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La Voix du Nord évoque le phénomène dans ses éditions du 24 octobre 2006
et du 25 octobre 2006:
Tempête : pas de blessés, mais que
de dégâts !
Après le coup de vent très violent qui a causé d’importants dommages lundi
soir sur son passage, hier, l’heure était au bilan.
Toute la journée d’hier à Arques, près de Saint-Omer, on a pansé les
plaies du très violent coup de vent qui, en deux-trois minutes, et de
façon très localisée, a provoqué d’importants dégâts, lundi aux alentours
de 19h15. Par miracle, il n’a fait aucun blessé. En revanche, les toitures
de certaines maisons sont dévastées. Environ deux cents habitations ont
été touchées à des degrés divers. Vingt-cinq familles ont dû être
relogées.
Au bout de la ruelle, les toits des pavillons les plus récents, disposés
autour d’un carré de verdure, ont beaucoup souffert. Sur les toitures les
plus abîmées, les couvreurs s’affairaient à clouer des bâches pour éviter
que l’eau ne s’infiltre à l’intérieur des maisons. À terre, le personnel
de Pas-de-Calais Habitat et les agents communaux nettoyaient le sol jonché
de tuiles cassées. Chez Claudie Derollez, locataire depuis seulement trois
mois, l’eau avait déjà fait son œuvre. « Regardez, montrait-elle
dépitée, l’eau suinte des prises électriques, goutte du plafond. »
Des électriciens sont alors venus couper le courant pour prévenir tout
risque de court-circuit et d’incendie. Dans cette habitation comme dans
toutes celles frappées par les éléments, les bailleurs sociaux prévoyaient
hier de faire passer rapidement experts techniques et experts en
assurances pour évaluer l’importance et le montant des dégâts. Une chose
paraît sûre, il faudra sans doute plusieurs mois pour que les locataires
les plus sinistrés puissent retourner vivre chez eux.
Derrière le quartier Allende, rue Jules-Verne, par-delà la ligne de chemin
de fer, les toits des maisons ont aussi perdu pas mal de tuiles. Les
jardins n’ont pas été épargnés. « J’avais deux gros noyers dont je
vendais les noix pour acheter des jeux à mon gamin, ils ont été déracinés
», déplore Sébastien Grandval. Le sapin de son voisin est lui aussi
couché. Les trois arbres sont allongés dans le même sens, celui du passage
du coup de vent violent dont Météo France dit qu’il peut avoir soufflé
entre 100 et 150 km/h. Des vitres de la verrerie - cristallerie d’Arques,
l’un des premiers employeurs privés de la région, n’y ont pas résisté.
Sous le coup des bourrasques, la grange de Jean-Paul Ravinet s’est
effondrée. Hier, ne restait qu’un immense tas de pierres. Par chance, la
Traction datant de 1954, garée dans le bâtiment mitoyen, a été épargnée…
Ces propriétaires, comme tous les autres, attendaient hier le passage des
experts en assurances pour envisager une réparation rapide. En tout début
d’après-midi, Bernard Fragneau, préfet du Pas-de-Calais, et Joël Duquenoy,
maire d’Arques, indiquaient qu’une demande de reconnaissance de
catastrophe naturelle ne serait pas formulée. C’est la garantie tempête,
présente dans tout contrat d’assurance, qui devrait s’appliquer.
La mairie d’Arques annonçait hier en fin d’après-midi que le relogement
allait concerner vingt-cinq familles. Des personnes âgées ont été prises
en charge par leurs proches, tandis qu’en règle générale, les sinistrés
ont pu trouver refuge dans des gîtes ou des appartements de l’Audomarois.
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