Une tornade de faible intensité (EF1) traverse la commune de Saint-Denis-d'Anjou (Mayenne) le 6 octobre 1993 à 11h40 locales. Faute d'enquête de terrain, et compte-tenu de certains témoignages contradictoires, la trajectoire précise (distance parcourue et sens de déplacement) n'a pu être établie avec certitude.

Principales caractéristiques de la tornade

* intensité maximale : EF1, soit des vents estimés entre 135 km/h et 175 km/h
* distance parcourue : 1,5 kilomètre (distance minimale certaine)
* largeur moyenne : 50 mètres

* commune traversée : SAINT-DENIS-D'ANJOU (rue de Morannes)
* département : MAYENNE (53)
* altitude moyenne du terrain : 51 mètres
* type de terrain : tissu urbain discontinu, prairies

* principaux dégâts : antennes de télévision arrachées; arbres déracinés; cheminées détruites; toitures endommagées sur de larges portions (couvertures, faîtières, tuiles, portions de charpente)

NB : l'intensité des tornades est déterminée sur l'échelle EF augmentée. Cette version de l'échelle EF, mise en place par KERAUNOS depuis 2009, ajoute aux critères américains une série de spécificités propres à l'habitat européen.
 

Trajectoire de la tornade

 
 
Trajectoire exacte non définie
 
 

Des tuiles projetées contre les façades des maisons

Si la nature tourbillonnaire du phénomène ne fait aucun doute, la trajectoire de la tornade de Saint-Denis-d'Anjou apparaît en revanche indéterminée, en raison de contradictions dans les témoignages, et d'une absence de reconnaissance de terrain détaillée.
 
Selon le lieutenant Veillon, chef du centre de secours de Château-Gontier qui s'est rendu sur place, "la tornade a traversé le bourg d'ouest en est, et une douzaine de maisons ont été endommagées, à des degrés divers". Cette information contredit le flux reconstitué pour la journée du 6 octobre 1993, globalement orienté entre le Sud-Sud-Ouest et le Sud-Ouest en Mayenne.
 
Sur une bande de terrain d'environ 1,5 kilomètre de longueur et de 50 mètres de largeur, des dégâts sont observés sur les habitations et la végétation : antennes de télévision arrachées, arbres déracinés, cheminées détruites, toitures endommagées sur de larges portions (couvertures, faîtières, tuiles, portions de charpente), et projections de tuiles et d'ardoises sur les façades des maisons. La tornade a notamment frappé la maison de retraite, ainsi que le centre de secours, dont les bâtiments, situés rue de Morannes, sont contigus.
 
Ces dégâts relèvent d'une intensité EF1 (haut de l'échelon).
 
 
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La tornade de Saint-Denis-d'Anjou a fait l'objet d'une publication dans le quotidien régional Ouest-France dans son édition du 7 octobre 1993:
 
Tornade dans le bourg de Saint-Denis-d'Anjou

Une douzaine de maisons endommagées

Imprévisible, la tornade qui s'est abattue mercredi à Saint-Denis-d'Anjou a causé des dégâts à une douzaine de maisons. C'est principalement une ancienne demeure, appartenant à l'évêché, qui a le plus souffert.

C'est une tornade d'environ 20 m de large qui a traversé une partie du bourg de Saint-Denis-d'Anjou, sur une longueur de un à 1,5 km, mercredi, vers 11h40. Une des premières maisons touchées, inoccupée à cette heure, située rue de Morannes, est une grande bâtisse qui a vu 80 m² de toiture s'envoler.

« La tornade a traversé le bourg d'ouest en est, et une douzaine de maisons ont été endommagées, à des degrés divers » précise le lieutenant Veillon, chef du centre de secours de Château-Gontier, qui s'est rendu sur place en début d'après-midi, en compagnie d'un responsable départemental des sapeurs-pompiers et du sous-préfet.

En l'espace d'un peu plus d'une minute, des parties de toiture ou de faîtage, des cheminées, antennes, arbres et lignes téléphoniques sont tombés à terre. Même la caserne des pompiers de Saint-Denis-d'Anjou n'a pas été épargnée!

Deux voitures ont été abîmées par ces chutes. Des tuiles ou des ardoises ont parfois été projetées contre des façades de maisons, occasionnant aussi des dégâts. Il n'y a heureusement aucun blessé à déplorer, ni aucun foyer à reloger.

Les pompiers de la commune et ceux de Bouère sont intervenus, ainsi que des couvreurs, pour bâcher les maisons en partie découvertes, tandis que les employés municipaux dégageaient les rues jonchées de débris.
 
 
NB : Ce cas a pu être documenté grâce à une collaboration entre Keraunos, François Paul (Climat-Energie-Environnement) et Jean Dessens (Anelfa).