Une tornade de faible intensité (EF1) est observée dans le Béarn (Pyrénées-Atlantiques) le 5 octobre 1996 vers 19h00 locales. Le phénomène, qui a été vu dans quatre communes, dont celle d'Orriule, a provoqué des dégâts sur la végétation.

Principales caractéristiques de la tornade

* intensité maximale : EF1, soit des vents estimés entre 135 km/h et 175 km/h
* distance parcourue : 6,5 kilomètres
* largeur moyenne : 30 mètres

* communes traversées : ORION, ORRIULE, LAÀS, ARAUJUZON
* département : PYRENEES-ATLANTIQUES (64)
* altitude moyenne du terrain : 150 mètres
* type de terrain : terres arables hors périmètres d'irrigation, prairies, systèmes culturaux et parcellaires complexes, forêts de feuillus

* principaux dégâts : grosses branches cassées; arbres (nature non précisée) déracinés; branches emmenées dans les airs à plus de 200 mètres; maïs couché

NB : l'intensité des tornades est déterminée sur l'échelle EF augmentée. Cette version de l'échelle EF, mise en place par KERAUNOS depuis 2009, ajoute aux critères américains une série de spécificités propres à l'habitat européen.
 

Trajectoire de la tornade

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Trajectoire de la tornade EF1 d'Orriule (Pyrénées-Atlantiques) du 5 octobre 1996. © Keraunos (fond de carte : Géoportail)
© Keraunos (fond de carte : Géoportail)
 
 

Un "bruit infernal"

La tornade d'Orriule, dont la trajectoire peut être estimée proche de 7 kilomètres, a produit des dégâts sur une bande de terrain d'environ 30 mètres, selon un sens de propagation assez inhabituel du NNO vers le SSE.
 
René Sarrailh, maire d'Orriule, livre le témoignage suivant au quotidien Sud-Ouest dans l'édition du 8 octobre 1996 : "Selon plusieurs témoins que nous avons rencontrés un épais nuage de poussières s'est soudain levé, a tournoyé au-dessus des maisons, des branches d'arbres et des tiges de maïs ont été arrachés et se sont littéralement envolées, certaines à une hauteur de près de 200 mètres. [...] La tornade est passée comme un éclair. " Elle a fait un bruit infernal, certains ont pensé qu'un train nous arrivait dessus" déclare de son côté M. Luquet qui l'a échappée belle car deux minutes auparavant il était à mobylette sur le chemin que le coup de vent a traversé."
 
Les dégâts sont les suivants : arbres déracinés, branches brisées, maïs littéralement couché comme sous l'action d'un rouleau-compresseur, branches emmenées dans les airs à plus de 200 mètres. Ces dégâts relèvent d'une intensité EF1.