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L'échelle R est une échelle
créée par l'Observatoire afin de permettre une classification des
épisodes pluvieux convectifs. Le but est de faciliter les
comparatifs entre épisodes pluvieux, d'affiner la climatologie
des épisodes pluvieux destructeurs et de déterminer par conséquent les
durées de retour des épisodes pluvieux convectifs sévères.
Elle vise
donc à mieux mesurer l'exposition des divers territoires français au
risque de pluies convectives intenses.
ECHELLE R
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cumuls en 24 h
►
cumuls en 1 h
▼ |
< 75 mm |
75 à 99 mm |
100 à 189 mm |
190 à 249 mm |
250 à 399 mm |
>= 400 mm |
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< 75 mm |
R0 |
R1- |
R2- |
R3- |
R4- |
R5- |
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75 à 99 mm |
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R1 |
R2 |
R3 |
R4 |
R5 |
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100 à 129 mm |
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R2+ |
R3+ |
R4+ |
R5+ |
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>= 130 mm |
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R2++ |
R3++ |
R4++ |
R5++ |
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inconnu |
R0 |
R1* |
R2* |
R3* |
R4* |
R5* |
La structure de l'échelle R a été
conçue à double entrée :
+ le chiffre, de 0 à 5, est
fonction du cumul maximal enregistré sur 24 heures glissantes au cours de
l'épisode pluvieux ;
+ le signe (-/+/++) est pour sa
part fonction du cumul maximal enregistré sur 1 heure glissante au cours
de l'épisode pluvieux. Si ce dernier est inconnu, le signe est remplacé
par un astérisque (*).
L'approche par ces deux entrées permet
ainsi de distinguer les épisodes pluvieux non seulement par la lame d’eau
totale sur 24 heures, mais également par la présence ou non de pics
d’intensité horaire marqués. Or c’est généralement l’association des deux
qui génère les dommages les plus sévères. La mise en place de cette
échelle permettra entre autres d’évaluer précisément ce dernier point en
fonction des contextes hydrologiques et géographiques propres à chaque
portion du territoire.
Cette échelle a été calibrée en
fonction de la climatologie française, mais elle peut s'appliquer
partout autour du globe et pourrait dans cette perspective rendre plus
aisée les études qui visent à proposer une analyse globale des régions
soumises aux épisodes pluvieux convectifs diluviens.
Afin de couvrir la grande variété des
régimes pluviométriques français, le niveau 1 de l'échelle, fixé à 75 mm
sur 24 heures glissantes, correspond à la moyenne des records de
précipitations sur 24 heures non glissantes des principales stations de la
moitié nord du pays (les reliefs, globalement peu marqués, n'y favorisent
pas les extrêmes pluviométriques). Le seuil des 100 mm correspond à la
moyenne française des records de précipitations en 24 heures (établie sur
la base de 13 stations du réseau principal). Le seuil des 190 mm
correspond à la limite au-delà de laquelle on parle d'épisode diluvien.
Le seuil des 400 mm n'est dépassé que par les épisodes les plus sévères.
Pour ce qui concerne les cumuls
horaires glissants, les seuils retenus distinguent les cumuls
sous-critiques (-) ou significatifs ( ), des cumuls horaires
remarquables (+) ou exceptionnels (++). L'expérience montre en
effet que la quasi totalité des cumuls horaires supérieurs à 75 mm
produisent des dommages, même lorsqu''ils ne sont liés qu'à un seul orage
et non à un épisode pluvieux convectif durable. Dans la climatologie
française, le seuil des 100 mm en 1 heure n'est que rarement atteint ou
dépassé au cours d'une année civile, d'où son choix comme critère pour le
qualificatif "remarquable" (+). Le seuil des 130 mm signale enfin des
cumuls horaires exceptionnels, réservés aux orages producteurs des pluies
les plus intenses, généralement peu mobiles ; il ne s'en rencontre que
rarement en France. |