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Ce début d'année 2012 est
marqué par des conditions majoritairement anticycloniques et des
flux à dominante continentale. Les conséquences en terme de
potentiel orageux sont sensibles, avec un déficit
particulièrement marqué en terme d'activité convective.
De fait, le suivi de
l'instabilité convective en France réalisé par KERAUNOS (le
critère retenu étant ici la
MUCAPE) fait apparaître un
déficit très significatif sur toutes nos régions depuis le début
de l'année 2012. Les régions les moins écartées de la norme sont
le Nord - Pas de Calais et la Picardie, qui enregistrent malgré
tout un déficit de 50% par rapport à la normale 1981-2010. Ce
déficit s'accentue jusqu'à atteindre 80 à 90% en région lyonnaise,
ainsi que sur le Finistère et l'Aquitaine.
A l'échelle du pays, ce début
d'année est en deuxième position des débuts d'année les plus
stables depuis plus de 60 ans, derrière 1991 (arrêté au 20
février). La durée de retour d'une telle anomalie est estimée à
une vingtaine d'années, ce qui permet de qualifier ce début
d'année comme très anormalement stable.
La moyenne glissante sur 1 an
régresse d'ailleurs rapidement, pour quitter sa position
excédentaire que l'on enregistrait depuis le mois de septembre
2011 (cf. ci-dessous). Elle reprend ainsi une valeur très
légèrement déficitaire depuis ce 20 février. Ceci ne présage
pas de l'activité orageuse de la saison 2012 qui approche, mais
témoigne en tout cas d'une tendance stable qui vient clôturer une
période de 4 mois à dominante plus instable que la normale
(septembre à décembre 2011).

Rapport à la
normale de la MUCAPE (moyenne France glissante sur 1 an)
Période du 1er
janvier au 20 février 2012 |