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La journée du 9 novembre 2007 a fait
l'objet d'une forte médiatisation en raison des trois cas de tornades qui
ont pu être recensés. Celle d'ARTHENAC, de très faible intensité, a fait
l'objet d'un article dans l'édition du journal
"Sud-Ouest" du 10
novembre 1997:
Dans le coup de vent. INTEMPÉRIES.
Grains et rafales sur tout le département, mini-tornade à Archiac, dégâts
à Marans où une exploitation a été détruite
Le Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (CODIS 17)
n'a pas été mis en alerte, les grosses intempéries devant passer plus au
sud du département. Malgré tout, il a fait « vilain » tout le week-end,
gris et mouillé, avec rafales de vent et averses de grêle. Les promeneurs
du dimanche qui ont passé le pont de Ré ont entendu siffler leurs oreilles
et ça a tangué sec, sur les îles et l'ensemble du littoral.
Explication de Jean-Paul Benec'h, à la station météo du Bout-Blanc à La
Rochelle. « Conséquence logique de la dépression sur les îles
Britanniques, ça a ramoné sur nos côtes. C'était prévu par l'avis de coup
de vent. Des rafales de 50 à 62, des grains et une situation qui devrait
rester inchangée jusqu'à lundi soir. En mer, nous avons les données
transmises par le sémaphore des Baleines. Dans le grand large, il y avait
des creux de six mètres. Une bonne dépression de saison ».
A La Rochelle, gros coup de vent, dimanche en fin de matinée. Les pompiers
sont intervenus à plusieurs reprises en ville : la grande échelle rue
Saint-Jean-du-Pérot pour une chute d'antenne, des secours vers la place de
Verdun et la cathédrale pour un échafaudage et une grue menaçant de
tomber, des sorties du centre de secours pour des chutes de tuiles...
A Puilboreau, une violente rafale, sur le centre commercial Beaulieu, a
fait s'envoler quelques abris à caddies sur le parking de Mammouth.
A Marans, au Grand Bernay, deux serres situées sur l'exploitation de
Patrick Benjamin, un jeune horticulteur installé récemment, ont été
soufflées par la tempête. Les pompiers sont intervenus aux côtés des
gendarmes de la brigade. Le maire s'est également rendu sur place. «
Deux serres se sont envolées, le hangar me servant à entreposer le
matériel s'est effondré sous l'effet d'une mini-tornade. Elle est passée
comme dans un couloir sur l'exploitation, mon voisin n'a rien eu ».
Les dégâts sont estimés à hauteur de 300 000 francs minimum.
L'horticulteur va commencer dès ce matin à nettoyer les serres, où
poussaient notamment des fleurs, pour établir un bilan plus précis des
dégâts.
UNE TOITURE EMPORTÉE
Les vents ont également causé des dégâts dans les ports. Légers comme à
Montportail, à Port-des-Barques, où le bateau d'un ostréiculteur a rompu
ses amarres et s'est échoué plus loin dans la vase.
A Arthenac, près d'Archiac, Jean-Charles, 27 ans et sa soeur Emeline, 16
ans, se rappelleront sans doute longtemps du phénomène, peu fréquent pour
notre région, qu'ils ont pourtant vécu à La Barde Fagnouse samedi.
Il était midi et demi lorsqu'une mini-tornade large d'une dizaine de
mètres arriva d'on ne sait où... avant d'aller se perdre dans les bois
proches, elle passa sur la maison de style charentais de leurs parents
producteurs de cognac et pineau, Dominique et Nicole Chainier.
Emeline raconte : « J'ai eu très peur. J'étais dans la maison, ça a
fait beaucoup de bruit, j'ai bien cru que tout le toit allait être emporté
». Jean-Charles, qui est pourtant un solide gaillard, le confesse :
« J'étais dehors sous le hangar et j'ai entendu un bruit sourd et un fort
souffle. J'ai vu arriver la tornade circulaire qui entraînait avec elle
des branches et beaucoup de feuilles mortes. Elle est passée à vingt
mètres de moi, à l'autre bout de la cour, je me suis accroupi par réflexe
pour me protéger. J'ai eu vraiment très peur ».
Partis pour un séminaire de la Confrérie du pineau à laquelle ils
appartiennent, Dominique et Nicole Chainier durent interrompre leur
week-end. Avec l'aide de Jean-Paul le maçon, Jean-Marc le couvreur et une
dizaine de pompiers d'Archiac et de Jonzac avec la grande échelle, il leur
fallut remettre hors d'eau une bonne trentaine de mètres carrés de toiture
dont les tuiles avaient été arrachées et cassées.
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