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LA TORNADE DU 1er JANVIER 2007 A VANNES (56)

 

Une tornade de faible intensité s'est abattue au nord de l'agglomération de VANNES, vers 15h45 TU, le 1er janvier 2007. Le phénomène a été confirmé par de nombreux témoignages. Il fait partie des six cas enregistrés sur la façade ouest de la France pour cette même journée.

 

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  principales caractéristiques de la tornade

 

intensité maximale :  EF 1 soit des vents de 135 à 175 km/h

distance parcourue : 3 km

largeur maximale : indéterminée

 

commune traversée : VANNES (Tréhuinec, Le Ténénio, ZA de Kerniol, Menimur)

MORBIHAN (56)

altitude moyenne du terrain : 35 m

type de terrain : rural et semi-urbain plat

 

principaux dégâts : arbres couchés, faîtages de toitures et tuiles envolées, plaques de toits arrachés sur une maternité, toit d'un hangar de 2000 m² envolé, voitures déplacées et dont les vitres ont volé en éclat

LOCALISATION GEOGRAPHIQUE

 

 

  parcours de la tornade

 

fond de carte : Géoportail

 

 

  coupures de presse / témoignages

 

Plusieurs journaux ont rapidement fait part de ce phénomène tourbillonnaire, dont Ouest-France qui a édité un article sur son site Internet le jour même.

 

Voici un extrait du Télégramme du Morbihan du 2 janvier 2007: 

 

Vannes. Mini-tornade sur les quartiers nord


Evénement climatique exceptionnel, hier soir, à Vannes : une mini-tornade a traversé le nord de la ville, provoquant des dégâts impressionnants, notamment sur la clinique Océane. Par chance, ce coup de vent n’a pas fait de blessé. La mini-tornade a frappé les quartiers nord de la ville vers 16h30. En quelques secondes, elle a tracé une ligne d’ouest en est, occasionnant de multiples dégâts sur les bâtiments et les voitures. Si le phénomène a franchi les quartiers de Tréhuinec, du Ténénio, de Kerbiquet et de Ménimur, c’est à la clinique Océane que la première alerte a été donnée aux pompiers. « Ils ont cru à une explosion dans la chaufferie. Lorsqu’on est arrivé sur les lieux, on a vu que c’était autre chose », raconte le capitaine Philippe Coindreau, officier de garde des pompiers.
 

La cabine de toilettes vole jusqu’à l’hôtel des ventes
 

Premier élément qui accroche le regard près de la clinique : une cabine de toilettes en préfabriqué a franchi la clôture de l’hôtel des ventes. D’après les témoins, le vent l’a déplacée sur une vingtaine de mètres. Un médecin urgentiste indique qu’il a vu la mini-tornade traverser le site de la clinique en une douzaine de secondes. Sur les parkings, les vitres d’une trentaine de voitures n’ont pas résisté à la violence du phénomène. « Ma femme qui travaille à la clinique m’a prévenu que la lunette arrière de notre Renault Laguna avait volé en éclats. Je suis venu la récupérer », explique Georges, encore abasourdi. Plusieurs édifices de la clinique Océane ont souffert , dont la maternité et le bâtiment consultations.
 

Aucune perturbation à la clinique
 

« Quelques plaques du toit ont été arrachées et il a fallu couper l’électricité à différents endroits. Mais les groupes électrogènes ont pris le relais. La mini-tornade n’a engendré aucune perturbation des fonctions vitales de la clinique » , assure Yvon Le Petrel, directeur-adjoint de l’établissement. Une société de maintenance était à pied d’œuvre, hier soir, pour mettre un peu d’ordre et évaluer l’ampleur des dégâts. Dans le lotissement voisin du Ténénio, ce sont surtout les faîtages de toiture et le mobilier d’extérieur qui ont été abîmés. « Quand ça s’est produit, ma belle-mère a vu son salon de jardin partir avec le vent. Des tuiles sont tombées. Je n’avais jamais assisté à un tel phénomène » , commente Jérôme, un riverain.


Même phénomène à l’île d’Houat en 2004
 

Sur la route de Bernard, vers Tréhuinec, le toit d’un hangar de 2.000 m² s’est envolé. Du côté de Menimur, les pompiers ont recensé plusieurs chutes d’arbre ainsi que des voitures endommagées. « Mais pas de blessé », indique le lieutenant Mathieu Plisson, du centre de secours de Vannes. « Le vent a soufflé à plus de 120 km/h, estime Thierry Eveno, responsable départemental de Météo France. Il s’agit d’un phénomène très concentré dans l’espace et dans le temps, dû à une soudaine descente d’air froid. C’est aussi ce qui s’était passé sur l’île d’Houat, en août 2004 où un camping avait été dévasté». Depuis 2000, année de sa prise de poste à Vannes, Thierry Eveno note que quatre ou cinq mini-tornades de ce type se sont produites dans le département.