. Il
a suffi de quinze minutes pour que tous ses ceps de vigne soient
détruits sur huit hectares, entre 19 heures et 19 h 15, mardi, au
lieu-dit Le Ramonet. Ce n'est pas le seul sur la commune à avoir tout
perdu ou presque. « Mouchan s'est trouvé au cœur de l'orage, sur un
couloir d'un kilomètre de large, soupire le maire Christian Thoué-Rumeau
: 90 % à 100 % des cultures ont été anéanties. »
Même cause, mêmes effets sur l'axe Le
Houga Condom, voie suivie par la première vague orageuse de la soirée
mardi.
À Condom, le maire Bernard
Gallardo a fait le tour des dégâts, lui aussi, durant toute la journée
d'hier avec Éric Lanxade, son adjoint chargé de l'agriculture. Et là
encore, il a trouvé des viticulteurs abattus en voyant que les bois
avaient été attaqués par les grêlons de 3 cm de diamètre. « ça va
pénaliser la taille. Au moins deux récoltes seront agressées »,
pronostique Éric Lanxade doublement touché en tant qu'œnologue.
Les semis ont également été
victimes de l'orage. Tout comme les semenciers de la fédération
nationale des agriculteurs multiplicateurs de semence. À Condom, Louis
Nardi, l'ingénieur régional, estime que « pour ce qui est des petits
pois, la casse sera au moins de 50 %. » Heureusement, le nord et l'ouest
de la commune ont été épargnés par les précipitations. Quelques
agriculteurs, comme Michel Rogalle, ont aussi protégé leurs voisins en
tirant des fusées anti grêle au bon moment.
En revanche, dans les villes, des
particuliers n'ont rien pu faire contre l'engorgement des égouts.
Résultat, les pompiers ont été
sollicités pour des assèchements de caves à Mouchan, Gondrin, Vic,
Aignan et surtout Condom, ville où les riverains de la rue Victor Hugo,
du quai Buzon et de la route d'Eauze ont pas mal souffert. « Chez nous,
l'eau est montée de 40 cm, poursuit Christian Thoué-Rumeau, à Mouchan.
Il y a aussi eu des coulées de boue au camping à la ferme. Ils peuvent
prendre des pelles pour remettre le site en état avant la saison
touristique ! »
Aujourd'hui, plusieurs centaines
de Gersois sont dans ce cas. Ils doivent aussi penser à déclarer les
dégâts à leur assurance.
Voilà une douche froide dont
beaucoup se seraient bien passés en tant de crise.
Feux dûs à la foudre : le maire
d'Auterrive n'a plus de toit
La foudre est à l'origine
de deux incendies dans la nuit de mardi à mercredi. Le premier s'est
déclenché à Sère à 23 h 40 et a frappé un hangar dans un élevage de
poulets. Heureusement, le propriétaire veillait au grain. Il a contenu
les flammes jusqu'à l'arrivée des pompiers. Seuls 20 m2 sont finalement
partis en fumée.
En revanche, les dégâts sont
beaucoup plus importants chez le maire d'Auterrive, réveillé à minuit 10
par le tonnerre. « Je me suis levé pour remettre le courant qui était
coupé. C'est en allant voir le compteur que j'ai vu les flammes dans le
garage. Elles étaient presque au toit », confie Gérard Malhomme encore
sous le choc. Il a alors réveillé sa femme et tous les deux sont sortis
de la maison en attendant les secours. Le maire remercie les 25 pompiers
de Pavie, Auch, Masseube et Mirande « qui se sont comportés de façon
exemplaire » sous les ordres du commandant Gaubert. Leur célérité a
permis de limiter les dégâts au garage et à la partie nuit de
l'habitation. Encore des travaux en perspective pour Mme Malhomme, qui
avait pris du plaisir à repeindre toutes les pièces de la maison, les
unes après les autres, depuis deux ans. Mais l'épouse du maire fait
contre mauvaise fortune bon cœur en voyant tous les témoignages de
soutien reçus hier. « Ces témoignages nous ont fait chaud au cœur, sans
jeu de mot», sourit Gérard Malhomme, qui n'entend pas faire appel à la
solidarité des Gersois. « Dans la conjoncture où tant de gens souffrent,
je suis encore mieux loti que beaucoup de mes compatriotes », conclut le
maire en attendant l'expert d'assurance.
* * *
Le violent orage a causé de grôs
dégâts
source
:
La Dépêche du Midi
L'orage a été bref mais d'une
grande violence. Un coup de tabac s'est abattu principalement sur le sud
du Lot et la Bouriane mardi soir, entre 22 heures et minuit. Des rafales
de vent ont annoncé le déchaînement du ciel, puis tout s'est obscurci,
avant les coups de tonnerre, les éclairs de foudre, la pluie forte et
les grêlons. « Ils étaient gros comme des noisettes », témoigne une
viticultrice de Villesèque.
Le CODIS des sapeurs-pompiers à
Cahors a reçu dans un laps de temps très court plus d'une dizaine
d'appels pour des caves inondées et des chutes d'arbres, enclenchant des
interventions sur le secteur de Cahors, Mercuès, Douelle, Catus,
Gourdon, Pontcirq et même plus au nord sur Bretenoux.
Il donne l'alerte avec une corne de
chasse
Dans la soirée, deux gros
incendies provoqués par la foudre ont mobilisé les soldats du feu. Vers
22 heures, à Gourdon, un coup de tonnerre comme une déflagration secoue
la ville. Une odeur de brûlé se répand avenue Gambetta où une maison
commence à s'embraser. Le téléphone est coupé dans la rue. Jean
Constant, un retraité, aperçoit des flammes juste en face de chez lui.
