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LA TORNADE DU 4 DECEMBRE 2000 A SAINT-RÉMY-DES-LANDES (50)

 

Une tornade de faible intensité a frappé la Manche le 4 décembre 2000, à la suite d'un front froid qui achevait de traverser le Cotentin. Le phénomène, issu d'une trombe marine, a fait l'objet d'une enquête de terrain et a été confirmé par la presse locale.

 

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  principales caractéristiques de la tornade

 

intensité maximale :  EF 1 soit des vents de 135 à 175 km/h

distance parcourue : 3,5 km

largeur maximale : 150 m

 

commune traversée : SAINT-RÉMY-DES-LANDES (La Bergerie, Le Château, La Roulanderie)

département : MANCHE (50)

altitude moyenne du terrain : 20 m

type de terrain : rural plat

 

principaux dégâts : arbres abattus (dont des chênes), cheminée d’une maison arrachée, vitres brisées, toitures de hangars en tôle endommagées, plaques de fibrociment emportées

LOCALISATION GEOGRAPHIQUE

 

 

  parcours de la tornade

 

fond de carte : Géoportail

 

 

  coupure de presse

 

"La Presse de la Manche" évoque le phénomène dans son édition du 10 décembre 2000:

 

Lundi matin vers 7h30, la commune de Saint-Rémy-des-Landes a fait les frais d’un phénomène météorologique assimilable à une tornade très localisée qui a provoqué des dégâts matériels spectaculaires.

Le jour n’était pas encore levé lorsque le gardien de la colonie de vacances appartenant à la ville de Carrières-sous-Poissy (Val d’Oise) a soudain vu trembler le pavillon où il réside. Une petite maison située dans l’enceinte d’un château désaffecté, qui abritait autrefois un centre de vacances. Sa fille qui se trouvait avec lui a constaté le même phénomène, lequel a duré environ une minute.

Une minute durant laquelle ni l’un ni l’autre n’ont vraiment compris ce qui se passait. Ce n’est qu’ensuite qu’ils ont pu constater les dégâts à l’extérieur. Dans le parc, des branches cassées jonchaient le sol ici et là, des arbres avaient été arrachés, et plusieurs fenêtres du château avaient été soufflées, projetées sur plusieurs dizaines de mètres.

Ailleurs, dans la petite commune, et principalement sur les villages de la Bergerie et de la Roulanderie, d’autres qu’eux étaient plongés dans la même perplexité, voire dans une réelle inquiétude, face à une mini -tornade en provenance de la mer. Un phénomène météorologique qui s’est montré plutôt dévastateur sur un couloir d’environ 150 mètres de large et quelques kilomètres de long.

Bizarrement, ni les pompiers ni la gendarmerie ne semblent avoir été alerté alors que, selon Michèle Brochard, maire de Saint-Rémy-des Landes, « les dégâts sont spectaculaires ».

D’ailleurs, les dommages ne sont probablement pas encore évalués dans leur totalité.

L’édile lui-même n’a été avisé que dans l’après-midi de lundi, et ce qu’elle a pu constater en divers endroits l’a impressionnée.        « Cela s’est produit sur un couloir où plusieurs maisons et exploitations agricoles ont été touchées. Il y a eu pas mal d’arbres soit très endommagés, soit abattus par la force du vent, notamment des chênes. Il y en a un qui est tombé sur le toit d’une maison neuve. Ailleurs, c’est la cheminée d’une maison qui a été arrachée. Un peu plus loin, dans une exploitation, des cultures ont souffert et des hangars de tôle se sont envolés ».

Dans une exploitation maraîchère et d’élevage, des plaques de fibrociment servant de toiture ont été soufflées sur plusieurs bâtiments, laissant des installations techniques, telle la laverie de carottes, à ciel ouvert.

Un jeune couple durement touché

Le propriétaire a dû prendre des mesures dès lundi pour que ce soit réparé sans délai. Sur d’autres bâtisses de pierre, ce sont les tuiles du toit qui se sont partiellement volatilisées.

Mais c’est sans doute un jeune couple d’éleveurs qui a été le plus gravement touché semble-t-il. La jeune femme était en train de s’occuper de ses bêtes dans l’un des bâtiments. Hier, d’après un témoin, « on a retrouvé de la laine de verre provenant du bâtiment à une dizaine de kilomètres de là … ».

La jeune femme a d’ailleurs été légèrement blessée et surtout choquée.

Un incident ni banal ni anodin que personne n’avait prévu apparemment. Selon Météo-France, qui n’a pas enregistré le phénomène, les conditions étaient cependant tout à fait réunies pour qu’il puisse se produire. Il s’agirait vraisemblablement d’une « trombe marine » qui survient lorsque la mer est encore chaude et subit le contrecoup d’une arrivée d’air froid, ce qui provoque une instabilité. Or lundi matin, une arrivée de fronts froids secondaires conjointement à la présence de cumulo-nimbus et d’un temps orageux ont effectivement pu être à l’origine de cet épiphénomène. Reste à savoir comment les victimes pourront être indemnisées, et s’il est envisageable ou non qu’il puisse y avoir une déclaration de catastrophe naturelle, même si elle n’a été que très localisées.