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LA TORNADE DU 19 SEPTEMBRE
2000 A
MONTPELLIER (34) |
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principales
caractéristiques de la tornade |
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● intensité
maximale : EF 2
soit des vents estimés entre 175 à 220 km/h
● distance
parcourue : 12 km
●
largeur maximale : 150 m
●
commune traversée : Montpellier, Castelnau-le-Lez, Prades-le-Lez
HERAULT (34)
●
altitude moyenne du terrain : 57 m
● type
de terrain : urbain
● principaux
dégâts :
gros dégâts sur un quartier en construction de Montpellier.
Trois grues renversées, causant la mort de 3 personnes et en blessant 7
autres, dont 4
grièvement. Arbres déracinés, panneaux et toitures emportés.
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LOCALISATION GEOGRAPHIQUE |
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"Ce jour là j'étais en plein
aménagement dans mon nouvel appartement situé au Nord de Montpellier, dans
le quartier des facultés des Sciences et des Lettres, situé à 5 km à vol
d'oiseau du quartier touché par la tornade. C'était le début de l'après
midi et je faisais des allers et retours entre ma voiture et l'appartement
pour y déposer les derniers cartons. L'atmosphère était lourde puisque le
vent marin était bien établi, chargeant le ciel d'entrées maritimes,
prémisse d'un épisode pluvieux, comme il en arrive fréquemment en cette
saison. Qui dit épisode de pluie en cette époque de l'année dans cette
région veux aussi dire risque de cévenol ou d'orage en V.
La pluie n'avait toujours pas fait son
apparition à 14h quand je partais chercher mes dernières affaires. A ce
moment-là, une cellule naissait au Sud de la ville, non loin du littoral.
Cette cellule s'est acharnée sur Montpellier puisque les environs non pas
été touchés. Il est tombé plus de 50 mm sur la ville en 50 minutes de
temps. Il n'était pas loin de 15h et je m'apprêtais à descendre de la
voiture pour rejoindre mon appartement quand soudainement des seaux d'eau
se mirent à tomber. J'étais en short et T-shirt, je n'avais qu'une
quinzaine de mètres à parcourir pour rejoindre le hall de la résidence.
Courir sous la pluie tout le monde l'a fait, pourtant là j'étais comme
paralysé par la violence de cette dernière qui tombait à grosses gouttes.
Je me rappelle du vacarme que ça faisait sur la carrosserie, comme si
c'était de la grêle sauf que c'en n'était pas ! Je me rappelle être resté
"comme un con" dans la voiture pendant 15 minutes avant de piquer un
sprint jusqu'à la résidence. J'ai dû faire une vingtaine d'enjambées,
pourtant j'étais trempé ! L’activité électrique ne m’a pas spécialement
marqué, c’était surtout la violence des pluies. Trois quarts d'heure plus
tard, l'orage s'évacua par le Nord de Montpellier (j'en ai une photo sur
argentique), les pluies s'arrêtèrent. Quelques minutes plus tard, un ami
habitant l'autre quartier universitaire de la ville, celui de Richter, au
Sud, là où coule le Lez m'appela pour me prévenir qu'un truc de dingue
venait de se dérouler. Il m'expliqua que de sa fenêtre il a vu tous les
arbres situés en bordure du Lez se coucher sur le sol sous la violence du
vent (les pompiers ont recensé 200 platanes couchés), divers débris
emportés, et que la pluie tombait à l'horizontale, le tout dans un vacarme
assourdissant. De son balcon, il a vue sur le Lez : la tornade a frappé
quelques centaines de mètre derrière l'immeuble, dans le quartier de la
Pompignane. Ce secteur s’est retrouvé en l’espace de 50 minutes sous 20 cm
d’eau. Impossible d’atteindre en voiture ce secteur, des barrages de
police empêchent toute circulation, et pour cause : sur un couloir étroit
