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lames d'eau observées
du 10 au 12 octobre 2010 en 48h glissantes :
Il convient de préciser que les
précipitations sont tombées à cheval sur deux journées climatologiques,
mais les cumuls ci-dessous se sont généralement produits sur 24, 36 ou
48h glissantes. Trois lames d'eau atteignent le
niveau R3 sur l'échelle
R exploitée par l'Observatoire. 68 lames atteignent le
niveau R2.
+ dans l'Aude, les lames d'eau excèdent les 300 mm dans les
Corbières et les Fenouillèdes. Ainsi, la station de Villeneuve les Corbières*
relève 315 mm, celle de Durban 253 mm et celle de Massac
en Hautes Corbières 292 mm. Aux portes des
Fenouillèdes, à Puilaurens*, le cumul s'élève à 319 mm ; cette valeur
étant la plus élevée tous postes confondus.
A
Tuchan*, la lame d'eau atteint 255 mm. Dans la région de
Caracassonne (dont la station relève 123 mm), il est tombé 160
mm à Trèbes* et 238 mm à la station Météo-France de
Mouthoumet. Ce sont les zones proches du Tarn et le pays de Sault qui
ont été les moins touchées par les fortes précipitations.
+ dans les Pyrénées-Orientales,
la station de Perpignan/Rivesaltes récolte 167 mm tandis que dans
les Fenouillèdes, il tombe 224 mm à Planèzes*. En bord de mer, la
station d'Argelès-sur-mer* voit son cumul se chiffrer à 193 mm.
Au Cap Béar, il tombe 145 mm. Sur le relief (en Vallespir
notamment), l'amont du Tech a été copieusement arrosé en matinée de
dimanche, puis à nouveau dans la nuit de dimanche à lundi et lundi
matin. Il est relevé 243 mm au Perthus et 272 mm à Saint
Laurent de Cerdans.
+ en Ariège, département de
Midi-Pyrénées le plus concerné, des lames d'eau exceptionnelles, de
période de retour supérieures à 50 ans ont été enregistrées. C'est
surtout le bassin de l'Hers qui a été le plus affecté, puis celui de
l'Ariège. Ainsi, Météo-France relève 203 mm à Lavelanet en 24h
glissantes*, 143
mm à Mirepoix* et 128 mm à Bélesta*. A l'opposé, à l'ouest du
département, Saint-Girons récolte seulement 49 mm. Sur les
Pyrénées Ariégeoises, surtout balayées par les fortes pluies en matinée
de dimanche, les cumuls oscillent entre 40 et 70 mm.
+ dans le Tarn, c'est surtout le bassin du Thoré qui a essuyé de
fortes précipitations. D'un point à l'autre du département, les lames
d'eau sont très hétérogènes. La station de Labastide Rouairoux* récolte
par exemple 202 mm alors que les cumuls ne dépassent pas 16 mm
à Vabre et 30 mm à Brassac.
+ dans l'Hérault, ce sont le
Minervois et le biterrois qui ont été les plus touchés par les fortes
pluies. Météo-France relève 167 mm à Saint-Jean-Minervois. La
station de Castanet-le-Haut* relève 196 mm, celle de Courniou*,
175mm. En allant vers l'est du département, les cumuls sont moindres
puisque la station de Montpellier, installée à Fréjorgues, récolte
seulement 32 mm.
+ en Haute-Garonne, les crêtes pyrénéennes ont surtout été
touchées dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11, tandis que la plaine,
du Lauragais au Toulousain et au Frontonais a été surtout affectée par
les précipitations venues de l'Aude. Les cumuls sur le département sont
compris entre 40 et 80 mm avec 50 mm à
Saint-Gaudens et 74 mm relevés par Météo-France à
Saint-Félix-Lauragais et 77 mm à Lherm.
+ en Corse, les cumuls ont été plus faibles que prévu. Il est
tombé 71 mm au Cap-Pertusato, 45 mm à Conca et 40 mm
à Figari et Solenzara.
