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LA TORNADE DU 28 JUILLET 2005 A IVOY-LE-PRÉ (18)

 

Une tornade d'intensité modérée a frappé les Collines du Sancerrois, le 28 juillet 2005, vers 15h00 TU. Le phénomène a été confirmé par la presse locale. Il fait partie des deux cas recensés en France pour cette même journée.

 

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  principales caractéristiques de la tornade

 

intensité maximale :  EF 2 soit des vents de 175 à 220 km/h

distance parcourue : 12,5 km

largeur maximale : 150 m

 

communes traversées : IVOY-LE-PRÉ (village, forêt d'Ivoy), JARS (Nancray)

département : CHER (18)

altitude moyenne du terrain : 280 m

type de terrain : rural vallonné

 

principaux dégâts : arbres déracinés ou cassés net (500 hectares de forêt détruits à IVOY); toitures de dépendances de ferme envolées, avec projection de débris à plusieurs dizaines de mètres; atelier de 120 m² effondré; hangars, dont un fait en pierres, entièrement détruits; toitures arrachées avec, au pire, une partie des murs extérieurs écrêtés; benne poussée sur plus de 500 m

LOCALISATION GEOGRAPHIQUE

 

 

  parcours de la tornade

 

fond de carte : Géoportail

 

 

  photographies des dégâts

 

 

Arbres déracinés ou brisés - Projections de tôles:

 crédit photo : (c) http://www.ecosociosystemes.fr/depressions.html

 

Toiture entièrement arrachée avec écrêtement léger des murs extérieurs:

  crédit photo : (c) http://www.ecosociosystemes.fr/depressions.html

 

 

  coupure de presse

 

Le phénomène est repris par le quotidien "La Nouvelle République" dans son édition du 30 juillet 2005:

 

Toitures envolées, maisons soufflées, arbres déracinés : la tornade de jeudi soir a dévasté toute une partie de Jars et Ivoy-le-Pré. Hier, les habitants, encore sous le choc, tentaient de réparer les dégâts.

« On était avec les enfants sur la terrasse et, soudain, le vent s'est mis à souffler très fort, raconte Fabienne Navarro. On s'est abrité dans la véranda et on a vu le portique, les chaises, emportés dans une puissante bourrasque. D'un coup, la véranda a éclaté, le toit de l'appentis et des pans de murs en briques se sont écroulés sur ma voiture. Ça a duré dix minutes mais c'était terrible ! » Au 2, rue Sainte-Anne, à Ivoy-le-Pré, les dégâts sont considérables. Les pompiers ont bâché, jeudi soir, le toit de la maison de Fabienne, et hier, toute la famille était à pied d'œuvre pour enlever les briques, les branches et les morceaux de verre éparpillés sur des mètres à la ronde.

« Une vraie tornade s'est abattue sur la commune et ses proches alentours », déclare Étienne de Saporta, maire d'Ivoy. « Rien que pour cette zone, nous avons reçu plus de cent appels, précise Alain Ygnace, commandant des opérations de secours. Les tuiles – parfois, des toits entiers – d'une quarantaine de maisons se sont envolées. » La rue Sainte-Anne est certainement la plus touchée.      « Sur près de 800 m, la route de La Chapelotte a été bouchée par des arbres brisés et, au total, 500 hectares de forêt ont été détruits. »

Toujours à Ivoy, la bergerie du Moulin-Blanc est dévastée. « Mon atelier de 120 m2 s'est effondré, explique Christian Bardin, propriétaire de l'exploitation. Les tôles du hangar – qui abritait quatre silos à céréales – ont été soufflées. Il y a des morceaux de ferraille et de poutre partout dans les champs environnants. Le toit de la salle de traite et de la fromagerie a tout simplement disparu. » Des destructions qui fragilisent l'avenir de la bergerie : « Toute l'alimentation que j'avais stockée pour nourrir mes 240 chèvres et chevrettes a été réduite en poussière… ».

A Jars, des tas de ruines entourent le château de Nancray. « Là, cet amas de pierres, c'était un hangar, indique Jacky Chuard, agriculteur qui loue le château et ses dépendances. A l'intérieur, il y avait trois veaux : deux ont été tués ». Et un tracteur est toujours sous les décombres. Un deuxième hangar a été détruit et « cette benne a été poussée par la tornade sur plus de 500 m », raconte Sébastien, l'un des fils de Jacky.

Hier, les pompiers – grâce aux grandes échelles de Sancerre et Saint-Amand – ont pu bâcher le toit du château. « La quasi-totalité des tuiles ont été projetées alentour », continue Sébastien.

A Ivoy-le-Pré, comme à Jars, les voisins, les amis ont tous mis la main à la pâte pour faciliter le travail des sapeurs-pompiers. « On a constaté un fort élan de solidarité », précise Étienne de Saporta qui a conduit le sous-préfet, Philippe Lévesque, sur les lieux du désastre. Malgré l'ampleur du sinistre et le désarroi des victimes, l'état de catastrophe naturelle n'est pas déclaré. « Mais vous pouvez déposer un dossier pour l'obtenir, a indiqué le représentant de l'État au maire. Un conseil, en revanche : pour les assurances, il vaut mieux – pour être bien indemnisé – parler de pluie torrentielle plutôt que de grêle ou de vent violent. »

Un miracle que cette tornade n'a blessé personne.