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+ deux clichés nous ont été transmis
par Damien BROSSARD (©).
Un magnifique arcus, de très longue dimension a balayé
Saint-Léonard-en-Beauce dans le Loir-et-Cher vers 9h10 TU :


+ la route d'Hautmont à Maubeuge
effondrée dans l'Avesnois (La Voix du Nord).
Voir aussi la vidéo de l'orage de grêle
en Avesnois.

+ gros grêlons à Maubeuge sous le
passage de la crête du bow-echo (photographie legacy59) :

+ impact de foudre à Beaune (photographie
louis21) :

+ capture vidéo d'un impact de foudre
en Côte d'Or (vidéo Jean PERRIN et Adrien RAVERA) :

+ arrivée de l'arcus avec front de
rafales à Marpent près de Hautmont (59) - Photographie Alan JENARD :


+ arrivée de l'arcus avec front de
rafales à Maubeuge (59) vers 15h25 - Photographie Michel VERLINDEN
:

+ arrivée de l'arcus avec front de
rafales à Feignies (59) - Photographie Frédérick BOURRIEZ :

+ dégâts du au vent à Metz en Moselle
(photographie Michael SAUCE) :

+ dommages consécutifs à une très
violente microrafale sur la commune de Daigny (Ardennes). Aucun
arbre n'a été épargné dans une zone large de 150 mètres et longue de 500
mètres environ. Les abords de cette zone frappée sont intacts :

crédit photo : (c) Laurent LE MEN

crédit photo : (c) Laurent LE MEN

crédit photo : (c) Laurent LE MEN

crédit photo : (c) Laurent LE MEN
+ dans les Ardennes, dommages
sévères infligés par les macrorafales et microrafales en rotor
(photographies issues du groupe Facebook "Tempête du 14/07/10
dans les Ardennes" :



+ à Châtelet-sur-Sormonne
(Ardennes), la macrorafale, associée à un puissant arcus, a également
provoqué des dommages importants. L'auteur des photos, Alexis Breda,
nous communique son témoignage : "Toiture envolée, arbres tombés,
câbles électriques coupés : je suis parti voir cet orage pour capturer
quelques éclairs mais l'orage nous est tombé dessus très rapidement avec
de violentes rafales, c'était très impressionnant. Il faisait encore
31°C à 14h58, puis 5 min plus tard sous l'orage il faisait 18°C, la
visibilité était nulle et il est tombé 31mm d'eau en moins d'une
demi-heure avec un peu de grêle."

crédit photo : (c) Alexis BREDA

crédit photo : (c) Alexis BREDA

crédit photo : (c) Alexis BREDA

crédit photo : (c) Alexis BREDA

crédit photo : (c) Alexis BREDA

crédit photo : (c) Alexis BREDA
+ le puissant arcus qui
a précédé la macrorafale présente une consistance spectaculaire lors de
son approche de la commune de Revin (Ardennes) :

crédit photo : (c) Coralie SOYEZ
+ convection vigoureuse
à la frontière franco-allemande en cours d'après-midi (photos prises à
hauteur de Villing, côté allemand) :

crédit photo : (c)
Jens SCHIWY

crédit photo : (c)
Jens SCHIWY
+ rafales de vent destructrices
également signalées dans la Nièvre, à proximité de Château-Chinon :

crédit photo : (c) Matthieu DEVIGNE

crédit photo : (c) Matthieu DEVIGNE

crédit photo : (c) Matthieu DEVIGNE

crédit photo : (c) Matthieu DEVIGNE
+ rafales de vent destructrices
également observées à Villerupt, en Meurthe-et-Moselle :

