DOSSIER D'ÉTUDE

LA TORNADE D'ARTHENAC (17) DU 9 NOVEMBRE 1997

 

cas documenté par Nicolas BALUTEAU

 

CARTES

 

LOCALISATION GÉOGRAPHIQUE ET TEMPORELLE

 

 

     
 

Jour :

9 novembre 1997

 

Heure UTC :

11h30

 

Communes touchées :

Arthenac

 

Département :

Charente-Maritime (17)

 

Altitude :

73 mètres

 

Type de terrain :

rural plat

     
 

CARACTÉRISTIQUES DU PHÉNOMÈNE

     
 

Intensité :

F 0   soit des vents de 105 à 135 km/h

 

Largeur :

10 m

 

Distance parcourue :

? m

 

Dégâts observés :

branches cassées

     

 

 

CONTEXTE MÉTÉOROLOGIQUE

       

Contexte météorologique :

rapide flux d'ouest très perturbé  

 

 

Dynamique : *** détails à venir  
Autres phénomènes : *** détails à venir  

 

 

EXTRAIT DE PRESSE

 

Sud-Ouest ... édition du 10 novembre 1997

 

Dans le coup de vent

 

INTEMPÉRIES

Grains et rafales sur tout le département, mini-tornade à Archiac, dégâts à Marans où une exploitation a été détruite

 

Le Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (CODIS 17) n'a pas été mis en alerte, les grosses intempéries devant passer plus au sud du département. Malgré tout, il a fait « vilain » tout le week-end, gris et mouillé, avec rafales de vent et averses de grêle. Les promeneurs du dimanche qui ont passé le pont de Ré ont entendu siffler leurs oreilles et ça a tangué sec, sur les îles et l'ensemble du littoral.

Explication de Jean-Paul Benec'h, à la station météo du Bout-Blanc à La Rochelle. « Conséquence logique de la dépression sur les îles Britanniques, ça a ramoné sur nos côtes. C'était prévu par l'avis de coup de vent. Des rafales de 50 à 62, des grains et une situation qui devrait rester inchangée jusqu'à lundi soir. En mer, nous avons les données transmises par le sémaphore des Baleines. Dans le grand large, il y avait des creux de six mètres. Une bonne dépression de saison ».

A La Rochelle, gros coup de vent, dimanche en fin de matinée. Les pompiers sont intervenus à plusieurs reprises en ville : la grande échelle rue Saint-Jean-du-Pérot pour une chute d'antenne, des secours vers la place de Verdun et la cathédrale pour un échaffaudage et une grue menaçant de tomber, des sorties du centre de secours pour des chutes de tuiles...

A Puilboreau, une violente rafale, sur le centre commercial Beaulieu, a fait s'envoler quelques abris à caddies sur le parking de Mammouth.

A Marans, au Grand Bernay, deux serres situées sur l'exploitation de Patrick Benjamin, un jeune horticulteur installé récemment, ont été soufflées par la tempête. Les pompiers sont intervenus aux côtés des gendarmes de la brigade. Le maire s'est également rendu sur place. « Deux serres se sont envolées, le hangar me servant à entreposer le matériel s'est effondré sous l'effet d'une mini-tornade. Elle est passée comme dans un couloir sur l'exploitation, mon voisin n'a rien eu ». Les dégâts sont estimés à hauteur de 300 000 francs minimum. L'horticulteur va commencer dès ce matin à nettoyer les serres, où poussaient notamment des fleurs, pour établir un bilan plus précis des dégâts.

 

UNE TOITURE EMPORTÉE

Les vents ont également causé des dégâts dans les ports. Légers comme à Montportail, à Port-des-Barques, où le bateau d'un ostréiculteur a rompu ses amarres et s'est échoué plus loin dans la vase.

A Arthenac, près d'Archiac, Jean-Charles, 27 ans et sa soeur Emeline, 16 ans, se rappelleront sans doute longtemps du phénomène, peu fréquent pour notre région, qu'ils ont pourtant vécu à La Barde Fagnouse samedi.

Il était midi et demi lorsqu'une mini-tornade large d'une dizaine de mètres arriva d'on ne sait où... avant d'aller se perdre dans les bois proches, elle passa sur la maison de style charentais de leurs parents producteurs de cognac et pineau, Dominique et Nicole Chainier.

Emeline raconte : « J'ai eu très peur. J'étais dans la maison, ça a fait beaucoup de bruit, j'ai bien cru que tout le toit allait être emporté ». Jean-Charles, qui est pourtant un solide gaillard, le confesse : « J'étais dehors sous le hangar et j'ai entendu un bruit sourd et un fort souffle. J'ai vu arriver la tornade circulaire qui entraînait avec elle des branches et beaucoup de feuilles mortes. Elle est passée à vingt mètres de moi, à l'autre bout de la cour, je me suis accroupi par réflexe pour me protéger. J'ai eu vraiment très peur ».

Partis pour un séminaire de la Confrérie du pineau à laquelle ils appartiennent, Dominique et Nicole Chainier durent interrompre leur week-end. Avec l'aide de Jean-Paul le maçon, Jean-Marc le couvreur et une dizaine de pompiers d'Archiac et de Jonzac avec la grande échelle, il leur fallut remettre hors d'eau une bonne trentaine de mètres carrés de toiture dont les tuiles avaient été arrachées et cassées.

 

   

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dernière mise à jour : 23 avril 2007

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