de 200 mètres, tout a été ravagé. Je m’y rends à pied. Sur la route
s’empilent quantité de branches de platane et de pins parasols de 4 mètre
de haut cisaillés, des tuiles, mais aussi une camionnette couchée sur le
flanc au milieu de la route. J’arrive en bordure des ponts qui enjambent
le Lez pour rejoindre le quartier de Richter. Ce quartier était en plein
boom à cette époque avec la construction de plusieurs immeubles
simultanément autour de la faculté des Sciences éco. Trois grues de
chantier étaient à l’oeuvre, la tornade les a abattues ! Deux grues
gisaient sur le sol complètement disloquées, la flèche écrasant plusieurs
véhicules en stationnement, alors que la 3ème a été renversée et s’est
écrasée sur un immeuble. Pourtant ces 3 grues avaient été mises en
position de girouettes pour diminuer la prise au vent. Les grutiers ont à
peine eu le temps de fuir voyant la menace arriver, malheureusement une
des grues s’est écrasée sur une baraque de chantier tuant 3 personnes et
en blessant 7 autres. Mon ami m’indique que le phénomène a duré 30
secondes tout au plus et qu’il a vu l’entonnoir d’une couleur très sombre
pendre sous la base nuageuse avant de disparaître en passant au-dessus de
chez lui après avoir dévasté le quartier.
Ce qui me marqua le plus, hormis les dégâts impressionnants, c’est la
localisation du phénomène. Dans le couloir de la tornade tout été dévasté,
un vrai champ d’apocalypse, alors qu’en bordure les arbres étaient debout
! A la télé, un ingénieur de chez Météo France a indiqué qu’il s’agissait
d’une tornade F2 voir peut être F3 à la vue les dégâts générés. A
noter que quelques heures plus tard, un orage en V inonda la ville de
Marseille sous pratiquement 200mm d’eau en moins de 3 heures…"
Cyril ANIEL |
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Montpellier : la tornade tue trois
personnes
« De ma vie de chantier je n' ai jamais
vu un tel champ de bataille, une telle force destructrice » raconte le
directeur général de la Soleg, propriétaire de deux des trois grues qui
ont fait deux blessés, dont le grutier, dans le quartier mitoyen de la
Pompignane.
Au cœur d'un orage violent de type
tropical des vents ont soufflé en tempête sur Montpellier. Ils ont tué à
cause de la chute de grues sur des bâtiments préfabriqués. Une
mini-tornade de type tropical a balayé, hier vers 15 heures, le quartier
en construction de Port- Marianne, au sud est de Montpellier. Elle a
précipité la chute de trois grues de chantier causant la mort de trois
personnes et en blessant 7 autres dont 4 sont grièvement atteintes. « On a
senti la cabane de chantier se soulever avec la force du vent. On a cru
qu'on allait s'envoler. Et la grue s'est abattue un peu plus loin, ça a
été un fracas assourdissant », a indiqué un survivant devant
l'enchevêtrement de béton et de tôle, vestiges de l'un des deux
préfabriqués.
La partie métallique de la grue, d'une hauteur de 35 mètres et d'un poids
de sept tonnes, s'est écrasée en quelques secondes « comme une vrille »
sur le préfabriqué en même temps que le bloc de béton fixé sur la flèche.
A hauteur du pont Emile Zucarelli, dans le secteur de Richter, la grue est
tombée sur un abri de chantier et sur des véhicules en stationnement et en
circulation, occasionnant le bilan le plus lourd: trois morts quatre
blessés grièvement atteints. La plupart des victimes sont des ouvriers qui
venaient de s'abriter de la pluie. « De ma vie de chantier je n' ai jamais
vu un tel champ de bataille, une telle force destructrice » raconte le
directeur général de la Soleg, propriétaire de deux des trois grues qui
ont fait deux blessés, dont le grutier, dans le quartier mitoyen de la
Pompignane. Il a juste eu le temps de quitter sa nacelle.
