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LA TORNADE DU 13 MAI 2007 A SAINT-ÉVARZEC (29)

 

Une tornade de faible intensité s'est abattue dans une zone industrielle de SAINT-ÉVARZEC, à 12h00 TU, le 13 mai 2007. Le phénomène a été confirmé par un article de presse et par des témoignages.

 

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  principales caractéristiques de la tornade

 

intensité maximale :  EF 1 soit des vents de 135 à 175 km/h

distance parcourue : 500 mètres

largeur maximale : 20 mètres

 

commune traversée : SAINT-ÉVARZEC (Z.I de Troyalac'h)

FINISTÈRE (29)

altitude moyenne du terrain : 90 m

type de terrain : rural plat

 

principaux dégâts : toitures d'habitation endommagées (>20%), toitures de bâtiments industriels endommagées ou en partie arrachées, arbres déracinés (feuillus), débris transportés sur 200 à 300 m de distance
 

LOCALISATION GEOGRAPHIQUE

 

 

  parcours de la tornade

 

fond de carte : Géoportail

 

 

  photographies des dégâts

 

 

Toitures de bâtiments industriels très endommagées:

crédit photo : (c) OUEST-FRANCE

 

Débris projetés à distance - projectiles lancés sur les habitations:

crédit photo : (c) OUEST-FRANCE

 

Arbres déracinés:

 

crédit photo : (c) OUEST-FRANCE

 

 

 

  coupures de presse / témoignages

 

Le journal Ouest-France a fait part de l'événement le 14 mai 2007:

 

Hier, une mini-tornade a frappé la Cornouaille

L'entreprise Tuffigo a eu une bonne partie de sa toiture arrachée par la puissance du vent. Six entreprises et deux maisons d'habitation de Saint-Évarzec ont été décoiffées par un énorme coup de vent. Il n'a fait que des dégâts matériels.
« J'ai d'abord entendu une grosse averse. C'était tellement bruyant que je me suis approchée de ma porte-fenêtre. Je pensais à la foudre. Et là, j'ai vu des trucs qui volaient dans les airs, à plusieurs mètres du sol. J'étais sidérée, je me serai crue dans un film. » Ce qu'a vu Cathy, hier après-midi, elle n'est pas près de l'oublier. Il est 14 h, quand une mini-tornade s'abat sur la Cornouaille, touchant exclusivement la zone artisanale de Troyalac'h, à Saint-Évarzec, près de Quimper.

Le vent, déchaîné, s'attaque d'abord à l'entreprise Tuffigo, spécialisée dans les automatismes pour bâtiments d'élevage. La toiture de 2 500 m2 est arrachée sur 300 m2. Des dalles du plafond tombent dans l'une des salles de travail. « Heureusement que c'est arrivé un dimanche, confie Jean-Luc Martin, son directeur. En semaine, 35 salariés travaillent à l'intérieur. C'est désolant de voir ça... Heureusement, il n'y a pas eu de victime. »

« Du jamais vu ! »

Très vite, on s'organise. La circulation est déviée. Il faut sécuriser les lieux en coupant l'électricité, en faisant tomber ce qui menace de choir et en empêchant le passage des particuliers. Des salariés sont appelés pour venir prêter main-forte aux pompiers. Ensuite, il faut rassembler dans un coin de l'entrepôt marchandises et machines, puis bâcher le tout. Plusieurs heures de travail en perspective.

À quelques mètres de là, l'entreprise de transport routier Kieffer a aussi souffert de la mini-tornade. Le toit est sérieusement endommagé, ainsi que les portes des garages. Moindre mal pour Actuaplast, spécialisée en matière plastique, pour l'agence Crit Intérim et pour ALT (levage et manutention). En revanche, le Troyalac'h bar n'a pas échappé au sinistre. La toiture du restaurant routier a été complètement arrachée.

La mini-tornade a achevé sa course en s'attaquant à deux maisons d'habitation dont une encore en construction. « Je dormais quand j'ai entendu ce bruit sourd. Après, j'ai vu ce qui volait dans les airs. » Christian Mathieu n'en revient pas lui non plus. Sa voiture a eu la vitre brisée et le capot rayé par un tube de cheminée de ventilation, propulsé par le vent. Sur sa maison, des ardoises ont été emportées. « Même un renfort en acier a été tordu. Du jamais vu ! »

Sentiment partagé par André Guillou, le maire de Saint-Évarzec, dépêché sur les lieux avec son adjoint Pierre Lannurien. « Nous allons faire le tour des entreprises sinistrées. » Les dégâts matériels n'avaient pas été chiffrés, hier soir.

À 17 h, pendant que les pompiers s'affairaient et qu'on déblayait la route, tous n'avaient en tête qu'une pensée : « Heureusement, il n'y a pas eu de victime... »