Un épisode
méditerranéen modéré, plus marqué sur l'île de beauté concerne
durant un peu plus de trois jours le Roussillon, l'ouest du Languedoc et
la Corse. Il provoque des crues parfois marquées sur les réseaux
secondaires et très secondaires notamment des Corbières aux Fenouillèdes
ainsi que près des Albères et en Corse.
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lames d'eau, cartographie et
hydrologie
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lames d'eau
+ sur la Corse, les
lames d'eau les plus marquées sont observées sur les contreforts est du
Fiumorbu et de l'Alta Roco, ainsi que dans une moindre mesure sur le sud
de la Castagniccia. Les cumuls atteignent localement 330 mm à
Ghisoni par exemple.
+ sur l'Espinouse et la Montagne Noire, c'est typiquement à
Castanet-le-Haut que les cumuls relevés sont les plus importants.
Ceux-ci atteignent jusqu'à 180 mm.
+ sur les Pyrénées-Orientales, des lames d'eau horaires
significatives sont enregistrées en soirée du 18 novembre, avec
ponctuellement 60 à 80 mm en une ou deux heures près
d'Argelès-sur-Mer par exemple. Des dégâts parfois importants sont
signalés à Sorède ou Saint-André, ainsi qu'à Banyuls/Mer, Cerbère et
Argelès/Mer. Sur l'ensemble de l'épisode, la lame
d'eau dépasse 210 mm à Argelès-sur-Mer et atteint 150 à 180 mm
des Albères à la région de Perpignan.
+ sur les Corbières, les pluies ont été abondantes, mais très
irrégulières. Les lames d'eau relevées culminent entre 150 et 170 mm
notamment à Durban-Corbières ou Padern.
+ le massif de l'Aigoual a également subi de fortes précipitations
durant cet épisode, puisque la station située au sommet du massif
récolte plus de 160 mm.
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hydrologie + sur la Corse, les réactions
sont restées limitées aux réseaux secondaires et malgré les cumuls
importants relevés, on ne note que peu de crues importantes. Seules
quelques inondations sporadiques du réseau routier sont relevées.
+ sur le continent, c'est
essentiellement l'est des Pyrénées-Orientales et le sud de l'Aude qui ont
été touchés. On a pu y observer des ruissellements et accumulations
importants combinés à des réactions fortes des réseaux secondaires et très
secondaires. Des inondations localement importantes ont alors frappé
certaines communes comme Argelès-sur-Mer ou Cerbère. La Berre a elle aussi
fourni une réaction importante, localement débordante, l'ensemble de son
bassin déjà saturé par les pluies de la fin octobre, ayant été
copieusement arrosé.
La zone sera restée en risque de niveau
2 du fait du positionnement et de l'orientation des précipitations : les
étroits systèmes pluvio-orageux se sont organisés selon un axe méridien
alors que les cours d'eau principaux coulent vers l'est. Dans ces
conditions, seule une petite partie du bassin-versant est touchée, ne
permettant pas, dans ces gammes de cumuls, de provoquer de réaction
significative.
Le cours d'eau principal qui a le plus
réagi est l'Agly, sans toutefois atteindre ses premiers seuils de
débordement. Il a été touché de façon plus générale que les autres mais ne
se situait pas forcément dans la zone de plus forts cumuls.
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contexte météorologique
Cet épisode pluvieux relativement
durable a débuté dans un contexte synoptique relativement mou, sans
forçage marqué en altitude. Dans les basses couches, un jet assez
vigoureux s'est rapidement constitué en soirée du 18 novembre en
direction des Cévennes et de la Montagne-Noire. Ce dernier, chargé
d'humidité, contribue au soulèvement orographique sur les reliefs de
l'Espinouse notamment, jusqu'aux Monts de Lacaune.
Progressivement
durant le week-end, les vents près du sol commencent à pivoter à l'est,
alors qu'un cut-off s'isole en Méditerranée Occidentale. Les pluies les
plus marquées, ponctuellement orageuses entre le 20 et le 21 novembre,
tendent à davantage affecter l'Aude et les Pyrénées-Orientales, et plus
particulièrement les versants est des reliefs (Albères et Corbières).
Sur la Corse, le cut-off pilote de petits axes de thalweg secondaires
qui remontent via la Sardaigne et génèrent, en plus de fortes pluies
orographiques, des orages parfois très pluvieux sur la plaine orientale
de l'île.
Dès le mardi 22 novembre, le cut-off migre vers le sud, au
large du Maghreb. Les forçages les plus marqués évacuent de fait le
bassin Méditerranéen français.
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photographies et vidéo
Ces photographies, prises sur le vif
avec un téléphone portable montrent la crue de la Berre, cours d'eau des
Corbières, à Ripaud (à gauche), à Portel (au centre) et la crue d'un de
ses sous-affluents à Saint-Jean-de-Barrou (à droite).
La vidéo ci-dessous témoigne de la
vigueur du cours d'eau le Saint-François. Pour l'anecdote, le ruisseau
est temporaire, et ne coule pas durant la période estivale :