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LA TORNADE DU 2 JUILLET 1827 A JONZAC (17)

 

Une tornade s'est abattue le 2 juillet 1827, vers 23 heures, sur Jonzac et les communes limitrophes, dans le département de la Charente-Maritime.

 

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  principales caractéristiques de la tornade

 

intensité maximale :  EF-2 soit des vents de 175 à 220 km/h

distance parcourue : inconnue

largeur maximale : inférieure à 50 mètres probablement

 

communes traversées : Jonzac et communes voisines

en CHARENTE-MARITIME (17)

altitude moyenne du terrain : 53 m

type de terrain : rural vallonné

 

principaux dégâts : cultures détruites, vitres cassées, toitures arrachées, arbres cassés…

LOCALISATION GEOGRAPHIQUE

 

 

  témoignage

 

Le 2 juillet, à onze heures du soir, nous avons été réveillés par un bruit effrayant. La grêle était de la grosseur d’un œuf de pigeon. Le vent impétueux, la pluie battante, le son des cloches, se mêlaient aux cris de désespoir des habitants de la campagne. Avec des lanternes, vers 2 heures du matin, on les apercevait se promener dans leurs champs. Les récoltes étaient tellement écrasées, détruites, qu’il devenait impossible de reconnaître si telle pièce de terre abîmée par le fléau était ensemencée la veille en froment, orge ou avoine. Ces feux errants, ces vives lamentations, réveillaient des émotions profondes. La trombe dévastatrice avait la forme d’une anguille, grande longueur, petite largeur. On compte 43 communes atteintes en partie, blés perdus, ceps de vignes endommagés, toitures enlevées, vitres détruites, arbres rompus, animaux trouvés morts.
Le canton d’Archiac, qui déjà est le plus difficile à administrer, est celui qui a été le plus maltraité. Nulle part la propriété n’est aussi morcelée qu’à Jonzac. Dans la commune voisine de Saint Germain de Lusignan, le vingtième le plus imposé ne paie que 5,90 F pour un total de 7000 F. Il y a 900 articles. Ainsi, la ruine vient de frapper un grand nombre de propriétaires.
Le 11 juillet, avec le sous-préfet, j’ai parcouru les communes dévastées. C’est un désolant spectacle, mais il y aura quelques soulagements apportés par les princes, le gouvernement, la charité publique et privée, et enfin la création d’ateliers de travail, même avant l’hiver prochain.

 

extrait du Journal d’Alphonse Garnier, magistrat en exercice dans le canton de Jonzac en 1827

 

Ce cas a été rapporté à l'Observatoire par N. Baluteau.