LA TORNADE DU 1er JANVIER 2007 A LACHAISE (16)

 

Une tornade de faible intensité s'est abattue le jour de l'An 2007, à 15h30 TU. Cette tornade prend part à un épisode de tornades de grande ampleur qui a concerné le Centre-Ouest cet après-midi là.

 

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  Principales caractéristiques de la tornade

 

intensité maximale :  F1 soit des vents de 135 à 175 km/h

distance parcourue : < 3 km

largeur maximale : inconnue

 

communes traversées : Lachaise (+ Lagarde-sur-le-Né ?)

en CHARENTE (16)

altitude moyenne du terrain : 30 m

type de terrain : rural plat

 

principaux dégâts : vignes détruites (jeunes ceps coupés par les tôles de bardage), toitures partiellement arrachées. Portails et conduits de cheminée endommagés. A Lagarde-sur-Né, une citerne de transport de 5 tonnes déplacée occasionne des dégâts sur ce qu’elle a touché. Dans une ferme avicole, 80 poulets paniquent et meurent étouffés.

LOCALISATION GEOGRAPHIQUE

 

 

  Cartes d'analyse météorologique

 

ANALYSE DU 1er JANVIER 2007 A 18H TU

     

FRONTS - ISOBARES

 

850 hPa : THETA

 
     

500 hPa : TEMPERATURES - ISOHYPSES

 

300 hPa : VENT - DIVERGENCE

 

 

 

  Coupure de presse

 

Coup de tabac lundi en soirée sur le Sud-Charente. Le village de chez Soulice à Lachaise a été particulièrement secoué pendant une minute

 

Lundi, jour de l'an. « Anne-Marie Rol, notre voisine était venue nous présenter ses vœux, raconte, encore très émue, Georgette Renon qui habite le village de chez Soulice à Lachaise. Il était 17 h 30. La nuit commençait à tomber. Puis on a entendu l'orage qui approchait. Anne-Marie s'est dépêchée de rentrer. Tout à coup, le vent s'est mis à souffler très fort ». Georgette Renon se rappellera le spectacle qui a suivi. Une mini tornade passait sur le hameau.


Comme une explosion. Tout le village s'est embrasé. Michel Debien, le compagnon de Georgette, n'en revient pas : « On a entendu comme une explosion ». Le hangar d'Alban Maillet, 50 mètres plus loin, venait de s'effondrer. La charpente métallique s'est tordue dans tous les sens, les tôles se sont envolées. Le matériel agricole était prisonnier de l'amas de ferraille et de béton.

 

"Il a fait très noir. La pluie s'est mise à tomber fortement. Le marronnier en face dans le jardin, s'est transformé en sapin de Noël. Il était tout illuminé. Les tôles avaient du atterrir sur les fils électriques. »

Georgette revit la scène : « On était figé. On ne disait pas un mot. On avait l'impression de revivre 99. Mais en pire. Les tuiles volaient de partout. La tornade n'a duré qu'une minute. Une minute à peine. Peut-être trente secondes. Et tout est redevenu calme."

 

En danger de mort

De l'autre côté de la rue, les tôles, comme les projectiles, ont coupé les fers forgés. Au moment de la mini tornade, la famille de Jean-Michel Poitevineau se trouvait à Barbezieux. « Les voisins nous ont appelés. Quand nous sommes arrivés, tout un pan de la toiture avait disparu. Ce sont les sapeurs-pompiers qui ont posé des bâches pour protéger la maison ». Sapeurs-pompiers de Barbezieux, Segonzac et Archiac qui auront fort à faire. Heureusement, uniquement pour des biens matériels. Par bonheur, à ce moment-là, dans le village qui compte cinq foyers, aucune personne, aucun animal, ne s'est trouvé à l'extérieur. Ils auraient été en danger de mort. Joseph Marchive montre la vigne : « Regardez, les tôles de bardage de mon hangar ont coupé les jeunes ceps. Il y en a jusqu'à cent mètres ». Sa mère, Denise Marchive, 86 ans, a eu la sagesse de ne pas sortir : le conduit de cheminée s'est effondré dans le jardin, sur le pas de la porte.
A quelques centaines de mètres, la maison de Marcel Chataigner, au village de la Ménarde a été touchée. Surtout au niveau de la toiture.


Trois kilomètres plus loin

A Lagarde sur le Né, au lieu-dit Chez Rochard, Bernard Chauvin, transporteur, constate lui aussi les dégâts sur sa maison et celle de son beau-frère : portails, tuiles, conduits de cheminée ont fait les frais du vent. « Pire encore, une de mes citernes de transport qui pèse cinq tonnes a été déplacée, touchant le matériel à côté ».
Dans la ferme avicole voisine de Christian Normandin, ce sont les poulets qui ont été les victimes. « La couverture des bâtiments s'est envolée, explique Michèle Normandin, les poulets ont paniqué. Ils se sont entassés. 80 sont morts étouffés ».
Mardi matin, comme en 99, voisins, famille et amis sont venus donner un coup de main. Seuls Georgette et Michel étaient encore privés de courant : « les fils étaient en travers de la route. Les agents EDF ont du les couper ».
Quant au maire de la commune, Dominique Lefoulon qui est aussi assureur il était submergé d'appels.

 

(Sud Ouest Charente, 3 janvier 2007).

 

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