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LA TORNADE DU 1er DECEMBRE
2007 A GONFREVILLE-L'ORCHER (76) |
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principales
caractéristiques de la tornade |
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● intensité
maximale : EF 1
soit des vents de 135 à 175 km/h
● distance
parcourue : 2,5 km (dégâts discontinus dans le couloir)
●
largeur maximale : indéterminée
●
communes traversées : LE HAVRE (Graville), GONFREVILLE-L'ORCHER
(Mayville)
SEINE-MARITIME (76)
●
altitude moyenne du terrain : 7 m
● type
de terrain : urbain plat
● principaux
dégâts :
grosses branches cassées; nombreux arbres, dont des tilleuls de taille
respectable, déracinés; toitures endommagées (>20%); tôles en plexiglas
d'un stade envolées
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LOCALISATION GEOGRAPHIQUE |
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fond de carte : Géoportail
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►
photographie
des dégâts |
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Dégâts causés par des chutes de tôles
sur une structure métallique d'entrée de parking:

Arbres étêtés à 2 mètres au-dessus du
sol:

Grosse branche provenant d'un arbre
situé à 15 mètres de là.
La structure métallique, à l'écart de
la trajectoire de la tornade, est intacte:

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Parmi les nombreux témoignages, celui
d'un habitant du quartier de Mayville à GONFREVILLE-L'ORCHER est tout à
fait explicite:
« J'étais avec ma compagne chez moi,
au premier étage de l'école primaire de Mayville où j'ai un appartement de
fonction (école dont il est question dans les articles). Nous étions tous
les deux sur nos ordinateurs respectifs, et nous regardions par la
fenêtre. En effet, un orage très fort était au dessus de nos têtes et nous
nous demandions si il n'était pas plus sûr de débrancher nos appareils
électriques.
Cela faisait un petit moment que l'orage était au dessus de nos têtes,
accompagné de rafales de vents et de pluies, parfois de grêle. Et d'un
coup, ce qui nous a fort surpris, le vent s'arrête, la pluie s'arrête...
Mais dans le même temps, la fréquence des flashs lumineux de l'orage
augmente incroyablement. En effet, il y avait alors environ un flash de
lumière toutes les 2/3 secondes...
Et puis, un grondement assourdissant, et un nuage de pluie tournoyant
passe devant la fenêtre qui donne sur la cour de l'école. Les arbres qui
s'y trouvent se plient sous la violence des vents, et dans un jardin
derrière la cour de récréation, 4 sapins, d'environ 15 mètres de hauteur
se couche instantanément. A ce moment là, j'ai crié "Les arbres tombent",
et j'ai couru fermer le volet de la fenêtre.
Nous avons couru dans toute la maison fermer tous les volets, débrancher
tous les appareils électriques. Sur le coup, je ne me suis même pas dit
que c'était une tornade. Dans ces situations là, on ne réfléchit plus, on
agit tout simplement.
Nous sommes peut-être resté 5 minutes, dans le noir total à attendre, sans
trop savoir ce qui s'était passé. Et puis nous avons ouvert un premier
volet, et c'est là que nous avons vu les dégâts : toitures envolées,
arbres arrachés, tôles de 1m50 au milieu de la route (il nous fallait être
trois adultes pour les porter).
Nous sommes sortis, et nous avons pris la mesure de la catastrophe. Et
c'est en voyant les dégâts, et en repassant le film de l'événement dans
nos têtes que nous nous sommes dits : c'était une tornade.
Heureusement aucun blessé, mais c'est une chance incroyable. »
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Le journal
Havre Presse a fait par de l'événement dans son édition du 3 décembre
2007:
TEMPETE. La côte haut-normande a été
la plus touchée par les rafales. Importants dégâts au Havre et à
Gonfreville
La tempête est annoncé pour dimanche avec des vents de 120 km/h, elle
s'est invitée avec quelques heures d'avance. Une mini-tornade s'est même
abattue entre une rue du Havre et un quartier de Gonfreville, samedi à
19h30. À la même heure, d'autres territoires haut-normands, notamment le
pays de Bray, subissaient l’assaut de violents orages. Mais pour le CODIS
de Seine-Maritime (centre opérationnel départemental d'incendie et de
secours), sollicité à plusieurs reprises le samedi soir, l'événement
marquant restera le coup de vent havrais: une soixantaine d'arbres se sont
abattus ou ont été partiellement déracinés à côté du stade Jules-Deschaseaux.
Aucune victime n'a été déplorée. Les deux occupants d'une voiture sont
même sortis indemnes de leur véhicule sous un arbre. « Si les
événements s'étaient produits un soir de match, les dégâts aurait pu être
graves » d'après le capitaine des sapeurs-pompiers. Le stade a perdu
quelques plaques verticales plastifiées. La rupture de canalisations a
également inondé l'espace VIP.
Un moteur chute d'un toit
À quelques centaines de mètres à vol d'oiseau, un moteur d'alimentation
alimentant un système de ventilation est arraché par le tourbillon sur le
toit d'une résidence de personnes âgées de Mayville. Trois arbres se sont
couchés au contact des rafales. « Nous avons dû en abattre deux autres
dimanche matin » explique Christian Chicot, responsable des risques
majeurs à Gonfreville. Le cadre se veut rassurant : « Nous n'avons
aucune information concernant un éventuel impact sur la zone industrielle
». Ont été retirés des balcons les objets mobiles. La tornade n'a pas
récidivé. Les sapeurs-pompiers sont tout de même intervenus hier à une
trentaine de reprise dans l'agglomération havraise à cause des
intempéries. Ils sont sortis des centaines de fois à l'échelle de la
Seine-Maritime pour des débris d'arbres et de matériaux, surtout près des
côtes. Dans l'Eure une trentaine de sorties similaires ont été recensées,
essentiellement dans les secteurs de Bernay, Pont-Audemer et Beuzeville. À
la frontière des deux départements, la chute d'un panneau de signalisation
a engendré un accident matériel sur l'A13.
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