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pluviomètres hydroreel
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réactions hydrologiques
:
L’épisode pluvieux qui a sévi n’a pas généré de réactions exceptionnelles
des cours d’eau principaux, mais parfois de bonnes crues.
D’un point de vue plus général, on remarque que l’efficacité de
précipitations dans la genèse des crues est optimale sur les reliefs. Il
est particulièrement difficile de générer une crue majeure uniquement
par des cumuls importants sur les plaines. Il aurait fallu que les
intensités soient bien plus élevées, ce qui n’a heureusement pas été le
cas sur cet épisode.
Les principales réactions ont été observées :
+ sur l'Agly,
avec presque 1300 mètres cube par seconde, l’Agly a égalé sa crue de
1992. La mobilisation de son affluent le Verdouble et les cumuls
importants sur les premiers reliefs sont à l’origine de cette réaction,
plus marquée que pour les autres cours d’eau. C’est donc bien la
persistance des pluies sur les premiers reliefs qui a permis à la crue
de se montrer plus sensible. Les pluies sur les plaines ont permis de
limiter l’amortissement.
+ sur l'Orbieu,
l’affluent de l’Aude a connu une crue modérée, il a presque égalé à
mi-bassin sa crue de 2006. Il a connu de forts cumuls, assez bien
répartis dans le temps, ce qui a permis des hausses assez douces.
+ sur l'Aude, le
manque de précipitations sur le flanc ouest du cours d’eau a tempéré
l’importance de la crue. Il n’y a que le flanc est qui ait été bien
arrosé au niveau des amonts. De surcroit, les cumuls bien étalés dans le
temps ont permis un amortissement non négligeable de l’onde de crue dès
les premières plaines.
+ sur le Tech,
les premières réactions de dimanche laissaient augurer de plus grosses
crues mais la reprise de précipitations marquées seulement lundi matin
n’a pas permis une ré-hausse significative, les excédents étant déjà
écoulés. La station du Boulou a tout de même réussi à frôler le seuil de
la crue de référence de 1999 ce qui est assez important au regard des
cumuls.
+ sur l'Hers vif, la côte est montée de près de
1,30 m à Mirepoix. Les débits du cours d'eau étaient particulièrement
faibles avant cet
épisode. Seuls les deux tiers de la partie aval du bassin ont été très
arrosés (plus de 200 mm à Lavelanet, bassin du Touyre). Là encore, les
précipitations plus limitées sur la tête du bassin, ainsi que les débits
initiaux très bas ont permis d'éviter une crue significative du cours
d'eau.
+ sur le Salat, la côte maximale enregistrée est restée éloignée
d'une cinquantaine de centimètre de la crue de référence d'avril 2004,
moment où les premiers débordements localisés sont constatés.
Contrairement à l'Ariège, l'ensemble du bassin a été arrosé de manière
assez uniforme, mais sans excès notable. La crue générée est ainsi
restée faible et tout à fait classique.
+ sur l'Ariège, seul l'amont du bassin, là ou la pente devient
moins forte a été copieusement arrosée. La crue reste de fait limitée et
faible, avec une côte maximale de 0,82 m à Foix. En aval, une hausse de
près de 1,50 m a été enregistrée à Auterive. L'Ariège a en effet
récupérée les eaux de l'Hers Vif, dont l'aval du bassin a été très
arrosé.
+ sur le Thoré,
l’amont a réagi aux forts cumuls de façon assez forte puisqu’on a
approché atteindre la côte de la crue de 2004 à Sauveterre. Mais
quelques kilomètres plus bas, l’amortissement s’est fait sentir et la
faiblesse des cumuls a réduit cette crue à l’état de hausse banale du
cours d’eau.
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cartographie
:
La carte ci-dessous présente les
cumuls enregistrés au cours de cet épisode :
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