Une tornade venue de la mer
« Au loin, il a aperçu la première grue
bouger, tanguer, il a vu la tornade arriver. Il commençait sa descente
lorsque la grue est tombée. Il a été touché à la tête » explique l'un des
ouvriers du chantier. « Nous venons d'assister à un coup de vent d'une
violence inouïe, jamais observé. Compte-tenu de l'importance des dégâts,
on peut estimer que le vent a facilement dépassé les 200, 230 km/h dans la
tornade. On ne peut rien faire contre de tels événements » reconnaît le
colonel Charles Cassar qui commande le CODIS de l'Hérault. Un spécialiste
de la prévention des accidents du travail ne peut lui-même que constater
les dégâts. « Dans la zone tropicale, lorsque de telles tornades sont
annoncées on est obligé d'arrimer, d'ancrer les grues. Je crois que nous
avions affaire à quelque chose de comparable » explique-t-il. Le coup de
vent, venu de la mer, accompagné d'une très forte pluie a également
déraciné des arbres, emporté des panneaux et des toitures dans le secteur
est de la ville.
En août 1999, un même phénomène de vent très violent avait abattu la
grande roue de la fête foraine de Palavas-les- Flots. Par chance, ce
jour-là, le tourbillon de vent n'avait touché personne. Les pompiers de
Montpellier ont dû par ailleurs intervenir pour évacuer une cinquantaine
de voitures bloquées par les eaux dans le tunnel qui traverse le
centre-ville.
La préfecture de l'Hérault, a annoncé que des dégâts matériels avaient
également été enregistrés dans les communes de Castelnau-le-Lez et
Prades-le- Lez.
En fin de journée, elle a appelé les habitants du département à rester
chez eux pour ne pas prendre de risques à cause de l'arrivée d'un second
phénomène pluvio-orageux qui devait passer dans le courant de la nuit.
Christian GOUTORBE, La Dépêche du Midi
Montpellier et Marseille pansent leurs plaies
Le réveil a été difficile, hier, à
Montpellier et à Marseille, au lendemain des violents orages qui ont fait
cinq morts et causé d'importants dégâts matériels. Les deux municipalités
espèrent être classées en zones sinistrées. Le bilan des intempéries a été
revu à la baisse, la troisième victime à Marseille étant un sans-abri de
68 ans qui se serait suicidé.
Le soleil est revenu sur Montpellier mais dans les quartiers de la
périphérie sud-est, le spectacle de désolation témoigne de la violence de
la mini-tornade qui a causé la mort de trois personnes et en a laissé huit
autres blessées. Un homme, dont des témoins affirment qu'il a été emporté
avec sa voiture par un torrent de boue, était toujours recherché hier. Le
parquet de Montpellier a ouvert une information judiciaire pour «
homicides et blessures involontaires », afin de déterminer si toutes les
règles de sécurité avaient été respectées sur les chantiers où se
trouvaient les grues qui se sont effondrées. A Marseille, 20 personnes ont
été hospitalisées à la suite de malaises. Trois hôpitaux ont subi des
dégâts importants, dont celui de la Timone. Un millier de foyers étaient
toujours privés d'électricité, hier soir. Plusieurs dizaines de maisons et
commerces ainsi que 200 véhicules ont été endommagés. Le nord-est de
Marseille, a été particulièrement éprouvé. A Malpassé, le Jarret en crue a
tout emporté sur son passage : voitures, arbres, des pans entiers de
maisons. Habituellement profonde de 50 à 60 cm, la rivière avait atteint
sept mètres dans la soirée de mardi."
L’Est Républicain |
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►
cartes
d'analyse météorologique |
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ANALYSE DU 19
SEPTEMBRE 2000 A
00H TU |
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FRONTS - ISOBARES |
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850 hPa :
TEMPERATURES |
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PRESSION MER +
ISO 500 hPa |
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300 hPa : VENT
(12h TU) |
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