Pour alerter la locataire qu'il sait seule dans la bâtisse en feu et les
voisins autour, il aura le réflexe de sortir et de souffler dans une
corne de chasse. Les pompiers de Gourdon et des renforts Salviac, une
quinzaine d'hommes au total sont intervenus. L'occupante des lieux, une
jeune femme de 31 ans, enceinte a été transportée à l'hôpital de la
ville. Dans la nuit, grâce à l'intervention de la maire de Gourdon, elle
était hébergée dans un hôtel de la cité
Un second feu de maison survenait
vers 0 h 30, à Pontcirq, au lieudit « Mas de Vergne ». L'éclair de
foudre, la charpente qui se consume, des tuiles qui éclatent, bientôt la
maisonnette attenante à la bâtisse principale, propriété d'Adrien
Marcuz, est la proie des flammes. Des pompiers de Cahors, Castelfranc et
Prayssac sont envoyés sur place. Mais le feu a fait son œuvre, le corps
de bâtiment en cours de restauration n'était plus qu'un amas de ruines.
La grêle a mâché des vignes sur l'appellation
Une partie de l'appellation
cahors, sur la commune de Villesèque et principalement autour du hameau
de Trébaïx, a subi de plein fouet l'orage de grêle. Hier, Christian
Roucanières (Château Bellecoste) ne pouvait que constater les dégâts.
Sur une bande d'environ 2 km de large, les vignes ont été abîmées. Tout
le vert a disparu, il ne reste plus que les vieux bois. Les
exploitations viticoles voisines ont connu un sort identique. Dans le
même secteur, les grêlons ont aussi couché les champs de blé et de
luzerne.
* * *
Orages : des dégâts sur les arbres
et les gymnases à Cahors
source
:
La Dépêche du Midi
Le violent orage qui s'est abattu,
mardi soir, dans le Lot, n'a pas épargné Cahors. Hier matin, Serge Munté,
l'adjoint en charge des travaux, pouvait établir un bilan assez
exhaustif : « ça a tapé fort mais on n'a pas observé de très gros
dégâts, explique Serge Munté. Mais nous avons eu beaucoup de travail ».
Mercredi, tous les personnels disponibles, soit une vingtaine d'agents,
ont été mobilisés pour réparer les dégâts. Essentiellement, des branches
et des feuilles tombées sur la voie publique : « Nous n'avons pas eu de
soucis sur l'avenue de Monzie, celles du 7e et du 8e RI. Tous les arbres
avaient été élagués. Ce n'est pas le cas sur le boulevard Gambetta et
sur les quais ». Mercredi, camions et souffleurs ont chauffé pour tout
ramasser. Il a également fallu déboucher les regards.
Enfin, quelques arbres n'étaient pas en grande forme f du côté du Square
Jouvenel.
Concernant les équipements sportifs, Alain San Juan, l'adjoint aux
sports, confirme que le Palais des sports, et le gymnase Pierre-Ilbert,
à Terre-Rouge, ont quelque peu souffert des infiltrations d'eau : « Mais
Pierre-Ilbert commence à vieillir, souffle Alain San Juan. Il faut faire
sécher les tapis mais les deux équipements sont utilisables ».
Dernier point, les installations de chapiteaux sur les allées Fénelon,
pour le festival Visages d'Argentine. La mini-tempête a tordu quelques
barres et fait s'envoler les chapiteaux. Mais tout est rentré dans
l'ordre. Et il n'y a pas eu de blessé.
Le plus important.
* * *
Orage et coulée de boue
source
:
L'Union
PERNANT (Aisne). Les précipitations de mardi soir ont provoqué
d'importantes coulées de boue à Pernant, village du Soissonnais. État
des lieux.
SERGE est au
téléphone. « L'assureur n'a rien reçu pour le moment. » Le dépanneur
répond : « Écoutez, j'emmène les voitures à l'assistance. Ils finiront
bien par recevoir les papiers. » L'homme embarque les deux véhicules de
Serge.
« De la boue s'est infiltrée dans l'habitacle et le moteur, décrit ce
résidant de Pernant, à côté de Soissons, mais pas autant que dans le
garage. » Son sous-sol est recouvert d'une bouillie brune, mélange d'eau
et de terre. Mardi soir, il en avait près de 40 cm…
D'autres voisins de la rue du Pré-Jolet ont connu le même sort lors des
violents orages. « Certains habitent depuis cinquante ans ici, ils
n'avaient jamais vu ça », commente un habitant du hameau de Poussemy,
situé au bout du village. Il est encore tout étonné d'avoir vu son étang
déborder.
Orage localisé
Localement, les Pernantais ont relevé entre 60 et 80 mm de
précipitations. Les experts de Météo-France relativisent : « Il est tout
à fait plausible que la zone ait enregistré des mesures supérieures à 30
mm, mais il faudra une analyse plus poussée. » Toujours est-il que ce
type d'événements reste exceptionnel et très localisé. En sillonnant les
rues du village, il semble que le pire soit passé. Une dizaine de
propriétés a subi des dégâts notables. Néanmoins, la plupart du temps,
seuls les terrains ou les jardins ont été inondés. Nombre d'habitants
ont le sentiment de l'avoir échappé belle. Les tâches de boue souillent
encore leurs tee-shirts. Leurs bottes sont crottées, mais le soulagement
est là. « Ma femme était seule avec le petit lorsque le torrent s'est
déversé des champs, indique Jean-Baptiste. Par chance, ce n'est pas
rentré dans la maison. » |