Une tornade de faible intensité (EF1) s'est manifestée sur la commune d'Agde (Hérault) dans la nuit du 15 au 16 novembre 2003. Le phénomène a été ressenti par plusieurs riverains.
 

Principales caractéristiques de la tornade

* intensité maximale : EF1, soit des vents estimés entre 135 km/h et 175 km/h
* distance parcourue : 400 mètres (distance minimale certaine)
* largeur moyenne : 80 mètres

* commune traversée : AGDE (Rigaud)
* département : HÉRAULT (34)
* altitude moyenne du terrain : 10 mètres
* type de terrain : tissu urbain discontinu

* principaux dégâts : pins parasols de 30 mètres de haut déracinés, brisés, tordus ; bâtiment en tôle industrielle d'une chaudronnerie en partie détruit ; une trentaine de maisons endommagées (tuiles délogées ou emportées) ; poteaux d’un portique métallique vrillés ; un mur de clôture renversé

NB : l'intensité des tornades est déterminée sur l'échelle EF augmentée. Cette version de l'échelle EF, mise en place par KERAUNOS depuis 2009, ajoute aux critères américains une série de spécificités propres à l'habitat européen.
 

Trajectoire de la tornade

 
Trajectoire de la tornade EF1 d'Agde (Hérault) du 16 novembre 2003
© Keraunos (fond de carte : Géoportail)
  

Comme un train qui passait dans la rue

Les informations recueillies sur le phénomène venteux survenu dans la nuit du 15 au 16 novembre 2003, notamment dans le département de l'Hérault, ont pu mettre en évidence un phénomène tourbillonnaire très localisée à l'Est de la commune d'Agde.

L'organisation des dégâts, et les impressions livrées par les témoins, permettent de valider une tornade EF1 qui a parcouru une distance minimale certaine de 400 mètres, sur une largeur moyenne évaluée à 80 mètres. Thierry Brossier, dont le mur de clôture de son habitation a été soufflé et projeté sur sa voiture, livre le témoignage suivant : « Je crois que le tourbillon est passé dans le jardin, au-dessus de la piscine. Ici, on a tous entendu un bruit impressionnant, comme si le train était passé avec fracas dans notre rue, à quelques mètres seulement de nos maisons » [Le Dépêche du Midi du 17 novembre 2003].

La tornade, qui pourrait s'être formée en mer (bien qu'aucun dégât ne soit mentionné au cap d'Agde), a notamment endommagé une propriété historique du quartier Rigaud, ainsi qu'une chaudronnerie. Les principaux dommages sont les suivants : pins parasols de 30 mètres de haut déracinés, brisés, tordus ; bâtiment en tôle industrielle d'une chaudronnerie en partie détruit ; une trentaine de maisons endommagées (tuiles délogées ou emportées) ; poteaux d’un portique métallique vrillés ; un mur de clôture soufflé.

Coupure de presse

La Dépêche du Midi fait mention de la tornade dans son édition du 17 novembre 2003:

Tempête. Dans la nuit de samedi à dimanche, un vent violent accompagné de fortes précipitations a balayé en partie le littoral méditerranéen. Seuls des dégâts matériels sont à déplorer.

Le Languedoc-Roussillon sous hautes intempéries

Une fois de plus, l’Aude, l’Hérault et les Pyrénées-Orientales ont été le théâtre de fortes intempéries. Un vent fort accompagné de pluies abondantes ont touché plusieurs zones du Languedoc-Roussillon dans la nuit de samedi à dimanche.

Ainsi, à Agde, dans l’Hérault, les arbres bicentenaires du parc du Mas Rigaud qui domine la ville n’ont pas résisté au coup de vent. Dans la nuit de samedi à dimanche, vers 2 heures du matin, les pins parasols de 30 mètres de haut sont tombés, déracinés, brisés, tordus par la mini-tornade venue de la mer et qui a tout balayé dans un petit périmètre.

« La tempête nous a réveillés. Il y avait du tonnerre, des éclairs et des rafales de vent très violentes. Puis le vacarme s’est encore intensifié, pendant une petite dizaine de minutes. C’était impressionnant mais depuis le Mas, nous ne pouvions pas imaginer les dégâts que cela avait occasionnés », raconte Marie-Pierre Delfieu, la propriétaire de cette bâtisse érigée au XVIIe siècle.

Les rafales de vent, dont la vitesse a été estimée à 130 km/h, de secteur sud-est, ont aussi frappé l’usine de chaudronnerie, situé à proximité. Le bâtiment principal en tôle industriel a été en partie détruit. « De lourds containers d’atelier en acier ont été transportés par l’ouragan. Les poteaux d’un portique métallique ont été vrillés et les bureaux sont à ciel ouvert », constate l’un des cinquante ouvriers de cette fabrique de réservoirs qui se demande comment ils pourront reprendre le travail dès ce lundi matin.

Le coup de vent a balayé toute la colline. Il a décoiffé une trentaine de maisons, enlevé une proportion non négligeable des tuiles de l’école et de la cité HLM. Dans le lotissement, Thierry Brossier se demande encore comme le vent a pu souffler son mur de clôture et le projeter sur sa voiture. « Je crois que le tourbillon est passé dans le jardin, au-dessus de la piscine. Ici, on a tous entendu un bruit impressionnant, comme si le train était passé avec fracas dans notre rue, à quelques mètres seulement de nos maisons », raconte-t-il.

Par chance, le coup de vent d’Agde a eu lieu en pleine nuit, ce qui explique, sans doute, qu’il n’y ait pas eu de victime.