crédit photo : (c) Yohan DENIS
Bourg-Fidèle : "du jamais-vu"
source
:
L'Ardennais
Aucune commune située dans le couloir de la tempête n'a été épargnée.
Bourg-Fidèle en fait malheureusement partie. Là aussi, les habitants ont
eu une grosse frayeur.
« Je l'ai vu, c'était une tornade ! », affirme un Bourquin, qui a vu,
depuis sa fenêtre, passer des arbres dans un sens puis dans un autre,
tourbillonnant autour de sa maison. « C'est du jamais vu ! », confirme le
maire Eric Andry, qui se trouvait dans la salle des fêtes Antoine-de-Croy
avec une centaine de personnes pour le repas du 14-Juillet avec les
anciens combattants, lorsque la tornade est arrivée. Il raconte : « La
cheminée est tombée sur le toit. L'eau ruisselait jusqu'au milieu de la
piste de danse et des plaques du plafond s'effondraient. Heureusement
aucun blessé n'est à déplorer. Mais nous avons eu très peur ». Sur 300
foyers, plus de 200 ont été touchés.
Le village compte également de nombreux dégâts. Comme partout où elle est
passée, la tempête laisse derrière elle un paysage de désolation. Des
toitures, des abris de jardins, des toits de garages se sont envolés. De
nombreux grands et vieux arbres ont aussi été déracinés, témoignant de la
violence des rafales. Une maison s'est retrouvée enchevêtrée par la
végétation. Impressionnant.
Dans le bois Rabadet, environ 200
hectares d'arbres ont été balayés, au bois de triage d'Harcy, c'est à peu
près 300 ha et une cinquantaine d'hectares au bois de Péchenard. Metal
Blanc a également beaucoup souffert. Entre 500 et 600 m2 de sa toiture a
été arrachée. « Les appareils de mesure d'air ont été pulvérisés. Les
barrières pour les garages à vélo ont été retournées et se sont retrouvées
cent mètres plus loin, sur le boulodrome », constate Eric Andry. Pour
l'heure, l'entreprise a été obligée d'arrêter l'activité et envisage de
mettre au chômage partiel ses employés à partir de lundi, en attendant de
réparer. Les Bourquins pourront trouver en mairie une attestation de
sinistre, à faire valoir pour les assurances. Eric Andry a également fait
la demande de la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle auprès
des services de l'Etat.
* * *
Xavier Pierre a tout perdu pendant
la tempête
source
:
L'Ardennais
La tornade a dévasté trois maisons sur
son passage. L'une d'elle, rue Victor-Hugo abritait une famille, avec deux
enfants. Aujourd'hui, ils sont sans domicile.
«J'ai tout perdu, j'ai tout perdu, ma maison ! », répétait de manière
frénétique Xavier Pierre, quelques minutes seulement après le passage de
la tempête. Toute la famille était affairée dans le salon et la salle à
manger, au moment du premier coup de vent. Heureusement, ils ont eu la
présence d'esprit de ne pas bouger et d'attendre que ça passe. Mais le
traumatisme est là. « À quelques minutes près, mon enfant aurait pu être
sous les gravats. Ca a bien secoué, comme un tremblement de terre. Le mur
et le plancher ont été coupés en deux », raconte Xavier Pierre, encore
sous le coup de l'émotion. Choquée par la violence des bourrasques de vent
et par l'ampleur des dégâts, la famille a été rapidement prise en charge
par les sapeurs-pompiers. « Ils nous ont apportés du réconfort. ça nous a
faits du bien. Mais j'ai quand même tout perdu », se tourmente le jeune
papa.
Depuis la rue, le constat est effroyable. La maison, refaite récemment,
s'est littéralement effondrée sur elle-même et forme maintenant comme une
grande crevasse. De l'intérieur, c'est pire. Les chambres, la salle de
bain donnent à ciel ouvert, une vision apocalyptique. Impossible,
évidemment, de réinvestir les lieux. La première nuit, ils ont donc été
accueillis par la sœur de Xavier.
« Nous avons dormi sur un matelas, par terre. Avoir un toit, c'est déjà ça
», souligne sa compagne. Dès le lendemain, ils ont entrepris des
recherches de logement. Mais le peu de proposition qui leur a été faite,
ne pouvait décemment pas convenir à la famille. Alors, en attendant, des
Revinois leur ont gentiment offert de venir habiter chez eux, pendant leur
absence. Des amis, des proches, des connaissances sont naturellement venus
à leur rencontre, pour leur apporter aide et soutien, notamment pour
l'habillement des enfants.
