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Les orages monocellulaires
"ordinaires" sont des orages à courte durée de vie, condamnés dès leur formation
à une dissipation rapide. En effet, ce type d'orage dure généralement une
demi-heure, au plus une heure, durant laquelle se succèdent trois phases : la
phase de croissance, durant laquelle le Cumulus prend de l'ampleur et se
développe en altitude ; la phase de
maturité, durant laquelle le Cumulus, devenu Cumulonimbus, commence à
former son enclume et, simultanément, constitue un courant descendant d'air plus
froid en liaison avec le début des précipitations orageuses ; la phase de
dissipation, durant laquelle l'orage ne parvient plus à s'alimenter en air
chaud près du sol, en raison du refroidissement de l'air par les courants
descendants. Un orage monocellulaire reste ainsi, dans sa forme la plus commune,
un
orage bref, souvent peu intense, qui se trouve rapidement asphyxié
par son propre courant descendant d'air froid.
Les orages monocellulaires sont fréquents en
été dans les situations de forte chaleur, notamment dans les régions de
relief, où ils se déclenchent préférentiellement en fin d'après-midi ou en début
de soirée. On peut également les rencontrer en plaine, où leur survenue est
souvent liée à la présence d'éléments locaux favorables (présence d'un lac ou
d'une zone de convergence des vents de surface). C'est également ce type de
structure qui est majoritaire dans les orages de masses d'air froid
(traîne active).
En présence d'une instabilité forte et d'une
tropopause élevée, certains orages monocellulaires peuvent s'avérer violents
(chutes de grêle, très fortes rafales de vent) et présenter une durée de vie un
peu moins brève qu'un monocellulaire ordinaire. Ces orages à formation très
rapide sont constitués d'une poussée convective unique, soudaine et très
virulente : on parle dans ce cas d'orage à pulsation (pulse storm). Ce
type d'orage, que l'on rencontre exclusivement par temps très chaud et en
présence de vents faibles dans toute l'épaisseur de la troposphère, se constitue
à partir d'une colonne convective particulièrement vigoureuse, qui présente
souvent sur des balayages radar verticaux une zone de formation des
précipitations plus élevée que dans le cas d'un monocellulaire ordinaire. Les
orages à pulsation se caractérisent visuellement par un bouillonnement
convectif très marqué, accompagné souvent d'un sommet pénétrant
et parfois d'une
enclume qui présente partiellement une progression rétrograde.
Un orage à pulsation présente au début de sa phase de dissipation un risque
élevé de downburst (rafales de vent destructrices).
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MONOCELLULAIRE ORDINAIRE
MONOCELLULAIRE A PULSATION |