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LA TORNADE DU 24 NOVEMBRE 2006 A TRÉGUNC (29)

 

Une tornade de faible intensité a frappé le sud du Finistère, le 24 novembre 2006, à 09h00 TU. Le phénomène, qui a été vu et entendu, pourrait, selon divers témoins, provenir d'une trombe marine. Le cas a été confirmé par la presse régionale.

 

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  principales caractéristiques de la tornade

 

intensité maximale :  EF 1 soit des vents de 135 à 175 km/h

distance parcourue : 5 km

largeur maximale : 30 m

 

commune traversée : TRÉGUNC (Penanguer, Kerambourg, Kergunus)

département : FINISTÈRE (29)

altitude moyenne du terrain : 25 m

type de terrain : rural peu vallonné, urbain discontinu peu vallonné

 

principaux dégâts : une quinzaine d'arbres abattus, dont deux pins et un gros chêne centenaire, toiture de 300 m² d'un hangar agricole envolée, voitures abîmées, abribus renversé

LOCALISATION GEOGRAPHIQUE

 

 

  parcours de la tornade

 

fond de carte : Géoportail

 

 

  coupure de presse

 

Le Télégramme fait part du phénomène dans son édition du 25 novembre 2006:

Tornade - Les Trégunois soufflés

Un mois et demi après Le Guilvinec, Trégunc a, à son tour, été frappée par une mini-tornade hier matin. Les dégâts sont limités, mais ceux qui l’ont sentie passer s’en souviendront. « Ce dont je me souviendrai le plus, c’est le bruit terrible. Je rentrais chez moi et je me suis retrouvé plaqué contre la maison, alors que des feuilles et des branches volaient dans tous les sens ». Pour cet habitant de Kergunus, un petit hameau de Trégunc, cette mini-tornade n’aura duré que quelques secondes. Mais des secondes inoubliables... Dans son jardin, quatre pins n’ont pas résisté à la bourrasque, abattant une clôture. Quant à son voisin, il s’évertue à effacer les traces de ce passage ébouriffant. Peupliers au sol, chêne centenaire déraciné, hangar fortement endommagé... Là aussi, le vent a fait des dégâts.

Les deux pignons par terre

Il était environ 10h, hier matin, quand ce coup de vent violent et tourbillonnant s’est abattu sur la commune, le long d’un mince couloir. Vraisemblablement formé sur la mer, il a causé ses premiers dégâts dans le secteur de Pendruc, à Penanguer Vihan.

Là, Roger Le Meur n’en revenait toujours pas, deux heures après le passage de la tornade. Il n’était pourtant pas loin quand le vent est passé sur deux de ses hangars, l’un abritant du matériel agricole, et l’autre servant à l’hivernage de caravanes. « Mais je ne pensais pas qu’il causerait tant de dégâts », dit-il. Et, montrant le pignon d’un des bâtiments, effondré au sol : « Regardez, le vent est entré par là, et il est ressorti de l’autre côté, détruisant l’autre pignon ». Sur le second hangar, une partie de la toiture s’est envolée. Des débris ont été projetés à plusieurs dizaines de mètres, brisant les vitres de la maison du propriétaire. Une maison qui a elle aussi souffert.

« Comme un immense ventilateur »


A quelques kilomètres de là, au cœur de Trégunc, c’est un arbre qui s’est abattu sur le parking d’un supermarché, endommageant deux voitures en stationnement. A côté, une aubette n’a pas résisté, elle non plus. Au total, c’est un couloir d’une trentaine de mètres, sur trois ou quatre kilomètres, qui a ainsi subi cette tornade. Avec, pour tous les témoins, le souvenir d’un bruit étonnant.   « J’étais en train de couper un arbre, raconte ainsi un Trégunois. Et malgré le bruit de la tronçonneuse, j’ai tout à coup entendu ce bruit énorme, comme un immense ventilateur ».

Un phénomène estival... en automne

Au centre régional de Météo-France, à Rennes, on confirme que la description de ce coup de vent correspond bien à celle d’une tornade. « C’est un phénomène très complexe et mal connu, qui se développe dans une atmosphère très instable, explique Bertrand Blaquart. C’est en général très localisé et imprévisible, mais ce phénomène a le plus souvent lieu en été, sur des sols chauds ». Alors quid de ces tornades d’automne, qui n’ont rien à voir avec nos bonnes vieilles tempêtes ? Un nouveau symptôme du réchauffement climatique ? « Difficile à dire, note le prévisionniste. On manque de statistiques pour affirmer que ces phénomènes sont plus nombreux qu’autrefois ». A Trégunc toutefois, on l’assure : on n’avait jamais vu ça.