« Ca, nous touche énormément », confie Xavier Pierre, qui en même temps, a
dû s'occuper de prévenir tous les participants du vide-greniers, que ce
dernier n'aura pas lieu. Président de l'association Anim'Disco,
organisatrice du vide-greniers, Xavier Pierre s'était énormément impliqué
dans la réussite de cette manifestation. Mais d'autres priorités
l'attendent.
Toute la famille espère maintenant pouvoir retrouver calme et sérénité,
dans un nouveau logement.
* * *
Le toit du château de Sedan arraché
source
:
L'Ardennais
Funeste 14 Juillet que celui-là ! Tout
avait pourtant bien commencé jusqu'à ce terrible coup de vent qui, vers 16
h 30, a eu raison du toit du château fort. Pas moins de 1 200 m2 de
toiture (la partie située au-dessus du musée et de sa réserve) ont été
arrachés, avant de s'écraser dans la cour centrale. C'est un miracle si
l'on ne déplore qu'un seul blessé, en l'occurrence, Antoine Huyghe, le
fauconnier, qui a été touché à la tête par une planche, alors qu'il allait
précipitamment récupérer ses oiseaux pour les mettre à l'abri. L'un des
rapaces a d'ailleurs été tué. Sur place, le maire de Sedan, Didier
Herbillon, accompagné de nombreux adjoints et conseillers, était
complètement abattu par ce terrible coup du sort qui survient en pleine
saison touristique. « Je n'ose même pas imaginer ce qui se serait passé si
le spectacle de fauconnerie avait eu lieu » devait-il déclarer « à chaud
», au milieu d'un décor d'apocalypse. L'espace réservé aux démonstrations
de vols de rapaces a en effet été partiellement dévasté par cette «
tempête éclair ». Par chance, il n'y a pas de représentation le mercredi.
Aussitôt, une vingtaine de sapeurs-pompiers étaient dépêchés sur les
lieux. Assistés des élus et du personnel de la Ville, ils ont d'abord vidé
le musée et sa réserve, qui était à ciel ouvert, de toutes les pièces de
collection ; tableaux, tapisseries, sculptures, bronzes, armes, faïences…
« J'ai vu des nuages noirs se mettre à tourner très vite au-dessus du
château et au milieu on voyait très bien une sorte d'œil de couleur
laiteuse. Comme une mini-tornade… Ça a duré trois ou quatre minutes en
tout et pour tout. Ça s'est mis à souffler brusquement, on a juste eu le
temps de rentrer à l'intérieur, et tout s'est envolé. Ça a fait un énorme
nuage de poussière… On ne voyait plus rien », raconte Marylène Leterrier,
qui a ce moment là sortait de la salle des Trésors.
Ce matin, une réunion de crise est prévue avec la sous-préfète. Le château
est fermé jusqu'à nouvel ordre.
* * *
A Revin : "On se serait cru en
guerre"
source
:
L'Ardennais
En une dizaine de minutes, la tempête a
tout balayé sur son passage. Une dizaine de minutes qui ont paru une
éternité pour certains Revinois. Aux alentours de 16 heures, hier
après-midi, surviennent les premiers gros coups de vent, accompagnés de
pluies diluviennes. Juste le temps de se mettre à l'abri et de voir passer
l'orage. « J'allais fermer mes fenêtres au moment où elle est arrivée.
J'ai vu passer des branches, des objets. On aurait dit une tornade »,
raconte, consternée, Mme Croyet des Broutays. « C'était impressionnant. La
violence était telle que mon mari, pompier, a dû tenir la porte d'entrée,
fermement, car elle tremblait », témoigne l'une des voisines, Mme Dos
Santos, dont la toiture de la maison, récemment refaite à la suite de la
tempête de février, venait de s'envoler à nouveau. Les arbres ont été
arrachés, une caravane a volé, des toitures se sont effondrées, des
maisons sérieusement endommagées et des voitures abîmées. Aucun quartier
n'a été épargné : La Bouverie, Saint-Nicolas, Campagne, et le
centre-ville. Digne d'un véritable scénario de film catastrophe, cette
tempête laisse derrière elle, effroi et désolation. « C'est pire que 1999,
c'est vraiment la première fois que je vois ça. On se serait cru en guerre
», confie, estomaqué, François, un habitant du quartier Saint-Nicolas,
l'un des plus touchés. Sa cheminée n'a pas résisté, et s'est retrouvée
encastrée sur le toit de sa véranda. Demain, il sera l'heure de dresser le
bilan et pour la commune de panser les nombreuses plaies causées par cette
catastrophe naturelle exceptionnelle.
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