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La Voix du Nord
évoque le phénomène dans son édition des 24 et 25 octobre 2006:
Toiture envolée dans le Ternois
Il était environ 19h30 quand un coup de vent aussi violent que soudain
a soulevé la toiture de deux bâtiments agricoles, au hameau de Grossart
(commune de Brias), à quatre kilomètres de Saint-Pol-sur-Ternoise. Les
débris ont été projetés à une centaine de mètres, jusque sur la RD 916,
provisoirement coupée à la circulation le temps de sécuriser les lieux.
Au total, quatre habitations voisines ont été endommagées. La toiture de
l’une d’elles a été littéralement transpercée par un bastaing. Trois
voitures ont aussi été détériorées par les projections de débris. Enfin,
plusieurs pylônes EDF ont fait les frais de ce phénomène météorologique.
Les sapeurs-pompiers de Saint-Pol ont passé la soirée à déblayer les
lieux. L’exploitation appartient à deux jeunes agriculteurs, qui venaient
de terminer cet été les travaux d’aménagement des hangars.
* * *
L'heure est à la consternation pour les sinistrés de la mini-tornade
La mini-tornade qui s'est abattue, lundi soir, dans deux hameaux du
Ternois (lire notre édition d'hier) a fait de nombreux dégâts. Deux
habitations situées à quelques kilomètres l'une de l'autre ont subi
d'importantes dégradations.
Hameau de Grossart: la désolation.- Hier midi, l'heure était à la
consternation et à la désolation du côté de la ferme du hameau de Grossart,
commune de Brias. Cédric Demolin, 28 ans, n'en revient toujours pas. Son
outil de travail a littéralement été détruit par la mini-tornade de lundi
soir survenue un peu après 19 h. «J'étais en train de traire une de mes
vaches et puis j'ai entendu comme un gros boum », confie-t-il les yeux
embués. La toiture de sa ferme s'est disloquée en quelques secondes. La
violence du vent a été telle que des morceaux de tôles ont été retrouvés
plus d'une centaine de mètres plus loin et ont occasionné la chute d'une
caravane (photo ci-dessous). «Et dire que l'on venait à peine de la
finir cette toiture, lâche, dépité, Cédric Demolin. On avait tout
fait nous-mêmes. » Le jeune agriculteur, originaire de la commune,
s'était installé en décembre dernier. Il avait repris l'exploitation
familiale. Déjà, il y a deux ans, le poulailler avait subi un grave
incendie. Mais cette fois-ci, les dégâts sont bien plus importants. Les
tôles ont détruit une grande partie du toit de l'habitation. Deux voitures
ont également été endommagées. Fort heureusement, cette mini-tornade n'a
fait aucune victime. «Vous imaginez si mes enfants avaient joué dans la
cour à ce moment-là...», confie l'homme meurtri. Présents sur place,
quelques amis sont venus réconforter l'agriculteur dans sa peine. Ils
l'ont aussi aidé à déblayer les lieux et à vérifier la bonne santé des 65
vaches et des 28 veaux. Des agents étaient également sur place pour
rétablir le courant dans le hameau. À quelques mètres de là, c'est
l'habitation de Sébastien Molin qui a été touchée, notamment par un
bastaing littéralement planté dans la toiture. «Quand j'ai vu ça, je me
suis dit: "Ce n'est pas possible", confiait celui-ci lundi soir.
Vous imaginez, à quelques mètres près, ça aurait pu percer la baie vitrée
qui donne sur mon salon...»
Hameau d'Antin: la stupeur.- Là aussi,
la mini-tornade a fait de sérieux dégâts. Michel était tranquillement
installé devant son téléviseur à regarder les informations. Soudain, une
énorme rafale de vent a fait envoler une partie de la toiture de son
habitation située, au 6, rue d'Antin à Valhuon. « Ça a duré trois
secondes» , certifie le sexagénaire. Paulette, son épouse, n'était pas
à la maison. Elle était partie rendre visite à son fils à La Comté.
«Quand il m'a téléphoné pour me dire que la toiture s'était envolée, j'ai
cru à une blague .» Mais sur place, les dégâts sont énormes. Il y a
des fuites partout. Les sapeurs-pompiers de Pernes ont tenté tant bien que
mal de sécuriser le lieu. Le maire du village était également présent.
Malheureusement, aucun logement n'était disponible dans sa commune. «On
a dormi à six dans la salle, explique la fille de Paulette. Moi qui
viens du Sud, c'est la première fois que je vois ça, c'est très
impressionnant.» Hier matin, son fils âgé de cinq ans, était encore
sous le choc. «Il a dit à sa mamie que sa maison avait plein de trous.»
Jeudi, Paulette fêtera ses 66 ans. Nul doute qu'elle aurait préféré
célébrer l'événement dans d'autres circonstances.
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