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"La Nouvelle République" fait part du phénomène dans son
édition du 29 juillet 2005:
Sagonne dans la tornade
Encore sous le choc de la tornade qui était passée sur la commune la
veille au soir, les habitants de Sagonne tentaient de réaliser hier matin
ce qu'ils venaient de vivre en quelques minutes qui leur ont paru
interminables.
Beaucoup de toitures endommagées, des arbres centenaires déracinés, mais
aucun blessé. Miraculeusement, peut-on dire.
Au hameau de La Motte, Alain Saulu et son beau-frère ont vu l'arrivée de
la tornade sur Sagonne : « Ça faisait un ronflement incroyable, on
voyait le tourbillon de poussière arriver. Nous avons eu juste le temps de
rentrer pour fermer la porte. Par la porte, nous avons vu un pot de fleur
resté sur la table de jardin, ça l'a emmené à cinq mètres de haut ! »
Non loin de La Motte, au carrefour de la Croix-Verte, la couverture en
tôle d'un bâtiment agricole s'est envolée pour retomber une centaine de
mètres plus loin, à proximité de la nationale 76. Dans le bourg, Solange
Justin s'est précipitée à l'étage pour fermer les fenêtres des chambres
restées ouvertes : « Nous étions trois, nous n'arrivions pas à les
fermer tellement ça soufflait fort. »
Au château, l'accès au pont sur les douves est barré : « Pas de visite
», indique un écriteau juste avant un amas de tuiles tombées du toit.
Par précaution, les enfants séjournant au centre équestre des Fontaines
ont été déménagés de leur dortoir pour passer la nuit au centre
socioculturel.
L'essentage d'ardoises du clocher a souffert lui aussi de la tornade, et
des plaques de béton de cinquante kilos, coiffant les cheminées, ont été
emportées comme des fétus de paille pour s'écraser au sol, dans la rue ou
dans les jardins. Personne n'a été touché.
La forêt de Tronçais touchée
Sur Givardon comme sur Sagonne, on ne compte pas les arbres déracinés, les
peupliers vrillés par une main géante et brisés à mi-hauteur. Hier matin,
les bûcherons étaient occupés à dégager les allées de la forêt, barrées
par la chute de chênes de Tronçais centenaires. Une estimation faisait
état d'environ 2.500 m3 de bois à terre à cause de la tornade.
Juste à côté de Bellevue, une clairière naturelle s'est créée en quelques
minutes : sur un cercle de 100 m de diamètre, il n'y a plus un arbre
debout.
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