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L'INDICE DE SEVERITE ORAGEUSE |
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Contrairement aux
paramètres atmosphériques physiques (la température par exemple),
l'intensité des orages ne peut se lire de façon immédiate sur un
instrument de mesure. Elle présente ainsi le risque d'être appréciée de
façon subjective et, dès lors, il devient délicat d'établir des
statistiques fiables d'intensité orageuse. C'est pour pallier cet écueil
que plusieurs essais ont été menés au sein de l'Observatoire en 2007 et
2008 pour mettre au jour un système d'évaluation harmonisé, fiable et
aussi objectif que possible de la sévérité des orages. Après plusieurs
séries de tests suivis d'ajustements, ces travaux ont abouti à la création
d'un indice national, baptisé "indice de sévérité orageuse", ou
"ISO" (E. WESOLEK, 2009). |
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►
objectifs de
l'indice de sévérité orageuse |
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L'indice de sévérité orageuse a pour vocation de donner une
appréciation à échelle nationale de l'intensité des orages couplée
à l'étendue spatiale concernée par la convection orageuse sur le
territoire français (continent et Corse) et sur une période de 24 heures.
Il répond à plusieurs besoins :
+ il permet d'établir des statistiques
d'activité orageuse qui ne se limitent pas au "nombre de jours avec orage"
ou à la "densité de foudroiement" ;
+ il permet de faire ressortir les
épisodes orageux les plus significatifs ;
+ il permet de juger scientifiquement
du caractère anormalement intense de certains épisodes orageux sur un plan
climatologique.
En d'autres termes, l'ISO a pour
objectif de rendre compte de l'intensité globale des orages, et non
simplement de l'activité foudre, et de pouvoir comparer objectivement les
mois entre eux et les années entre elles sur le plan de l'activité et de
la sévérité orageuse nationale. Cette méthode est novatrice dans
la mesure où elle permet désormais de réaliser des statistiques
d'intensité orageuse, alors que les statistiques actuelles sont
ordinairement contraintes de se limiter au nombre de chutes de foudre
détectées, ce qui ne représente que très imparfaitement la réalité des
orages. L'un des avantages de cette méthode est ainsi par exemple de ne
plus négliger les orages peu électriques mais néanmoins de forte
intensité, qui ne sont pas rares en saison froide, mais sous-estimés dans
les statistiques existantes du fait du peu d'activité électrique associée.
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►
calcul de
l'indice de sévérité orageuse |
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L'ISO est une valeur quotidienne
nationale, qui
représente la sévérité orageuse moyenne sur l'ensemble de la France.
Cette valeur est établie sur la base d'un algorithme qui extrait
l'intensité maximale des orages sur une grille numérique de 488 points, dont
la résolution
horizontale avoisine 30 km. Cette intensité maximale sur chaque point de
la grille, nommée "ik" pour "indice kéraunique", est jaugée de façon
systématisée, harmonisée et objective, sur la base d'une série de critères
qui intègre l'intensité des précipitations, la vitesse des plus fortes
rafales de vent, le diamètre maximal observé des grêlons, etc. Dès lors,
les statistiques résultantes intègrent tous les paramètres qui permettent
de juger sans parti-pris du degré de sévérité des orages.
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►
interprétation de
l'indice de sévérité orageuse |
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Dans la mesure où il s'agit d'un
indicateur national, ce sont les épisodes orages les plus organisés, les plus
intenses et les plus généralisés qui ressortent avec un ISO élevé.
Il faut en effet garder à l'esprit que la vocation première de cet
indicateur est de distinguer les grandes vagues orageuses
nationales et de pouvoir les comparer en terme d'intensité globale
et d'extension géographique.
Les résultats s'interprètent sur une
échelle ouverte, cependant contenue ordinairement entre 0 et 30. Des
valeurs supérieures à 30 sont possibles, mais de fait très rares.
Lorsqu'il est inférieur à 5, l'ISO témoigne d'orages généralement
localisés et sans extension géographique conséquente (ce qui n'exclue pas
qu'ils puissent être localement violents). Les épisodes orageux
classiques, qui concernent plusieurs régions avec des intensités modérées
à fortes, ressortent ordinairement avec un ISO compris entre 5 et 15.
Au-delà de 15, les épisodes orageux sont significatifs, concernent
de nombreuses régions avec des intensités fortes. Au-delà de 25,
nous sommes en présence de vagues orageuses sévères.
A ce jour, l'ISO le plus élevé a été
enregistré le 25 mai 2009, avec une valeur de 30,4. |
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►
historique des ISO
moyens mensuels |
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Depuis son utilisation routinière par
l'Observatoire en janvier 2009, l'ISO est calculé quotidiennement.
Il en ressort les moyennes mensuelles
suivantes : |

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L'expérience montre jusqu'à aujourd'hui
que les mois dotés d'un ISO moyen supérieur ou égal à 6 constituent des
mois fortement orageux, marqués par une
activité convective soutenue et régulièrement intense. |
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