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LA TORNADE DU 30 SEPTEMBRE
2006 A GUILVINEC (29) |
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principales
caractéristiques de la tornade |
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● intensité
maximale : EF 1
soit des vents de 135 à 175 km/h
● distance
parcourue : 1,5 km
●
largeur maximale : indéterminée
●
commune traversée : GUILVINEC (Men Meur, cimetière)
●
département : FINISTÈRE (29)
●
altitude moyenne du terrain : 8 m
● type
de terrain : urbain discontinu plat
● principaux
dégâts :
grosses branches cassées, toiture d'un abri de jardin emportée, dégâts aux
habitations (vitres, velux, faîtières, pignons), toitures endommagées
(>20%), vitres brisées sur des voitures, stèles d'un cimetière retrouvées
couchées et/ou brisées, câbles électriques et téléphoniques jetés à terre
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LOCALISATION GEOGRAPHIQUE |
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fond de carte : Géoportail
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photographie
des dégâts |
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Rue de Men Meur: porche détruit:

crédit photo : (c) Archives VILLE DE
GUILVINEC
Vitres brisées sur des véhicules:

crédit photo : (c) Archives VILLE DE
GUILVINEC
Toiture d'un abri de jardin
entièrement emportée:

crédit photo : (c) Archives VILLE DE
GUILVINEC
Dégâts aux habitations: bardages et
velux détérioriés:

crédit photo : (c) Archives VILLE DE
GUILVINEC
Toitures endommagées (>20% du toit):

crédit photo : (c) Archives
OUEST-FRANCE |
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Le journal
Ouest-France
évoque le phénomène dans son édition du 2 octobre 2006:
Mini-tornade samedi matin au
Guilvinec
Le port finistérien du Guilvinec a été touché samedi matin par une
mini-tornade. L'alerte a été donnée aux environs de 6h30. Les dégâts
concernent surtout des résidences du front de mer. Des toits se sont
envolés. Des câbles électriques et téléphoniques sont tombés à terre.
Hier matin, les habitants ont été réveillés par un bruit proche de celui
d'un tremblement de terre. Des maisons ont été sérieusement endommagées.
« J'habite aux Antilles. Je suis habituée aux cyclones. Mais il m'est
impossible de définir ce bruit terrible. » Comparé par certains
habitants à celui d'un tremblement de terre, le bruit que cette femme a
entendu hier matin alors qu'elle dormait dans son camping-car, place de la
Gare au Guilvinec (Finistère), était bien celui de la mini-tornade qui a
traversé la ville portuaire. « J'ai fait un bond dans mon lit. Pendant
trente secondes, une minute, la maison a tremblé », décrit un
habitant.
Tout a commencé à 6h35 par une très forte pluie. Puis, le calme plat avant
l'arrivée de ce phénomène aérien que des témoins ont vu passer, « à
4,50 m au-dessus des habitations, chargé de tuiles, de sable et de
matériaux ».
Toitures arrachées
Venue de la mer, la petite tornade est entrée par la pointe de Men Meur au
sud-ouest de la ville qu'elle a traversée vers le nord-est sur 1,5 km (et
200 m de large au départ), causant des dégâts relativement importants sur
son passage : toitures totalement ou partiellement arrachées, fenêtres de
toit et lucarnes endommagées, fils électriques, téléphoniques, branches
d'arbres arrachés, etc. Les vitres d'une vingtaine de voitures ont
explosé, dont une quinzaine sur le parking de la résidence Pierre et
Vacances, tout près du front de mer.
À côté du cimetière où 50 stèles ont été retrouvées à terre, souvent
brisées, la cabine téléphonique n'a pas non plus résisté, pas plus qu'un
cabanon de jardin, décapité et arraché du sol. Impressionnant également
cette maison relativement récente, dont le pignon s'est effondré sur trois
voitures... Aucune victime n'est à déplorer. Mais il est difficile de
donner un bilan chiffré des dégâts. Hier, les pompiers avançaient le
chiffre approximatif d'au moins 100 maisons touchées, à des degrés très
variables.
Le constat des dégâts s'est accompagné d'un phénomène de solidarité. «
On prévient les résidants secondaires. On se connaît tous, c'est normal »,
témoigne un habitant. À la mairie, une permanence a été ouverte hier pour
recevoir les appels des résidants absents, dont beaucoup vivent en région
parisienne. Aidés par les services municipaux, les pompiers ont multiplié
les interventions (52) pour colmater provisoirement les trous des
toitures, dégager les rues et aider les habitants à trouver des solutions.
À midi, les interventions étaient loin d'être terminées, mais la ville
avait retrouvé visage humain. « Nous allons lancer une procédure de
catastrophe naturelle », informait hier l'adjoint Louis-Gérard Prat.
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