Le 1er mars 1982, une tornade d'intensité modérée (EF2) touche la commune d'Epannes, dans les Deux-Sèvres. Le cas est validé à l'appui d'un précieux témoignage transmis à Jean Dessens par le maire de la commune de l'époque, M. Brelay. Faute d'enquête de terrain, la trajectoire exacte n'a pu être définie.
 

Principales caractéristiques de la tornade

Localisation de la tornade d'Epannes (79) du 1er mars 1982* intensité maximale : EF2, soit des vents estimés entre 175 km/h et 220 km/h
* distance parcourue : plusieurs kilomètres
* largeur moyenne : 50 mètres

* commune traversée : EPANNES
* département : DEUX-SEVRES (79)
* altitude moyenne du terrain : 20 mètres
* type de terrain : territoires artificialisés, territoires agricoles

* principaux dégâts : peupleraies brisées; hangars soulevés et transportés; toitures arrachées avec, au pire, la totalité des murs extérieurs détruits; poteaux en ciment armé renversés

NB : l'intensité des tornades est déterminée sur l'échelle EF augmentée. Cette version de l'échelle EF, mise en place par KERAUNOS depuis 2009, ajoute aux critères américains une série de spécificités propres à l'habitat européen.
 

Trajectoire de la tornade

 
Trajectoire exacte non définie

 
 

Un pan de maison écroulé

Jean Dessens a pu recueillir le témoignage de Marcel Brelay, alors maire d'Epannes:
 
« L'aspect de la tornade n'a pas été observé en raison de l'heure tardive. Le bruit était semblable à celui d'un avion passant à faible altitude. Le phénomène a duré 30 secondes environ. La tornade est venue du Sud-Ouest et a circulé sur plusieurs kilomètres et environ cinquante mètres de largeur. Dans la commune, la tornade semble avoir suivi la rivière.

Des toitures ont été arrachées avec leurs charpentes. Des hangars ont été soulevés et transportés. Il y a eu un pan de maison écroulé (2ème étage en pierre de taille). Des arbres ont été brisés, notamment dans les peupleraies cassés à hauteur moyenne de 5 mètres. Des poteaux en ciment armé ont été renversés. »
 
Ce type de dommages relève du niveau d'intensité EF2 sur l'échelle améliorée de Fujita.
 

NB : Ce cas a pu être documenté grâce à une collaboration entre Keraunos, François Paul (Climat-Energie-Environnement) et Jean Dessens (Anelfa).