|
Plusieurs journaux ont rapidement fait
part de ce phénomène tourbillonnaire, dont
Ouest-France qui
a édité un article sur son site Internet le jour même.
Voici un extrait du
Télégramme du Morbihan du 2 janvier 2007:
Vannes. Mini-tornade sur les
quartiers nord
Evénement climatique exceptionnel, hier soir, à Vannes : une
mini-tornade a traversé le nord de la ville, provoquant des dégâts
impressionnants, notamment sur la clinique Océane. Par chance, ce coup de
vent n’a pas fait de blessé. La mini-tornade a frappé les quartiers nord
de la ville vers 16h30. En quelques secondes, elle a tracé une ligne
d’ouest en est, occasionnant de multiples dégâts sur les bâtiments et les
voitures. Si le phénomène a franchi les quartiers de Tréhuinec, du Ténénio,
de Kerbiquet et de Ménimur, c’est à la clinique Océane que la première
alerte a été donnée aux pompiers. « Ils ont cru à une explosion dans la
chaufferie. Lorsqu’on est arrivé sur les lieux, on a vu que c’était autre
chose », raconte le capitaine Philippe Coindreau, officier de garde des
pompiers.
La cabine de toilettes vole jusqu’à
l’hôtel des ventes
Premier élément qui accroche le regard
près de la clinique : une cabine de toilettes en préfabriqué a franchi la
clôture de l’hôtel des ventes. D’après les témoins, le vent l’a déplacée
sur une vingtaine de mètres. Un médecin urgentiste indique qu’il a vu la
mini-tornade traverser le site de la clinique en une douzaine de secondes.
Sur les parkings, les vitres d’une trentaine de voitures n’ont pas résisté
à la violence du phénomène. « Ma femme qui travaille à la clinique m’a
prévenu que la lunette arrière de notre Renault Laguna avait volé en
éclats. Je suis venu la récupérer », explique Georges, encore abasourdi.
Plusieurs édifices de la clinique Océane ont souffert , dont la maternité
et le bâtiment consultations.
Aucune perturbation à la clinique
« Quelques plaques du toit ont été
arrachées et il a fallu couper l’électricité à différents endroits. Mais
les groupes électrogènes ont pris le relais. La mini-tornade n’a engendré
aucune perturbation des fonctions vitales de la clinique » , assure Yvon
Le Petrel, directeur-adjoint de l’établissement. Une société de
maintenance était à pied d’œuvre, hier soir, pour mettre un peu d’ordre et
évaluer l’ampleur des dégâts. Dans le lotissement voisin du Ténénio, ce
sont surtout les faîtages de toiture et le mobilier d’extérieur qui ont
été abîmés. « Quand ça s’est produit, ma belle-mère a vu son salon de
jardin partir avec le vent. Des tuiles sont tombées. Je n’avais jamais
assisté à un tel phénomène » , commente Jérôme, un riverain.
Même phénomène à l’île d’Houat en 2004
Sur la route de Bernard, vers Tréhuinec,
le toit d’un hangar de 2.000 m² s’est envolé. Du côté de Menimur, les
pompiers ont recensé plusieurs chutes d’arbre ainsi que des voitures
endommagées. « Mais pas de blessé », indique le lieutenant Mathieu Plisson,
du centre de secours de Vannes. « Le vent a soufflé à plus de 120 km/h,
estime Thierry Eveno, responsable départemental de Météo France. Il
s’agit d’un phénomène très concentré dans l’espace et dans le temps, dû à
une soudaine descente d’air froid. C’est aussi ce qui s’était passé sur
l’île d’Houat, en août 2004 où un camping avait été dévasté». Depuis 2000,
année de sa prise de poste à Vannes, Thierry Eveno note que quatre ou cinq
mini-tornades de ce type se sont produites dans le département. |